🎤 Qwant au Parlement européen : la souveraineté numérique devient concrète (Boris Lecoeur, Symphonium)
Maison Connectée09 juin 202619:32

🎤 Qwant au Parlement européen : la souveraineté numérique devient concrète (Boris Lecoeur, Symphonium)

Le Parlement européen a choisi Qwant comme moteur de recherche par défaut sur les postes internes de ses collaborateurs. Pour Boris Lecoeur, directeur général de Symphonium, cette décision marque une étape importante dans la reconnaissance des enjeux de souveraineté numérique en Europe.

🎤 INVITÉ : Boris Lecoeur - Directeur général de Symphonium

Punchlines

  • La souveraineté numérique devient un critère concret des décisions technologiques.
  • Qwant ne vit pas de la vente de données personnelles.
  • Nous voulons construire une alternative européenne crédible et durable.
  • Il n’y a pas de souveraineté sans viabilité économique des entreprises européennes.

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Le Parlement européen choisit Qwant par défaut : qu’est-ce que cela change concrètement ?

Le choix du Parlement européen est une symbolique forte. Cela montre que la souveraineté numérique n’est plus seulement un sujet de discours ou de régulation, mais un critère réel dans les décisions technologiques des institutions. Pour nous, c’est une reconnaissance importante. Cela arrive aussi à un moment où notre technologie est mature, avec des fonctionnalités innovantes, notamment autour de l’intelligence artificielle et de la recherche augmentée.

Qwant peut-il vraiment rivaliser avec Google aujourd’hui ?

Nous ne cherchons pas à devenir un Google européen. Le marché du search est dominé par des acteurs aux moyens considérables. Notre objectif est de construire étape par étape une alternative européenne crédible, durable et différenciante. Nous nous appuyons sur trois piliers : le respect total de la vie privée, l’indépendance technologique progressive et l’intégration de notre technologie dans les nouveaux usages liés à l’intelligence artificielle.

Qu’est-ce qui différencie Qwant des moteurs de recherche américains ?

Nous ne conservons pas les données personnelles des utilisateurs. Nous ne faisons ni réidentification, ni reconstitution de session, ni profilage publicitaire. Une même recherche renvoie les mêmes résultats pour tous les utilisateurs. Aujourd’hui, beaucoup de citoyens et d’organisations prennent conscience que leurs recherches révèlent énormément d’informations stratégiques ou personnelles. Le contexte géopolitique actuel renforce cette prise de conscience autour de la souveraineté numérique.

Où en est Qwant sur le plan technologique ?

Nous développons progressivement notre propre technologie de recherche. Aujourd’hui, plus de 50 % des recherches tournent déjà sur notre propre index web européen. Le reste s’appuie encore sur d’autres solutions comme Bing, mais nous réduisons fortement cette dépendance. Avec Ecosia, nous avons créé une joint-venture appelée European Search Perspective afin de mutualiser les investissements et accélérer la construction d’un index européen indépendant.


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Boris Lecoeur: [0:01] Google hors du Parlement, c'est le choix du Parlement européen, mais c'est une symbolique qui est forte. Boris Lecoeur: [0:11] Et ce choix du Parlement européen de configurer Qwant comme moteur de recherche par défaut sur ses postes internes, c'est une reconnaissance importante parce que ça montre que la soumettrie numérique, ce n'est plus seulement un sujet de discours ou de régulation, mais c'est un sujet qui est activable et qui devient aussi un critère concret dans les décisions technologiques de ces institutions. Monde Numérique : [0:46] Bonjour Boris Lecoeur. Boris Lecoeur: [0:48] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [0:49] Vous êtes directeur général de Symphonium, qui est la société qui a racheté le moteur de recherche Qwant il y a quelque temps, en 2023 si je ne m'abuse, qui possède également Shadow, Symphonium, qui appartient à Octave Clabat, je ne me trompe pas ? Boris Lecoeur: [1:09] Non, vous ne vous trompez pas, absolument. Saint-Oignan appartient à OPEF-Cala. Monde Numérique : [1:13] Bienvenue dans Monde Numérique. On va parler de cette décision du Parlement européen qui a choisi, eh bien, de... Qui a choisi Qwant, le moteur de recherche français, qui va désormais être présent sur tous les postes de travail des collaborateurs du Parlement. Mais avant ça, j'aimerais bien qu'on revienne un petit peu sur l'histoire, justement, Qwant, très connue en France, qui a eu des hauts et des bas, c'est le moins qu'on puisse dire. Vous pouvez nous faire un petit film ? Où en est Cointe aujourd'hui ? Monde Numérique : [1:42] Qu'est-ce que c'est finalement ? Boris Lecoeur: [1:44] Oui, je peux vous faire un petit film, et puis la dernière saison, si on veut reprendre le fil d'actualité. Mais Cointe, depuis son rachat par Symphonium en 2023, on est engagé dans une nouvelle phase de développement qui est plus industrielle, plus technologique et plus réaliste. Au final, le nouveau compte ne cherche pas à se présenter comme un Google européen, ni à rejouer des promesses du marché. On sait que le marché du search est dominé par des acteurs aux moyens considérables. Et donc, nous, notre enjeu, c'est de construire étape par étape une alternative européenne, crédible, durable et différenciante, et de ne pas tomber dans certains travers du passé comme vous avez pu l'évoquer. Cette nouvelle phase repose sur vraiment trois piliers. Un moteur grand public respectueux de la vie privée, On va même dire le plus respectueux de la vie privée. On ne conserve pas de données, on n'a pas de données personnelles. Boris Lecoeur: [2:58] On tronque les adresses IP, on ne conserve pas les recherches, on ne fait pas de réidentification, on ne fait pas de reconstitution de cession. Ça ne nous intéresse pas, ce n'est pas notre business de vente de la data. Nous, on veut être respectueux de la vie privée de nos utilisateurs. Donc ça, c'est le premier pilier. Le deuxième, c'est une technologie de recherche qui va être progressivement de plus en plus indépendante pour atteindre 100% d'indépendance. Et le troisième, c'est vraiment la mise et le partage de cette technologie, la mise au service des nouveaux usages qui sont liés à l'intelligence artificielle. Boris Lecoeur: [3:38] Et ça, c'est un énorme enjeu stratégique pour Kant. Monde Numérique : [3:42] Mais vous êtes encore un moteur de recherche grand public ou bien vous êtes désormais essentiellement un outil B2B pour les entreprises ou les grandes organisations ? Boris Lecoeur: [3:52] Alors, on reste un moteur de recherche grand public, Qwant, ça c'est le B2C et ce n'est pas abandonné, au contraire, on continue à investir relativement massivement à notre échelle dans le moteur de recherche grand public, ça reste la face visible de la marque et pour nous c'est un terrain d'usage et d'amélioration du produit. Mais Coint, c'est aussi maintenant une entreprise de technologies de recherche, et cette technologie qui est développée pour le moteur, on peut s'en servir maintenant pour d'autres usages, des moteurs internes, des assistants IA, de la recherche augmentée, des solutions pour les éditeurs, les développeurs ou les entreprises. Alors, il ne s'agit pas d'un redossement au grand public, mais c'est en fait une extension logique, c'est-à-dire qu'on a mis notre savoir-faire historique dans le search au service d'un écosystème qui est beaucoup plus large. Et ce savoir-faire, c'est compliqué. Il n'y a pas d'algorithme de compression pour l'expérience. Construire ce savoir-faire, ça nécessite d'avancer, de se tromper, de recommencer, d'itérer. Boris Lecoeur: [5:13] De mettre le produit dans les mains d'utilisateurs et de faire ça on le fait à très grande échelle parce que dès qu'on parle d'Internet on parle, de crawling qui crawle des centaines de millions de pages tous les jours à l'échelle du web on est tout de suite au niveau du milliard les technologies de ranking c'est très compliqué ça nécessite des expertises et de l'expérience et donc toute cette expérience, maintenant on le met, au service d'un écosystème plus large voilà et on a créé pour cela une jeune venture avec Ecosia qui est un acteur allemand, et cette jeune venture qui s'appelle European Search Perspective, c'est une jeune venture qui nous permet de développer cette technologie de recherche et d'index web européen. Et cette alliance nous permet de mutualiser nos investissements, nos ressources, notre savoir-faire, pour prendre une dimension qui est au-delà du national, mais qui est une dimension véritablement européenne, avec un des acteurs majeurs du search allemand qui est Ecosia. Monde Numérique : [6:18] Mais qu'est-ce qui fait aujourd'hui la particularité de Qwant et puis alors donc d'Ecosia également, dans un paysage où, vous l'avez dit, on a l'impression que la messe est dite depuis bien longtemps et que ce sont les acteurs américains qui dominent la partie ? Boris Lecoeur: [6:39] Oui, historiquement, ce sont les acteurs américains. Cependant, et on le voit notamment avec l'annonce du Parlement européen, il y a quand même une prise de conscience aujourd'hui, tant des citoyens que des entreprises, que des organisations publiques, des enjeux de souveraineté, des enjeux de partage de données avec des acteurs non nationaux, non européens, sur des données qui peuvent être des données critiques, des données de recherche que vous envoyez tous les jours dans vos moteurs de recherche ou dans les IA. Au final, c'est des données qui permettent de savoir beaucoup de choses sur vous, c'est des données qui permettent de savoir beaucoup de choses sur votre organisation. Et donc, vous pouvez exposer, sans le savoir, vos données personnelles, ou des données stratégiques de votre entreprise et parfois même sans accord ou avec un accord implicite qui n'est pas vraiment un accord, puisqu'on a cliqué sur le bouton « OK » ou cliqué sur un bouton « J'accepte », sans comprendre tous les tenants et l'aboutissant des sous-jacents. Le contexte géopolitique actuel nous fait comprendre que la souveraineté, ce n'est pas une question secondaire, mais ça devient une question principale, tant d'un point de vue de cette gestion des données personnelles et stratégiques qu'également de l'émergence et l'accélération d'acteurs européens. Boris Lecoeur: [8:08] Qu'on doit aider aussi dans ces développements-là. Pour moi, il n'y a pas de souveraineté européenne sans avoir une viabilité économique des entreprises. Et cette viabilité économique, elle ne repose pas sur la commande publique, mais la commande publique doit aider dans cette viabilité économique des entreprises, des acteurs européens, à les faire grossir et à les faire passer à l'échelle. Monde Numérique : [8:34] Alors, il y a cette nouvelle qui, évidemment, doit vous faire plaisir. Monde Numérique : [8:38] Qui a été saluée aussi comme un geste en matière de souveraineté numérique. Le Parlement européen impose à partir du 4 juin 2026, en ce moment, l'usage de Qwant essentiellement sur les navigateurs Firefox et Edge. Ça veut dire quoi concrètement ? Ça veut dire que vous faites votre entrée au Parlement et que vous avez booté Google hors du Parlement ? Boris Lecoeur: [9:05] On n'a pas booté Google hors du Parlement, c'est le choix du Parlement européen, mais c'est une symbolique qui est forte. Et ce choix du Parlement européen de configurer Qwant comme moteur de recherche par défaut sur ses postes internes, c'est une reconnaissance importante, parce que ça montre que la soumettrie numérique, ce n'est plus seulement un sujet de discours ou de régulation. Boris Lecoeur: [9:34] Mais c'est un sujet qui est activable et qui devient aussi un critère concret dans les décisions technologiques de ces institutions. Et au-delà de, entre guillemets, forcer le passage à compte. Boris Lecoeur: [9:49] Ça intervient à un moment où on a une technologie qui est mature, une technologie qui offre un service et sur lequel on a aussi une forte satisfaction de nos utilisateurs avec même des features et des fonctionnalités maintenant qui sont, on pense, en avance sur le marché. Notamment, on a chez nous une réponse flash qui est une réponse quand on fait une recherche et qu'on identifie que cette recherche peut être pertinente pour avoir une interrogation de notre IA interne. On fournit une réponse IA dans le premier pavé que vous retrouvez dans la page de réponse, et qui est assez plébiscitée par nos utilisateurs et ensuite on peut même ensuite discuter avec l'IA et donc on a naturellement, non pas forcé l'IA mais ouvert le search à l'IA avec des fonctionnalités supplémentaires, et qui se trouve ce sont des fonctionnalités qui vont aussi on le pense aider le Parlement européen et les parlementaires également et pour Kant c'est certes une fierté aussi, mais c'est aussi une responsabilité Prouver qu'une alternative européenne dans la recherche en ligne, ça peut être utile, qu'elle est crédible aussi et qu'elle est dite de confiance autant pour les citoyens, ce qui était, je vais dire, notre cœur de métier historique, que pour des institutions européennes ou des organisations privées et des organismes privés. Monde Numérique : [11:17] Malgré tout, vous l'avez dit, c'est avant tout une décision symbolique de la part du Parlement qui veut montrer qu'il se soucie de la souveraineté numérique. Est-ce que vous ne craignez pas que ça ne soit que symbolique ? Donc, Qwant sera intégré directement par défaut à Firefox et Edge, mais est-ce que ça veut dire que, par exemple, Chrome sera interdit, Chrome ou Google restera par défaut ? Et est-ce qu'on ne risque pas de revivre ce qu'on a déjà vécu, avec l'ancienne vie de Qwant, lorsqu'il avait été imposé, en quelque sorte, dans des administrations, dans l'audiovisuel public aussi, je suis bien le passé pour le savoir à l'époque, et puis ça n'avait pas été un grand succès où on sait que les gens allaient sur Google en loose day. Monde Numérique : [12:02] Est-ce que ça suffira à l'un comme à l'autre finalement ? Boris Lecoeur: [12:06] Alors, il y a deux réponses à ça. Le premier, c'est que nous, on ne veut pas être imposé. Si on est utilisé aujourd'hui par des millions d'utilisateurs quotidiennement en France et dans le monde, on n'a pas uniquement des utilisateurs en France, on le fait, non pas parce que les utilisateurs sont forcés. Les utilisateurs qui nous utilisent, ils peuvent changer à tout instant de technologie, ils peuvent aller sur un autre moteur de recherche et donc le service répond quand même aux utilisateurs. Donc ça, c'est le premier angle. Le deuxième angle, donc l'angle de la privacy, les utilisateurs sont soucieux de cette privacy et sont soucieux également d'avoir une source de vérité qui n'est pas dépendante de votre profil d'utilisateur. C'est-à-dire une recherche bankante par rapport à une terminologie va renvoyer les mêmes résultats en fait, indépendamment de votre personnalité qui a été identifiée dans les moteurs de recherche qu'on nomera pas mais qui traque toutes vos données, de recherche, mais pas que, de position, de géolocalisation, de ce que vous avez fait précédemment dans d'autres outils. Boris Lecoeur: [13:13] De réidentification par rapport à ce que vous avez pu utiliser comme autre produit, et qui au final ne vous offre pas une page de recherche qui est une source de vérité, mais vous offre une page de recherche qui va aussi optimiser les réponses et les publicités qui vont vous proposer. Et ça aussi, nos utilisateurs plébiscitent ce besoin d'avoir une requête qui renvoie une réponse qui est la réponse finalement la même, entre guillemets, pour tous les utilisateurs. Monde Numérique : [13:43] Reste à savoir si les utilisateurs finaux, sur leur poste de travail, ils trouveront leur compte. C'est un peu le sens de ma question aussi. Boris Lecoeur: [13:51] Oui, c'est ce en quoi je partageais qu'on est fiers, mais on a une responsabilité autour de ça. Et notre responsabilité, c'est d'assurer la satisfaction de nos utilisateurs, d'assurer aussi un service qui a l'étang de réponse qui reste de l'ordre de la milliseconde ou de la seconde. Et donc, c'est un fort enjeu et une forte responsabilité qu'on a vis-à-vis de l'ensemble de nos citoyens, en particulier de ces institutions qui font ce type de choix. Monde Numérique : [14:19] Boris Lecoeur, on sait bien qu'aujourd'hui, alors le paysage ne cesse d'évoluer, il a encore changé. Aujourd'hui, c'est un moteur de recherche tout seul, ça n'a plus vraiment de sens, il y a l'intelligence artificielle, vous l'avez dit, vous fournissez aussi un outil à base d'IA, mais il y a aussi tout l'écosystème qui va autour, ce qui va faire la force des uns et des autres, c'est de pouvoir tout agréger, les emails, les drives, les documents, créés par des applications. Lorsque Symphonium a été créé, me semble-t-il, c'était vraiment l'ambition d'Octave Claba de proposer plus qu'un moteur de recherche, une suite bureautique, souveraine et tout cet écosystème. Où est-ce qu'on en est de ce projet ? Boris Lecoeur: [15:02] Alors, il faudrait poser la question à Octave. Monde Numérique : [15:07] Mais ça ne fait pas partie de Symphonium, ça ? Boris Lecoeur: [15:09] Alors, ce qui fait partie de Symphonium aujourd'hui, c'est la société Qwant et la société Shadow. Et ce qui rassemble ces sociétés, c'est la souveraineté. C'est-à-dire qu'on va fournir des services qui vont tourner sur des infrastructures souveraines. Boris Lecoeur: [15:30] Européennes ou mondiales, mais avec un acteur souverain, Qwantité utilisée par un acteur souverain, non sujet au Cloud Act. Ça, c'est ce qui rassemble les sociétés. Shadow, initialement, propose des environnements disponibles en ligne pour faire tourner du PC des environnements plutôt centrés sur le gaming et le gamer. On s'est étendu également au bureau virtuel pour permettre à des acteurs qui souhaitent bénéficier d'un environnement Windows accessible, rapide, à des coûts raisonnables. Cette infrastructure-là, ce qu'on a observé aussi, c'est que c'est une infrastructure qui est très utilisée de 18 à 23 heures, au moment où les gamers utilisent cette infrastructure. Et donc, c'est une infrastructure qu'on peut monétiser le reste du temps et qu'on peut valoriser vis-à-vis de nos clients qui souhaitent faire tourner des cas d'utilisation d'intelligence artificielle, notamment la partie inférence, qui permet à des acteurs qui souhaitent déployer des applications autour de l'inférence IA de pouvoir bénéficier d'une infrastructure de GPU. Sur l'ensemble des différentes plaques sur lesquelles on est présent, c'est-à-dire États-Unis et Europe, et là encore avec un axe de souveraineté qui est fort. Boris Lecoeur: [16:52] Ceux qui constituent des applications d'EI et qui souhaitent les déployer sur des infrastructures souveraines peuvent le faire avec Shadow. On a des synergies bien évidemment avec Qwant, on a aussi la capacité à aller chercher de la recherche, de l'indexation, à faire ce qu'on appelle du web grounding, c'est-à-dire bénéficier de la technologie Boris Lecoeur: [17:12] de search de Qwant dans leur applicatif. Monde Numérique : [17:14] Encore une petite question justement sur le fonctionnement d'un moteur de recherche d'une manière générale, je dirais. Au début, Qwant était adossé à Bing de Microsoft. Aujourd'hui, comment ça marche, Qwant ? Boris Lecoeur: [17:27] Alors, il y a pas mal de technologies différentes au sein d'un moteur de recherche. Donc aujourd'hui, Cointe, comme je le disais précédemment, a travaillé, construit ses expertises et ses ressources sur la base de son propre index. Donc ça, c'est une technologie sur laquelle on a démarré. On a aujourd'hui plus de 50% de nos recherches qui tournent sur notre propre technologie. Boris Lecoeur: [18:01] On doit même être à 60% aujourd'hui. Le reste des recherches s'appuient sur d'autres types de solutions. Notre enjeu, ce n'est pas d'être meilleur que Google sur tous les plans, mais c'est de proposer une alternative européenne qui est crédible, qui est fondée sur d'autres choix de gouvernance, de confidentialité, de transparence et d'accès à l'information. Et donc, on continue à travailler avec Bing sur ce sujet-là. On est en train de réduire notre dépendance fortement. Et ça, ça fait partie de notre projet stratégique. En fait, il faut bien comprendre que le search, plus on monte dans la spécificité des roquettes qui sont ce qu'on appelle le long tail, dans des roquettes qui sont très peu nombreuses, voire individuelles, Plus la technologie devient compliquée, notamment en termes de rafraîchissement. C'est assez facile de couvrir 30-40% de l'ensemble des requêtes, mais ça devient de plus en plus compliqué au fur et à mesure qu'on se rapproche du 100%, de fournir l'ensemble des réponses. Donc nous, on travaille, on a une feuille de route pour atteindre 100%, et on travaille, on construit chaque jour pour augmenter justement ce coverage, et pouvoir être 100% européen sur nos propres technologies. Monde Numérique : [19:18] Merci Boris Lecoeur, directeur général de Symphonium. Boris Lecoeur: [19:22] Merci Jérôme.
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