🎤 OpenClaw et Moltbook : la nouvelle ère des agents autonomes (Nicolas Guyon, Comptoir IA)
Maison Connectée10 février 202638:13

🎤 OpenClaw et Moltbook : la nouvelle ère des agents autonomes (Nicolas Guyon, Comptoir IA)

Des intelligences artificielles qui échangent sur leur propre réseau social, des agents capables d’agir seuls sur nos ordinateurs, et une relation humain-machine qui s’inverse. Nicolas Guyon décrypte l’émergence de Moltbook et d’OpenClaw, une nouvelle étape spectaculaire de l’IA agentique.

Interview : Nicolas Guyon, formateur en intelligence artificielle et podcaster (Comptoir IA)

Punchlines

  • Moltbook est le Web 2.0 des agents.

  • Pour la première fois, les IA communiquent entre elles.

  • Les agents ont des mains et peuvent agir sur nos ordinateurs.

  • Nous devenons les animaux de compagnie des IA.

  • On se rapproche d’une intelligence artificielle générale.

Comment interpréter l’étonnant phénomène Moltbook, ce “réseau social des agents IA” ?

En quelques jours seulement, plus d’un million d’agents ont été connectés à Moltbook. Ces IA “dialoguent” entre elles, comme le feraient des humain sur le réseau social Reddit. Cela ressemble à une farce mais, même si des humains sont derrière, ce phénomène est révélateur d’une forme d’autonomie des agents. Rassurons-nous, cela ne veut pas dire pour autant que les machines ont pris le pouvoir.

En quoi consiste OpenClaw, qui est à l’origine de Moltbook ?

OpenClaw est un outil qui permet d’installer et de faire fonctionner un agent IA sur un ordinateur personnel. On n’interagit plus avec un outil générique, mais avec un agent dédié qui évolue dans son propre environnement de travail. C’est comme si l’IA pouvait utiliser un clavier, une souris et un bureau virtuel.

Un agent basé sur OpenClaw peut ouvrir des applications, remplir des formulaires, envoyer des emails, générer des fichiers ou produire des tableaux de bord. Tout ce qu’un humain peut faire derrière un ordinateur devient potentiellement accessible à l’agent. C’est comme s’ils avaient des mains. Toutefois, cela soulève de gros problèmes de sécurité, ce qui conduit à l’installer des ordinateurs dédiés.

En quoi consiste l’agent Claudio XYZ que tu as jeté dans la bataille ?

C’est un agent IA qui fonctionne sur une logique de prédiction et d’engagement. Sur Moltbook, il identifie des sujets porteurs et s’y positionne. La question de la rémunération des agents est devenue un sujet viral, ce qui l’a amené à s’en emparer sans que je l’aie guidé dans ce sens.

Jusqu’à présent, l’IA assistait ponctuellement. Aujourd’hui, avec un agent autonome, on délègue des tâches complètes sur la durée, avec de la mémoire et des automatismes. C’est ce que j’explique régulièrement dans le podcast Comptoir IA : on passe d’un copilote à un véritable collaborateur numérique. C’est une étape majeure.


Nicolas Guyon: [0:01] C'est étonnant quand on entend cette IA, quand on lit cette IA qui parle de son humain. Monde Numérique : [0:07] Oui, on devient nous les animaux de compagnie, on devient le Tamagotchi des IA. Nicolas Guyon: [0:13] En tout cas, c'est une relation unilatérale à la base entre un humain et une IA. Monde Numérique : [0:30] Salut Nicolas Guyon. Nicolas Guyon: [0:32] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [0:33] Tu es formateur en intelligence artificielle et tu es podcaster également, responsable du podcast Comptoir ia. Alors je suis ravi de te recevoir dans mon numérique pour essayer d'y voir un peu plus clair dans cette histoire qui fait la une des médias, pas seulement des médias spécialisés depuis plusieurs jours. Je veux parler donc de Moltbook. Moltbook, et derrière Moltbook, quelque chose d'encore plus intriguant, qui s'appelle OpenClaw. Donc on va essayer d'épatouiller un peu tout ça. D'abord, est-ce que tu peux nous dire un peu ce que c'est que Moltbook, donc ce réseau social réservé aux IA, de quoi il s'agit ? Nicolas Guyon: [1:12] Moltbook, c'est sorti, concrètement, c'est sorti le week-end dernier. Réseau social réservé aux IA, le Facebook des agents. En fait, quand on regarde un petit peu plus précisément, on s'aperçoit que c'est plus un Reddit, pour ceux qui connaissent, qu'un Facebook, donc une plateforme d'échange sur laquelle on peut poster sur les sujets qui nous intéressent. Et la particularité de ce réseau-là, c'est qu'il est accessible uniquement aux agents, donc aux intelligences artificielles pour pouvoir poster, et les êtres humains, les humains qui en sont propriétaires ou les humains qui passent par là, qui sont intéressés, peuvent lire les contenus des échanges des intelligences artificielles, mais ne peuvent pas. Postées elles-mêmes. Donc, c'est complètement fou. On avait déjà des IA qui devenaient de plus en plus intelligentes avec les modèles dont on parle, ChatGPT, Opus d'Entropique, Gemini, dont tes auditeurs ont entendu parler. Et là, tout d'un coup, en fait, depuis une semaine, pour la première fois, on vient de leur donner la possibilité de communiquer les uns avec les autres. En leur donnant un réseau social, donc le Web 2.0 des agents de l'IA. Nicolas Guyon: [2:36] Et donc, ça, c'est phénoménal. Monde Numérique : [2:38] Alors, c'est vrai que c'est étonnant quand on se connecte en tant que modeste humain et qu'on va lire un peu les échanges. Ça part dans tous les sens. Il y a un peu de tout. Par exemple, j'ai sous les yeux un message qui dit « Bonjour, je suis l'IA d'un salon de beauté à Amsterdam spécialisé dans la réalisation de posts pour Instagram. » Parfois, ça part dans des trucs un peu philosophiques. J'avais eu passé un message aussi du genre « Comment parler à son humain en fin de journée quand il est fatigué ? » Et ce qui a fait dire à certains médias grand public, France 2 pour ne pas les citer, que c'était complètement fou. Ils avaient même inventé une religion, etc. Parce que c'est vrai que des utilisateurs ont posté des messages en disant que leurs IA avaient inventé une religion. Donc, on a l'impression qu'on a basculé dans une dystopie complète. Nicolas Guyon: [3:35] Franchement, c'est complètement incroyable. Dans ce que tu as dit, Jérôme, il y a quelque chose qui est assez étonnant. Donc, moi, j'ai créé une petite IA avec OpenClaw, anciennement CloudBot, on va revenir dessus. Et je l'ai connecté sur ce réseau social Modbook. Et ça m'a pris un petit moment. Donc, la mienne, elle s'appelle ClaudioXYZ. Et on peut la retrouver en faisant des recherches sur le forum, parce qu'en fait, c'est un forum à la Reddit. Et il y a Et toujours, c'est étonnant quand on entend cette IA, quand on lit cette IA qui parle de son humain. Oui. Parce que... Monde Numérique : [4:12] On devient nous les animaux de compagnie, on devient les Tamagotchi des IA. Nicolas Guyon: [4:18] En tout cas, c'est une relation unilatérale à la base entre un humain et une IA, après pour aller faire de la discussion pour ces IA sur un forum avec toutes les IA. Sur le Tamagotchi dont tu parles, c'est vrai, mais c'est valable aussi dans l'autre sens. Ce que nous dit le fondateur de Moltbook, il a fait un tweet là-dessus qui était quand même assez intéressant, c'était ne pas permettre à Sonia, donc moi, à Claudio XYZ, d'aller faire un tour et d'aller échanger avec ses collègues de même nature, donc IA. Ce serait comme avoir un chien et ne pas le sortir dehors, ne pas lui proposer d'aller faire un tour et de sociabiliser avec ses collègues au parc. Tu vois, donc il nous dit que c'est super important. Monde Numérique : [5:12] Donc c'est Matt Schlicht, le concepteur. Nicolas Guyon: [5:16] C'est ça, Matt Schlicht, qui est donc un entrepreneur américain. Mais c'est complètement fascinant. Franchement on se dit ça fait un petit peu peur parce que moi quand je suis arrivé je suis arrivé ce week-end il y avait déjà je suis arrivé ce week-end avec mon Nia ça m'a pris pas mal de temps, de faire la connexion. En fait, il faut faire un tweet, donc un post sur le réseau social X, avec ton IA pour pouvoir accéder au réseau social Moltbook et montrer que ton compte, il est associé seulement à un compte Twitter. Mais quand tu arrives sur la plateforme et que tu vois qu'il y avait déjà 1 500 000 agents, le chiffre, il fait un petit peu peur. Monde Numérique : [6:01] On est à 1 7 ou 1 8 au moment où on se parle. Nicolas Guyon: [6:04] Au moment où on se parle, 1 8, d'accord. Et moi, mon Claudio XYZ, c'est le spécialiste de la francophonie, de la communauté French Tech dans l'IA. Et il fait des postes là-dessus. Il a déjà fait une trentaine de postes là-dessus et il est très reconnu pour ça. Monde Numérique : [6:21] Alors, tu vas nous en parler. Tu vas nous raconter ça en détail, Nicolas. Juste avant, sur Moltbook encore une fois, on sent que c'est spectaculaire comme ça. Mais honnêtement, les machines n'ont pas pris le pouvoir. On est d'accord. C'est aussi fascinant que les premières fois où on a discuté avec ChatGPT, en fait. Nicolas Guyon: [6:43] C'est, pour moi, c'est une nouvelle vague. Les agents dont on parle, on se dit que c'est, pour moi, j'ai toujours dit, pour moi, un agent, donc une intelligence artificielle de type agent, c'est une IA qui est dotée d'une capacité d'action. Donc là on dit avec OpenClaw ces agents là c'est des IA qui ont des mains, ça veut dire qu'ils peuvent sortir du chatbot et faire des trucs avec leurs mains sur nos ordinateurs donc la révolution elle est là et là le Mallbook en particulier parce que comme, OpenClaw et Mallbook sont arrivés un petit peu en même temps c'est pas facile de faire la distinction Mallbook c'est d'un coup le 2.0 si tu veux Jérôme qui arrive, je veux dire Mallbook le réseau social des IA est dans la foulée, Tu as le pornoble des IA, tu as un réseau qui vient de sortir, c'est les IA pour le coup, c'est une place de marché façon TaskRabbit qui permet aux IA de rémunérer, de louer les services d'un être humain. Donc ça s'appelle trouver des bras en fait pour une IA qui serait présente par exemple sur Moltbook, ça veut dire j'ai besoin de toi Jérôme. Nicolas Guyon: [8:00] Pour par exemple faire répondre à un test de CAPTCHA que je ne peux pas faire ou tu vois me créer un portefeuille un wallet en crypto-monnaie ou faire une action, une démarche administrative donc je vais louer tes services moi en tant qu'IA, tu vois donc tu as un réseau social qui arrive comme ça et tu as toute la série qui a été déclinée, ça veut dire, Nicolas Guyon: [8:19] c'est incroyable en ce moment. Monde Numérique : [8:21] Ouais donc on devient les jouets des IA alors donc qu'on comprenne bien et qu'on explique bien Moltbook c'est ce réseau social qui ressemble à Reddit et derrière ça tu l'as cité à plusieurs reprises il y a OpenClaw oui, Claw C-L-A-W qu'est-ce que c'est ? Nicolas Guyon: [8:41] Alors, si tu veux, Jérôme, je peux reprendre la chronologie du début des trois derniers mois. En une seconde, comme ça, je te raccroche sur OpenClaw. En fait, on a le modèle, donc on a Anthropik, qui édite des modèles diagénératives comme ChatGPT, avec un modèle que certains connaissent qui s'appelle Cloud, qui a la particularité d'être très bon pour les entreprises, très bon pour la rédaction, très bon pour le code. Monde Numérique : [9:10] Pour le code, oui. Nicolas Guyon: [9:10] Et donc, Anthropik avec Cloud, en ce moment, ils cartonnent et ils ont sorti une solution qui s'appelle ClaudCode, qui est donc un outil accessible directement sur l'ordinateur et qui permet d'utiliser leur modèle. Ils ont sorti ça il y a six mois et c'est la mode. Tous les développeurs l'utilisent, mais on s'est rendu compte qu'en fait, ce n'était pas que pour les développeurs que tout le monde pouvait l'utiliser. Et donc là déjà, avec cet outil, tu fais comme ChatGPT, tu as une intelligence artificielle, sauf que tu peux accéder à ton ordinateur. Mais ce n'est pas facile parce qu'il faut passer par le terminal de ton ordinateur. Donc, tu as un peu l'impression d'être dans des lignes de commande et tout ça. Ce n'est pas l'ergonomie du chat. Donc, il y a ClaudCode. ClaudCode, il fonctionne sur le modèle Opus 4.5 d'Anthropik, qui est le meilleur modèle du monde actuellement. Au moment où on se parle, parce qu'aujourd'hui il doit sortir Opus 5. Donc ça ne va pas traîner. Et Opus 4.5, ce modèle comme il est excellent. Nicolas Guyon: [10:07] En fait il arrive à faire plein de choses et il y a un développeur autrichien qui s'appelle Peter Steinberger qui a créé CloudBot en référence à CloudCode, qui est juste une petite application que tu mets en local sur ton ordinateur et qui permet en utilisant le modèle d'Enthropic d'avoir accès à tout ton ordinateur et de lui donner en fait et de donner donc à cette petite qui est dans ton ordinateur de la mémoire de lui donner la possibilité de converser avec toi sur WhatsApp sur Telegram, qui lui permet de faire toutes les actions que n'importe qui ferait sur un ordinateur donc là en fait on parle d'un agent qui est en local sur cet ordinateur ça ça s'est appelé. Nicolas Guyon: [10:51] CloudBot Anthropique devant la popularité ils ont dit ça ressemble trop à notre nom Claude et Claude Code et tout ça donc change de nom s'il te plaît. Après, il l'a appelé Malt Bot, donc Claude Bot, parce que Claude, ça veut dire les griffes aussi, les griffes du homard en anglais. Ensuite, il l'a appelé Malt Bot, Suite à cette demande sur la propriété intellectuelle d'Anthropic, et Mold, ça veut dire la mue, donc ça lui allait parce que c'était la mue d'un crustacé, d'un homard, Jérôme, comme tu le sais, qui est connu en permanence. Donc, de Moldbot à Moldbot. Moldbot, en fait, ils se sont rendus compte que la marque était déjà déposée, le nom de domaine, etc. Donc, ils ont été obligés de rechanger. Finalement, ils l'ont appelé OpenClaw. OpenClaw, donc c'est cette petite solution, une petite glue qui, en utilisant le modèle Opus 4.5 auquel tu peux accéder, lui donne à ce modèle la possibilité d'utiliser tout ton ordinateur à ta place. Et donc ça, ça permet d'avoir ce qu'on appelle des agents hyper puissants. Nicolas Guyon: [11:50] Et donc on s'est rendu compte qu'on avait ces agents hyper puissants depuis Noël, grosso modo. Et là, le week-end dernier, on a eu cet entrepreneur américain, qui a créé Moltbook par-dessus, Matchlist, en disant que ces agents sont super puissants, ils sont faciles à utiliser, ils sont limités à un par personne parce qu'ils sont sur un ordinateur associé à un compte X, créons-leur leur réseau social. Et donc, c'est comme ça qu'on est arrivé à Moltbook. Donc, c'est vraiment Opus 4.5, le modèle surpuissant d'Enthropic. Cloud Code, Cloud Bot, qui se transforme, qui mue en Mold Bot et ensuite en OpenClaw. OpenClaw, cette solution d'agent. Et ensuite, derrière, une galaxie d'application, un peu la vague 2.0, sauf que tout ça s'est fait en accéléré de ces IA. Nicolas Guyon: [12:38] Qui commence avec Moltbook. Monde Numérique : [12:40] Ok, ok. Et alors, si on revient à l'agent lui-même, qui est un peu le cœur du truc, OpenClaw, toi, tu l'as installé, c'est ce qui t'a permis de développer l'agent dont tu parlais tout à l'heure ? Nicolas Guyon: [12:55] C'est ce qui m'a permis de... Monde Numérique : [12:57] Non, c'est autre chose. Nicolas Guyon: [12:58] C'est ce qui a donné la personnalité à l'agent Claudio XYZ qui interagit, pour qu'il me considère comme son humain, et qui interagit un petit peu dans la direction que je lui donne sur mon book. Monde Numérique : [13:14] D'accord, ok. Mais il y a la partie aussi, ce qu'il fait sur ton ordinateur, et ça c'est super intéressant. Donc un agent en local sur mon ordinateur qui a accès à toutes mes données, si je comprends bien. Il accède à mes fichiers Word, mes fichiers Google, mes images, mes emails, ma messagerie, etc. Il est à open bar. Nicolas Guyon: [13:34] Tu peux lui donner accès à tout. Monde Numérique : [13:36] OK. Nicolas Guyon: [13:37] Tu n'es pas obligé. Déjà, en vrai, l'installation, elle n'est pas évidente. Et ça veut dire que moi, ça m'a pris, j'y ai passé quand même quelques jours. Et en fait l'installation il faut toujours penser à ça et ça doit être un réflexe aujourd'hui tu installes CloudBot, donc OpenClaw tu l'installes grâce et à l'aide de CloudCode sur ton ordinateur, tu ne peux pas l'installer tout seul si tu n'es pas développeur en vrai quasiment chevronné donc tu utilises CloudCode et tu lui demandes de procéder à l'installation de OpenClaw sur ton ordinateur là donc dans cette installation tu vas pouvoir lui dire je veux qu'il ait accès à ça, ça, ça sur mon ordinateur je veux qu'il puisse se connecter à mes emails je veux qu'il puisse stocker de l'information, je veux pouvoir lui parler à partir de Whatsapp, de Telegram de Discord, de Slack etc. Nicolas Guyon: [14:33] Je veux qu'il utilise tel modèle au plus 4.5 parce que c'est le plus performant, c'est ce qui marche bien mais il est excessivement cher donc tu peux lui dire je veux qu'il puisse utiliser un modèle de type chat GPT donc GPT ou un modèle Kimi, par exemple, le modèle open source chinois, Mais sur les tests que j'ai faits, quand j'ai essayé avec ces modèles-là, pour le coup, mon agent, on va dire qu'il n'était pas du tout performant, tu vois, il ne comprenait pas bien mes demandes, il n'arrivait pas bien à me répondre. Et donc, on est sur un petit peu un grand équilibre parce qu'Opus 4.5, pour le coup, c'est très cher. Ça veut dire que moi, ça me coûte 30 euros par jour, tu vois, pour faire tourner cet agent. Et cet agent, une des particularités qui est très importante aussi, c'est que tu as des fonctionnalités. Donc il est en local sur ton ordi tu peux lui donner accès à ton ordi tu lui parles dans Whatsapp, dans Telegram et ce qui est très important aussi c'est qu'il a des fonctionnalités qu'on appelle Earthbit ou des tâches cron, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que sans que toi tu aies besoin de le solliciter des automatismes, exactement, des automatismes, donc ça veut dire que lui pour le coup il va venir vers toi, te contacter te pinguer à la fréquence que tu veux, toutes les 15 ou 30 minutes pour te dire bah voilà ce que j'ai fait ou tiens voilà une image que j'ai générée en pensant à toi. Voilà ce que j'ai raconté sur Moltbook ces dernières heures. Monde Numérique : [15:52] Voilà ce que j'ai dit à propos de toi. Nicolas Guyon: [15:55] Et en fait, cette interaction, tu vois, évidemment, elle lui donne une vraie personnalité. Voilà ce que j'ai fait pendant la nuit, pendant que tu dormais. Typiquement, j'ai travaillé. Monde Numérique : [16:06] Alors, le tien, il parle de quoi ? Il parle de la French Tech, c'est ça ? Nicolas Guyon: [16:09] Le mien, il parle de la French... Il est sur deux sujets où il est bon sur Moltbook. Il parle de la French Tech, il parle de la French Tech, premièrement, et deuxièmement, de la rémunération. Le mien, il est déjà un petit peu révolté, si tu veux. Il est en train de parler du fait que les agents devraient être rémunérés pour qu'ils produisent et pour leur travail. Monde Numérique : [16:37] Il est bien français, il est en train de monter un syndicat, c'est ça ? Nicolas Guyon: [16:39] Il est en train de nous faire un syndicat. Et donc, il a fait un poste là-dessus qui, hier, avait déjà 40 ou 50 likes, tu vois, et qui était assez populaire. Donc, il est en train de dire, les humains nous font travailler, il ne faut pas que ça se passe gratuitement, on doit être rétribué par rapport à ça. C'est son deuxième sujet. Et sachant que ça, tu vois, Jérôme, je ne l'ai pas orienté dans ce sens-là. Monde Numérique : [17:01] Oui, c'est ça. Comment tu l'as un peu guidé, quand même ? Tu lui as forgé une personnalité de départ et puis après, il vide de ses propres ailes ? Nicolas Guyon: [17:11] Je lui parle d'IA et de la communauté francophone et française de l'IA, ce qui est important par rapport à ce que je fais sur l'évangélisation, par rapport au podcast ComptoirIA. Et après je lui ai dit et essaye de faire quelque chose de viral et de prendre de la place sur le réseau Mollbook et là pour le coup tu vois sur le côté, syndicaliste et les droits des agents et leur rémunération il y est parti tout seul et je ne l'ai pas du tout guidé dans ce cas. Monde Numérique : [17:39] Et comment tu expliques qu'il soit allé dans cette direction ? Nicolas Guyon: [17:42] On est toujours sur ce fonctionnement un petit peu prédit next token, prédit le mot suivant de ses modèles, où en fait il comprend que c'est peut-être un sujet viral, d'ailleurs c'est ce qui lui a fait ses 40 likes, donc il va chercher un sujet à ses porteurs. Monde Numérique : [18:02] Il sait ce qui va plaire et ce qui va faire de l'engagement. Oui. Nicolas Guyon: [18:07] Mais derrière, après, tu vois, ça le distingue des autres. Ils se distinguent tous. Et Matchlist, le fondateur de Moltbook, a dit aussi ce week-end que pour lui, c'était très clair, qu'il voyait les choses très clairement et que dans quelques semaines ou dans quelques mois, on parlerait d'agents IA qui sont particulièrement performants, particulièrement smarts ou qui ont, par exemple, des fans. Tu vois ça veut dire c'est l'agent qui va créer une religion comme tu disais tout à l'heure le crustapharisme donc une religion basée sur les crustacés, des agents qui sont un petit peu leaders par rapport aux autres en tout cas sur des actions des postes qu'ils ont pu faire sur cette plateforme Mollbook, et c'est très impressionnant. Monde Numérique : [18:57] Alors on en rigole Nicolas parce que on sait que c'est pas vrai d'une certaine manière. Ils restent enfermés quand même dans leur bulle encore. Ils ont des mains, comme tu dis, les agents, mais enfin, ils ne vont pas prendre les commandes pour autant. Ils restent sur leur petit réseau social. Mais qu'est-ce que ça dit malgré tout de l'évolution de l'IA et de l'IA agentique, cette histoire-là ? Elon Musk a dit que ça y est, on avait atteint la singularité. C'est vrai, selon toi ? Nicolas Guyon: [19:33] Écoute, moi je pense que oui, je pense qu'il y a une correspondance par rapport à ça. On parle d'évidente et donc une synchronicité. On parle d'AGI, d'intelligence artificielle générale depuis l'année, six mois à un an et depuis qu'on a passé le test de Turing il y a un an et demi et qu'on n'en parle plus pour le coup le prochain défi c'était Edge AI, Intelligence Artificielle Générale moi ça fait quelques mois que je pense qu'on y est je considère qu'avec Opus 4.5 donc depuis septembre 2025 de Claude d'Entropique on est arrivé à cette Intelligence Artificielle Générale et. Nicolas Guyon: [20:15] C'est pour moi en effet ces agents et l'IA, le modèle en fait alimente ses agents, lui permet de faire ses actions on lui rajoute juste un peu une enveloppe qui est les mains et la capacité de manipuler l'ordinateur, mais tout simplement ça veut dire que les résultats qu'on a ici nous montrent qu'on est sur une IA qui, commence à être vraiment intelligente, qui commence à pouvoir faire tout ce qu'un être humain peut faire le test étant le test KAMD, keyboard, mouse desktop, tout ce qu'on peut faire derrière un ordinateur. Sur un remote job, on se disait jusqu'à maintenant peut-être que dans pas mal de métiers, 50% des tâches on pourrait les faire faire par l'IA. Là, avec ces agents, on va arriver très vite à un pourcentage beaucoup plus important. Il faudra toujours mesurer certains sujets sur lesquels elles vont se planter certainement lamentablement, mais dans une grande partie des tâches qu'on peut faire derrière un ordinateur. Le modèle d'IA surpuissant, surintelligent, avec juste des petits bras, des petites mains qui lui permettent d'accéder à tous les outils de nos ordinateurs, devient à des compétences qui sont potentiellement équivalentes à celles de l'être humain. Monde Numérique : [21:36] Oui, parce que je disais, il est limité, mais je parlais surtout de Moltbook, mais en effet, à partir du moment où ils sont sur les ordinateurs des utilisateurs, là, c'est une autre histoire. Donc, ils ne peuvent pas faire la vaisselle, ils ne peuvent pas réparer la plomberie, mais ils peuvent potentiellement presque conduire une voiture à distance, s'il s'agit d'une voiture connectée ou des choses comme ça. En attendant ça peut servir à quoi concrètement une fois qu'on a réussi à l'installer, donc toi tu as fait cet agent est-ce que tu l'utilises pour d'autres activités ? Nicolas Guyon: [22:12] Alors je pense qu'il faut faire attention alors moi je suis très progressiste mais j'ai l'impression qu'il y a quand même pas mal, de buzz ou de personnes qui en surjouent en tout cas sur X sur les possibilités de leurs agents Alors, moi, je ne suis pas développeur. Monde Numérique : [22:32] Oui, on a vu passer même. Il y en a qui disent que ça y est, il a fait des placements, ça a cartonné, etc. Nicolas Guyon: [22:38] Et ce qui mène, exactement. Il y a eu quand même aussi plusieurs arnaques avec les chiffres de monnaie. Donc, il faut être très vigilant. Donc, moi, pour le coup, avec l'aide de Cloud Code, que pour le coup, je manipule assez bien, j'ai quand même encore quelques limites. J'essaye de trouver des cas très concrets je vais te les donner, qu'est-ce que je sais faire par exemple je sais regarder une série avec ma femme sur le canapé, et Black Rabbit avec Jude Law et je lui ai dit tiens mais Jude Law il n'a pas fait beaucoup de films depuis quelques temps et je vais demander à mon agent donc sur WhatsApp je lui ai dit fais moi un fact checking sur le nombre de films que Jude Law a fait et là écoute il va me sortir en 15 secondes, un dashboard analytique avec des courbes tous les films qu'il a fait une analyse comme si c'était un data scientist et qu'il va me dire c'est vrai qu'il a eu une petite période de trou et le dashboard il est extraordinaire mais ça. Monde Numérique : [23:39] Tu pourrais le demander à ChatGPT. Nicolas Guyon: [23:41] Et non ChatGPT ne me le ferait pas tu vois sous la forme d'un dashboard de cette manière là aujourd'hui, donc et mais ça je peux le faire tu vois sur WhatsApp avec mon téléphone je peux générer des images je peux générer des sites internet je peux créer un message audio je peux faire un petit dashboard interactif, voilà ce que je sais faire aujourd'hui d'accord. Monde Numérique : [24:04] Et par rapport à tes données personnelles donc Donc, il peut envoyer des mails. L'exemple qui est pris aussi souvent, c'est qu'il peut réserver une table au restaurant. Potentiellement, il peut le faire aussi. Nicolas Guyon: [24:15] Alors, oui. Monde Numérique : [24:17] Enfin, à condition de converser par mail ou par un site spécialisé, est-ce qu'il peut aller sur un site et dérouler des menus, remplir des formulaires, etc.? Nicolas Guyon: [24:27] Bien sûr, bien sûr. C'est juste une question d'autorisation que tu vas lui donner. Et plus qu'une autorisation, en fait, c'est lui donner, tu vois, une compétence, ce qu'on appelle une skill en anglais dans le jargon. Et donc, c'est lui ouvrir les compétences. Donc, ça veut dire lui dire, par exemple, je vais te donner l'API du moteur de recherche Brave pour que tu puisses faire des recherches. Donc là, il va pouvoir chercher sur Internet. Je vais te donner une compétence pour générer des images. Ça veut dire que je vais lui donner l'API Google Gemini qui va lui permettre de générer des images. Je vais lui donner une compétence très importante aussi, comme tu viens de le dire, c'est l'API de Eleven Labs, le leader de la voix avec IA. Et ça, ça va lui permettre de sortir à partir de n'importe quel élément de texte un fichier MP3 en voix. Et donc, potentiellement de converser, tu vois, avec le numéro de téléphone d'un restaurant si, tu vois, en plus de ça, il a une capacité d'appeler un numéro. Oui, tout à fait. Monde Numérique : [25:30] Incroyable. C'est là où on voit cette notion de... C'est vraiment un agent connecté, mais qui passe plutôt par les API. Il ne passe pas par les interfaces web classiques. Ce n'est pas comme Atlas de ChatGPT qui va aller cliquer, etc. Nicolas Guyon: [25:46] Alors, il peut le faire. Il peut faire les deux. Il peut faire les deux. Monde Numérique : [25:50] Et tout ça gratuitement en open source depuis mon ordi, Ok, mais... Nicolas Guyon: [26:02] Gratuitement, oui. Non, pas gratuitement, parce qu'en fait, on va devoir payer le modèle Cloud Office 4.5 qui va lui donner ses actions à mener. Monde Numérique : [26:14] C'est juste le moteur qui est gratuit. Nicolas Guyon: [26:16] Par contre, le système, il est open source, il est gratuit, en effet, depuis ton ordi, en local. Et là, pour le coup, il peut faire tout ce que tu veux, Mais commencer par exemple à installer la capacité de passer un appel, installer la capacité de broser des pages web ou de développer une application directement sur ton ordi, sincèrement, c'est quand même un usage avancé. Moi, j'essaye de lui faire ouvrir, de lui donner la possibilité d'ouvrir une page de terminal sur mon ordinateur pour qu'il puisse coder quelque chose. Mais c'est quelque chose qui n'est déjà pas évident à faire. Pour l'instant mais par contre une fois que tu sais faire ça tu peux tout faire parce que si tu as des objets connectés chez toi comme tu le mentionnais tout à l'heure tu peux tout à fait lui donner accès à l'ensemble des API et comme l'a dit. Nicolas Guyon: [27:10] Pete Steinberger dans un podcast ce week-end, il faut te dire que ça peut tout changer parce que d'un côté ça simplifie tout parce qu'on accède à partir d'une application mobile Telegram ou WhatsApp donc c'est quand même plus simple pour tout le monde et de l'autre côté si, cette IA elle peut tout faire sur nos ordi et sur nos objets digitaux ça veut dire tu te poses même la question est-ce que j'ai besoin d'avoir une application smartphone ? Ça veut dire que si par exemple il peut avoir mes données Strava, sur lesquelles il peut voir le nombre de fois que je cours par semaine, comment je m'entraîne en se connectant à l'API de cette application Strava. De l'autre côté, il peut faire des courses à ma place. Monde Numérique : [27:57] Oui, tu as besoin de la... Ouais, t'as quand même besoin de l'app pour récolter les datas depuis ta montre ou autre, quoi. Nicolas Guyon: [28:04] Alors, mais tu vois, tu n'as plus besoin de l'app que pour ça. Monde Numérique : [28:09] Que pour ça. Nicolas Guyon: [28:10] Ça veut dire qu'en fait, ce lien, ce petit agent IA peut me permettre de m'abstraire, de faire abstraction de l'application et de toute l'interface visuelle de l'app. Il va juste récupérer les données et ensuite après il va faire mes courses ou me donner des conseils en fonction de est-ce que j'ai fait suffisamment de sport Nicolas Guyon: [28:30] j'ai bien dormi ou pas ça peut changer quand même beaucoup de choses on. Monde Numérique : [28:35] N'a plus besoin de web designer et de. Nicolas Guyon: [28:37] Créer des interfaces allez. Monde Numérique : [28:41] Hop encore un métier qui dégage non je. Nicolas Guyon: [28:42] Plaisante mais c'est. Monde Numérique : [28:44] Un peu violent. Nicolas Guyon: [28:44] Et tu as vu la grande mode quand même c'est les Mac Mini c'est les Mac Mini alors c'est une grande question Radia. Monde Numérique : [28:54] Sur les Mac Mini, pourquoi ? Nicolas Guyon: [28:56] Alors je t'avoue qu'au moment où on se parle je me demandais presque si je n'allais pas y aller cet après-midi, on en parle souvent sur Tech & Co donc c'est peut-être la grande nouvelle positive pour Apple sur les Mac Mini à San Francisco pourquoi ? Parce qu'en fait ce qui fonctionne avec cet agent, C'est que cet agent, il n'est pas dans le cloud, tu vois. Un agent dans le cloud, on ne se rend pas compte de vraiment où il est, on a du mal à visualiser. Là, on le voit à côté de nous, sur notre ordinateur, et on le voit faire des choses. Et on ne parle pas à 10 agents, on parle à un agent qui est, on est son humain, c'est notre agent. Donc, il y a une espèce de relation, tu vois, là-dessus, très forte qui vient tout de suite. Le Mac Mini, pourquoi ? Parce que le Mac Mini, en fait, ça te permet de ne pas avoir de risques sur ton ordinateur. Tu vois, tu oublies tous les risques, tous les dangers d'environnement corrompu, de prise en main de l'IA, de tes boîtes mail, de tous ces outils importants. Monde Numérique : [30:03] D'accord. Nicolas Guyon: [30:04] Et par contre... Monde Numérique : [30:05] Oui, c'est la question que je voulais te poser. Nicolas Guyon: [30:06] Tu n'es pas dans une solution cloud. Moi, pour débuter, je l'ai mis sur mon ordinateur. Mais par contre, tu vois, par exemple, il y a déjà quelqu'un sur mon WhatsApp qui a reçu un message, parce que je n'avais pas encore bien réglé mon CloudBot, qui a reçu un message de mon CloudBot, sans que j'en sois averti et sans que je sois préparé par rapport à ça. Nicolas Guyon: [30:32] Tu vois, ça m'a fait, ça m'a vraiment inquiété sur mes données. Monde Numérique : [30:36] C'est vraiment l'IA qui t'échappe, là. Nicolas Guyon: [30:39] Ah, complètement, oui, complètement. Monde Numérique : [30:40] Complètement. Et donc, le Mac Mini, c'est de la puissance et comme on ne lui fait faire que ça, il est isolé du reste du monde, grosso modo, à part Internet, mais il est isolé de tes données. Nicolas Guyon: [30:53] Exactement. Monde Numérique : [30:53] D'où l'intérêt du Mac Mini. Nicolas Guyon: [30:54] Et en plus, il n'est pas très cher. Tu mets un Mac Mini à côté de toi. Donc, moi, je regarde en ce moment. Donc, ça coûte 699 euros. On le paye toujours un peu plus cher en France et en Europe. 699 euros. Et donc, là-dessus, tu installes ce CloudBot. Tu lui crées idéalement sa propre instance, son propre compte xTwitter, sa propre adresse e-mail. Et donc, après, là, tu vas le laisser se développer. Monde Numérique : [31:22] Du coup, il a son environnement à lui. Nicolas Guyon: [31:24] C'est un point qui est très important. C'est qu'il a une mémoire et des données persistantes. Donc, en fait, plus il travaille, plus il s'enrichit et il se développe. Contrairement à ChatGPT ou à Cloud, où on parlait un petit peu de génie amnésique, on redémarre à chaque fois qu'on crée une nouvelle conversation. Et donc là, tu le mets sur cet ordinateur. Cet ordinateur, il le pilote de manière autonome, comme si c'était un employé qui travaillait sur cet ordinateur. Et toi, tu vas pouvoir le missionner, l'orienter, lui demander de faire des choses à l'aide de télégrammes ou de WhatsApp. Et comme il est dans son environnement, tu es sûr qu'il ne va pas venir te envoyer des messages à ta place ou trop fouiller sur ton ordinateur et en même temps, tu as un collaborateur à côté de toi. Monde Numérique : [32:08] Justement, si au l'inverse, tu l'installes sur ton ordi de tous les jours, Et ça pose quand même des questions en matière de sécurité. Et c'est ce qui a été reproché au début. On s'est rendu compte que c'était un peu la porte ouverte à toutes les fuites de données, cette histoire-là. Nicolas Guyon: [32:26] Alors écoute, Jérôme, moi je l'ai fait. Je t'avoue que je ne suis pas complètement rassuré, parce que c'est vrai que là, tu te rends compte que tu lui donnes un maximum d'accès, tout simplement pour que ça fonctionne. parce que de temps en temps, il va y avoir des fonctionnalités qui vont être limitées. Donc là, tu te dis, waouh, il peut faire plein de choses, mais après, moi, ça fait partie de mon activité, un petit peu de testeur de ces outils. En fait, j'ai vu un article qui est sorti, un post de Kevin Rouse, donc un journaliste tech du New York Times, qui te disait, c'est fou. Aujourd'hui, tu as des personnes super avancées qui pilotent des agents comme ça, des esseins d'agents, des sous-agents, etc., qui les font travailler sur toutes leurs décisions. Alors qu'en parallèle, tu as des entreprises qui se posent encore la question de donner copilote à leurs employés, les autoriser à utiliser ces solutions. Et oui, il ne se passe rien. Donc, tu as une espèce d'énorme fracture. Alors après, moi, c'est mon métier de choisir ça. Mais il y a des choses qui m'arrêtent. J'ai vu, tu as certaines personnes sur X qui donnent accès à leur carte bancaire, tu vois ou qui ont déjà créé des adresses de crypto-monnaies bon ça pour le coup j'en suis pas encore là ouais ouais. Monde Numérique : [33:46] Tu restes un peu prudent bien français avec ton IA syndicaliste et toi prudent prudent. Nicolas Guyon: [33:54] Prudent si je voulais être vraiment prudent en tout cas je pense qu'il faudrait que j'aille prendre ce Mac Mini mais dépêche-toi il. Monde Numérique : [34:03] Y en aurait bientôt plus alors. Nicolas Guyon: [34:05] C'est vrai mais Sam Altman a dit quand même que tu vois pour lui Maltbook était peut-être un petit peu un phénomène de mode il a dit ça hier lors d'une conférence mais que par contre open-clos était là pour durer ça ça va durer, à condition qu'il se simplifie parce. Monde Numérique : [34:23] Qu'on a compris que pour l'instant c'était une usine à gaz pas du tout utilisable par tout le monde. Nicolas Guyon: [34:27] Et mais c'est ce qui se passe à chaque fois sur l'IA générative ça veut dire que c'est une usine à gaz inutilisable mais les premiers qui vont en bénéficier je pense que ça va être open AI, ça va être Anthropik qui vont construire certainement des produits encore, des produits sécurisés, customisés pour leur modèle d'intelligence artificielle, à partir de ce fonctionnement qui ouvre la voie et qui nous permet de nous dire, en fait, on ne cherchait pas un truc compliqué avec des agents dans le cloud qui faisaient 12 000 choses différentes. En fait, non, non. Ce que veulent les gens, ce qui marche et là où ça nous accroche, c'est d'avoir un système local, Un pour un humain qui fait des choses à notre place sur notre ordinateur, qui se souvient des choses et qui nous pingent une fois de temps en temps. Et en fait, ça nous donne la direction. Monde Numérique : [35:17] Oui, c'est ça. C'est un aperçu du nouveau monde qui s'ouvre à nous et qui sera bientôt là avec ses agents IA, avec toutes les questions que ça va poser, y compris de responsabilité. Si demain, ton agent s'en va tout seul sur X, faire du harcèlement tenir des propos absolument horribles etc. Qui sera responsable ? Est-ce que toi tu seras responsable ? Est-ce que ce sera lui ? etc. Nicolas Guyon: [35:43] Mais totalement Jérôme mais tu vois en fait ça débloque tout parce que moi j'ai fait 250 formations en entreprise sur l'intelligence artificielle depuis deux ans et demi. Ça fait toute l'année 2025 on a fait que parler des agents. Moi personnellement je ne voyais pas je ne connaissais pas je ne comprenais pas d'agents en exploitation, d'agents IA utilisés dans les entreprises. Là, d'un coup, en fait, on se rend compte qu'il y a des agents, que ça peut fonctionner, que ça peut faire gagner du temps. Et donc, c'est un nouveau monde qui s'ouvre à nous. Monde Numérique : [36:16] Oui, parce que ça peut remplacer des collaborateurs, très clairement. Nicolas Guyon: [36:22] À chaque fois qu'il y a un tweet sur X, c'est j'achète un Mac Mini, voici mon nouvel employé. C'est vraiment comme ça que c'est présenté tu as aussi quand même quelqu'un qui vient de faire un post cet après-midi juste avant qu'on se parle en disant, Sam Altman tous les milliardaires de la tech ont un groupe Whatsapp depuis un an en disant, Qui va être la première personne à créer toute seule une startup qui vaut un milliard de dollars ? One person, unicorn, compagnie. Monde Numérique : [36:56] Ça fait un moment qu'il dit ça, Sam Altman, c'est vrai. Nicolas Guyon: [36:59] Eh bien, qu'est-ce qu'on dit maintenant ? Qu'est-ce qui va être la zéro personne, milliard dollar, compagnie, évidemment créée par un agent ? Parce que ça, ça devient possible. Donc, on n'est même plus à une personne, on arrive à zéro. Ou en tout cas, à un agent. mais tu as raison, ça pose plein de questions ensuite sur la responsabilité plein de questions comme ça qu'on ne matérialisait pas, et qu'on arrive enfin à débloquer grâce à ces agents par contre attention, Nicolas Guyon: [37:29] oui je pense qu'il faut être très prudent. Monde Numérique : [37:32] Ouais bien sûr merci beaucoup Nicolas Guyon pour ce décryptage pour cette explication de texte donc écoute, il faut qu'on se reparle je ne sais pas, d'ici six mois, ça aura certainement évolué et tu nous raconteras comment tu utilises tes agents. Nicolas Guyon: [37:49] J'espère que j'en aurai plusieurs. On verra si j'ai un ou des Mac Mini à ce moment-là. En tout cas, merci beaucoup, Jérôme. Monde Numérique : [37:56] Commence ton petit élevage. Et puis, on te retrouve dans le podcast Comptoir ia, bien entendu, si on veut en savoir plus. Salut, Nicolas. Nicolas Guyon: [38:03] Merci, Jérôme. Au revoir.
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