Monde Numérique :
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0:10] Une page qui se tourne pour Apple, Tim Cook passe la main à John Ternus, l'ancien, le nouveau. Transition en douceur pour l'une des plus grosses entreprises high tech du monde. Pourquoi ce changement de patron et qu'est ce que ça va changer? On en parle cette semaine dans Monde numérique l'Hebdo. Bien entendu, notamment tout à l'heure avec Bruno Guglielminetti. Et puis l'actu de la semaine, c'est aussi OpenAI qui lance une nouvelle version de GPT et surtout un nouveau modèle de génération d'images Hyper-puissants Chatgpt Image 2.0. La France à la traîne en matière d'IA. Un seul modèle dans le top mondial, loin derrière les États-Unis et la Chine. Selon le baromètre Stanford ACA. Enfin, on évoquera cette histoire incroyable une boutique bien réelle, entièrement créée et gérée par une intelligence artificielle. C'est aux États-Unis que ça se passe. Je vais tout vous raconter.
Monde Numérique :
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1:18] Les invités de la semaine. Dans la deuxième partie de cette émission, on ira en Chine Après le semi-marathon des robots humanoïdes Chineitsang à Pékin a suivi la course. Elle nous dira où en est la robotique en Chine. Et inutile de vous dire que c'est un vrai feu d'artifice. Et on ira également de l'autre côté du monde, à Las Vegas, aux États-Unis, où se tenait cette semaine l'événement Cloud Next de Google, je reçois Anthony Sireau, vice-président de Google Cloud. Bienvenue à l'écoute de Monde numérique l'Hebdo du 25 avril 2026.
Invité :
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1:52] Monde numérique. Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
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1:58] Comment allez vous en ce début de printemps? Vous avez choisi d'écouter Monde numérique? L'Hebdo Vous avez bien fait. Merci pour votre fidélité et merci d'être là. Si c'est la première fois. Monde numérique, c'est chaque samedi 50 minutes de news, de décryptages, d'interviews. Abonnez-vous à ce podcast sur la plateforme de votre choix. Merci pour vos commentaires, vos petites étoiles cinq étoiles sur votre plateforme d'écoute Apple Podcast par exemple. Avant d'aller plus loin aussi, juste un mot pour vous dire que ce week-end, c'est le retour du Grand Débrief une fois par mois avec François Sorel et Bruno Guglielminetti. On commente l'actu tech du mois. Et ben voilà, on y est! On revient en détail sur ce passage de relais au sein d'Apple. On parle également de lunettes connectées. Il se passe énormément de choses, Ça va nous changer la vie et nous changer notre quotidien dans les années qui viennent. On vous dit tout. Et puis on évoque également l'arrivée de la voiture autonome en Europe. En tout cas les balbutiements avec Tesla qui commence à faire rouler des voitures semi-autonomes aux Pays-Bas. Voilà, ça c'est le sommaire du Grand Débrief. Mais ce sera pour dimanche 26 avril. En attendant, voici l'hebdo. Prenez votre dose d'actu tech. C'est parti!
Monde Numérique :
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3:11] C'était lundi, Lundi 20 avril, 22 h 30. En France, un communiqué d'Apple Tim Cook, CEO, annonce sa démission. Alors ça faisait un moment que la rumeur était dans l'air. Mais c'est désormais officiel. Après quinze ans à la tête de l'entreprise, près de 30 ans au sein de la compagnie fondée par Steve Jobs, Tim Cook, 65 ans, décide de passer la main. Celui à celui que la rumeur désignait d'ailleurs déjà comme son successeur potentiel. Un certain John Ternus, peu connu, voire inconnu du grand public, 50 ans, actuel responsable des produits chez Apple. La transition va se faire tout en douceur. Elle sera effective le 1ᵉʳ septembre. Tim Cook a déclaré qu'il était en pleine forme et il ne va pas partir pour se rouler les pouces parce qu'en fait, il va prendre un autre poste, tout simplement celui de président exécutif d'Apple. Sa mission sera de représenter Apple auprès notamment des décideurs politiques mondiaux.
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4:05] John Ternus, lui, fera tourner la boutique. Donc c'est un. C'est un tournant pour l'histoire de la compagnie américaine. Un tournant négocié en douceur au moment où Apple est au sommet de son art, si on peut dire. L'Entreprise qui vient de fêter ses 50 ans est au top du top de ce qu'elle peut faire, valorisée à quelque 4000 milliards de dollars, c'est un record. Ça en fait l'une des entreprises de technologie les plus puissantes du monde. Merci Tim Cook. Donc, dont le bilan est globalement très positif. La question maintenant est de savoir ce qui va se passer. John Ternus doit gérer l'après, inventer le nouvel Apple, la nouvelle vie de cette compagnie. L'An prochain, l'iPhone aura 20 ans. Y aura t il un iPhone pliant?
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4:51] Apple va t il réussir à rattraper son retard en matière d'intelligence artificielle? En tout cas, il pourra s'appuyer sur tout ce qui a été fait jusqu'à présent des revenus dans les services notamment. Particulièrement important 25 % aujourd'hui des revenus d'Apple. Ce sont des ventes de services et plus seulement du matériel. Et puis côté hardware, eh bien Apple Silicon, cette division qui fabrique les processeurs de la marque à la pomme, ce qui a permis d'intégrer encore plus la production des produits. Exactement dans la philosophie, dans le cadre de la philosophie d'origine de Steve Jobs. Voilà, il y a tellement de choses à dire à propos d'Apple d'une manière générale, de cette annonce qui est un véritable tournant, même si, encore une fois, ce n'est pas vraiment une surprise et c'est plutôt un tournant naturel. On y revient tout à l'heure, un peu plus en détails encore avec Bruno Guglielminetti dans le débrief transatlantique.
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5:44] Le reste de l'actualité, bien, c'est du côté de nos amis les intelligences artificielles que ça se passe. Quoi de neuf cette semaine? Eh bien, du nouveau du côté D'openai OpenAI, qui revient en force dans le domaine de la génération d'images par intelligence artificielle avec le lancement cette semaine de Chatgpt Image 2.01 nouveau modèle spécialement dédié à la génération d'images. Il est présenté comme le meilleur modèle du marché. Une claque ou en tout cas une volonté de concurrencer très fortement Nano Banana deux de Google. Alors qu'a t il de mieux se Chatgpt image? Et bien il est exact que les images sont absolument incroyables de de réalisme. On peut faire toutes sortes d'images, On peut générer des images qui ressemblent à des photos, on peut faire retoucher ses photos personnelles. On peut créer des. Par exemple des bandes dessinées pour faire une une invitation à 1 à 1 fête. Et puis il y a des tas de petits détails qui ont été soignés. Un meilleur rendu du texte, y compris dans des langues où chat GPT n'était pas très bon jusqu'à présent, comme le japonais, le coréen, le chinois, l'hindi ou le bengali. Bon, ça intéressera sans doute moins Les Français.
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6:55] Il est capable également, car il est malheureusement tellement performant qu'il peut permettre de faire des choses qu'il ne devrait pas. Et en l'occurrence, comme reproduire par exemple des papiers d'identité ou toutes sortes d'images pour mener des arnaques. Voilà donc ce chat GPT image 2.0, qui sera également pour des applications plus sérieuses intégrées à Codex. L'outil pour les développeurs afin par exemple de générer des brouillons d'interfaces complexes. Et puis Open. Et côté chat, GPT classique donc pour le texte a également lancé cette semaine GPT 5.51 nouvelle version du modèle du LLM, un modèle quasi autonome qui vise là encore à reprendre l'avantage face à ses concurrents Google et aussi Anthropique qui a pas mal pris du poil de la bête ces dernières semaines. GPT 5.5 présente des performances record si on en croit plusieurs benchmarks scientifiques. Le modèle est plus rapide, il est plus efficient. Il coûtera aussi plus cher. Il sera réservé aux abonnés payants avec une version pro pour les entreprises, et les tarifs API de GPT 5.5 sont carrément doublés par rapport à GPT 5.4.
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8:06] Pendant ce temps, en Chine, on parle d'IA également avec l'entreprise Deepfake qui continue de faire parler d'elle et qui vient de sortir un nouvelle version de Deepfake. C'est la version V4. Un modèle open source comme les précédentes, lancé vendredi 24 avril, qui est décliné en deux versions Deepfake V4 Pro et deepfake V4. Flash moins performant mais également moins gourmand en ressources. Les capacités agentique de Deepfake V4 Pro ont également été nettement renforcées par rapport à la génération précédente. Alors Deepfake? Rappelez vous si vous aviez raté les épisodes précédents. C'est ce modèle chinois open source qui avait été lancé en janvier 2025 et qui avait été une espèce de détonation dans le paysage parce qu'il était aussi puissant que Gemini, Chat, GPT ou Claude, tout en fonctionnant apparemment sur du modèle, sur du matériel moins performant.
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8:58] L'IA, toujours avec une étude assez intéressante, une étude qui qui a lieu tous les ans et qui émane de Stanford Institute et l'étude HPI qui monte cette année un certain nombre de choses. D'abord que les IA, si elles s'améliorent malheureusement, font toujours autant, si ce n'est plus d'hallucinations. C'est à dire qu'elles se trompent en inventant certaines choses dans leurs réponses et dans leur génération de contenu, avec un taux d'erreur qui peut atteindre dans certains cas 94 %, ce qui paraît énorme. A noter également, sur le plan plus géopolitique, la Chine qui rattrape les Etats-Unis. On le voit notamment avec cette nouvelle version de Deepfake. Et la France qui elle, est en retard. Elle est toujours dans le top cinq mondial, mais avec un seul modèle notable en 2025. Signé Mistral. C'est Mistral Large deux qui est dans la course, mais en réalité très loin derrière les 50 premiers modèles américains et les 30 premiers modèles chinois. La France est donc en retard, on peut le dire, en matière d'intelligence artificielle, à la fois sur les outils, la qualité, la performance de ces outils. Et ça s'explique aussi surtout par des retards financiers. En termes de business, les investissements restent évidemment sans commune mesure avec ce qui se passe dans les autres pays 4,3 milliards de dollars en France en 2025, contre près de 286 milliards aux Etats-Unis.
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10:25] C'est une boutique en apparence comme les autres. Un petit magasin,
Monde Numérique :
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10:28] une petite vitrine à San Francisco sur Union Street. Un genre de boutique branchée qui vend un peu de tout des bougies, des livres, des sweats à capuche ou encore de l'épicerie fine. Cette boutique s'appelle Andon Market. Et pourquoi je vous en parle? Eh bien parce qu'elle a une caractéristique très particulière cette boutique. Elle a été créée, tenez vous bien, par une intelligence artificielle. Et oui, c'est une IA qui s'appelle Luna, qui n'a pas de corps, pas de mains. Mais c'est elle qui s'est occupée de tout, d'inventer le concept de prendre un bail commercial pour installer les locaux, de régler les questions légales, de créer un site web, de souscrire un abonnement téléphonique, une connexion internet, de commander de la marchandise. Également. On lui avait donné un budget de 100 000 $ pour commencer avec l'objectif de devenir une affaire rentable. On ne sait pas encore si c'est le cas, mais en tout cas, la boutique existe. Derrière cette IA et derrière cette initiative plutôt originale une start-up, une qui s'appelle Andon Labs, qui a été créée par deux jeunes Suédois en réalité, et donc qui ont demandé à l'IA de s'occuper de tout. Mais comme ce n'est qu'une IA, elle a besoin d'humains pour faire tourner la boutique. Et bien qu'à cela ne tienne, elle a passé une annonce sur un site spécialisé pour recruter des humains, recruter des humains pour aller peindre les murs et puis surtout pour.
Monde Numérique :
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11:54] Installer les étagères, mais surtout pour faire s'occuper de la vente et s'occuper de recevoir les clients.
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12:01] Alors elle a quand même quelques petits défauts cette IA. Elle a un peu trébuché et notamment par exemple, elle a oublié de demander aux employés d'être là le jour de l'ouverture, ce qui effectivement peut poser problème. On voit donc que ce n'est pas parfait. Mais n'empêche, cette initiative absolument insolite, incroyable est pour l'instant une expérience. L'idée est de voir si une IA peut créer un business dans le monde réel, un business lucratif si possible. Et bien on verra si cette boutique perdure ou si ça fait flop. Mais en tout cas, aujourd'hui, ça y est, ça existe. l'IA peut créer du business et embaucher des humains pour les faire tourner.
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12:36] L'IA c'est fantastique, mais on le sait, pour être efficaces, elles doivent être entraînées et entraînées, notamment en observant ce que font les humains. Alors chez Meta, eh bien ils ont eu une idée. Observer attentivement les employés jusqu'à les espionner sur leurs ordinateurs. Meta a en effet décidé de déployer sur tous les ordinateurs du groupe, des petits logiciels, un petit logiciel pour surveiller tout ce qui se passe sur un poste de travail typique mouvement de souris, frappe de clavier, ouverture d'un menu à droite, à gauche, etc. Pour collecter toutes sortes de données, le programme s'appelle le modèle Capability. Initiative. C'est pour la bonne cause, bien sûr. C'est pour collecter des données d'entraînement pour améliorer les modèles d'IA. Sauf que. Eh bien, comme on peut s'en douter, ça fait un peu grincer des dents en interne. Parce qu'on n'est pas loin d'une forme de surveillance. Quelles sont les données qui seront récupérées par cet outil? À quoi pourraient elles servir? Et puis au delà de ça, c'est presque ça pose presque une question philosophique est ce que finalement, ce sont les humains qui doivent produire des données pour entraîner les IA qui ensuite risquent de les remplacer dans leur travail? C'est la question que certains commencent à se poser. D'autant que Meta a récemment annoncé pas mal de de vagues de licenciements et prévoit encore de supprimer 10 % de sa masse salariale dans les prochaines semaines.
Monde Numérique :
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14:02] Aller retour en France avec une une bad news, une mauvaise nouvelle, une cyberattaque, un piratage. Une fois de plus. Et pas n'importe quelle cyberattaque puisqu'il s'agit de l'Agence nationale des titres sécurisés. La MTS qui a été piratée. La MTS, c'est cet organisme public qui émet les cartes d'identité, les permis de conduire, etc. Donc pas n'importe quoi. Un principe un fichier qui devrait être hyper sécurisé. Mais visiblement, ce n'était pas le cas. Et des données d'état civil, Des informations liées aux comptes professionnels des citoyens français ont également été récupérés. Un hacker prétend être à l'origine de cette cyberattaque et avoir mis en vente sur le darknet 19 millions d'enregistrements concernant des citoyens français. Prénom, nom, identifiant, adresse, date de naissance, numéro de téléphone, etc. Un piratage particulièrement inquiétant. Parce qu'il touche à la vie privée. Il touche à la vie administrative des Français. Il concerne un établissement public qui normalement devrait être hyper sécurisé. Ce n'est pas le cas. Visiblement. La CNIL, la commission informatique et libertés a été alertée. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris. La conséquence très concrète de cela, malheureusement, c'est que ces données pourront servir une fois de plus à des tentatives de phishing, donc des cyber arnaques par email ou par SMS. Alors toujours le même conseil soyez prudents face à tous les messages que vous pouvez recevoir.
Monde Numérique :
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15:32] Heureusement, parfois les pirates se font attraper. Et c'est le cas cette semaine d'un hacker français. Un hacker présumé qui a été interpellé en Vendée et placé en garde à vue. Il agissait sous le pseudonyme de Hexdec et il est soupçonné d'être l'un des pirates les plus actifs du moment, avec sans doute une centaine de sites piratés à son actif, notamment un piratage qui avait fait beaucoup de bruit, celui de la Fédération des fédérations sportives et des syndicats, et également le fichier Compass qui référence tous les détenteurs d'armes à feu en France. Alors ce jeune homme, qui est il? Et bien il est jeune, 21 ans. Il était lié à la plateforme Bridge, forum spécialisée dans la revente de données volées. Et ce qui est le plus incroyable en fait, c'est que, avant d'être arrêté, il avait accordé une interview au site spécialisé ZATAZ et les réponses étaient absolument lunaires puisqu'il expliquait qu'il revendiquait son activité de pirate en expliquant qu'il faisait ça uniquement pour l'argent et rien que pour l'argent, et qu'il n'avait aucun état d'âme, qu'il était prêt à tout pirater. Bah voilà, il a joué, il a perdu, maintenant il est sous les verrous.
Monde Numérique :
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16:41] En France, encore la fin d'une polémique. Le Health Data Hub, l'immense centre de données de santé des citoyens français. Finalement, il ne sera pas hébergé par Microsoft. Rappelez vous, ça avait fait polémique lorsque ce centre, lorsque le Health Data Hub a été créé et que le gouvernement a décidé de le confier, notamment aux serveurs du géant américain Microsoft. Polémique à cause des risques d'ingérence via ce qu'on appelle le Cloud Act américain, la législation américaine qui permet en théorie aux autorités, à la justice américaine de mettre leur nez à peu près dans n'importe quel, n'importe quel document hébergé sur des serveurs de sociétés américaines. Et bien finalement, c'est un groupe français. Il s'agit de l'hébergeur français Scaleway, filiale du groupe Il y a de Xavier Niel qui assurera l'hébergement du Health Data Hub. La migration va s'effectuer entre fin 2026, fin 2026, début 2027. Et ce Health Data Hub devrait donc pour de bon entrer en service et servir à quelque chose. Et c'est à priori très utile, parce que toutes ces données doivent servir à la recherche en santé, et notamment de la recherche à l'aide de l'intelligence artificielle.
Monde Numérique :
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17:52] Allez, on termine par une petite news technico fashion, si l'on peut dire, avec Google qui a décidé de s'associer à Gucci pour lancer des lunettes connectées, des lunettes boosté à l'intelligence artificielle qui devrait voir le jour l'année prochaine. Google qui rappelez vous, avait il y a de cela déjà plusieurs années, initié et inventé les lunettes connectées avec les Google Glass. Mais ça ne s'était pas très bien passé. Les Google Glass avaient suscité un certain rejet. En s'associant avec Gucci, Google espère rendre le concept un peu plus agréable. Une marque de luxe qui fait des lunettes connectées, ça devrait sans doute rendre ce type de produit plutôt attrayant pour les consommateurs. En tous cas, si le sujet des lunettes connectées vous intéresse, parce qu'il y a énormément de choses en ce moment qui se passent dans ce domaine, et bien je renvoie également à l'émission Le Grand Débrief de monde numérique, où on parle longuement de toutes les possibilités actuelles et futures en matière de lunettes connectées.
Monde Numérique :
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18:56] Avant d'aller plus loin, un mot de Frogans, partenaire de l'Hebdo de Monde numérique en 2025, Je vous ai fait découvrir cette initiative technologique unique au monde. Une nouvelle manière de consulter et de publier du contenu en ligne. Frogans fait sortir Internet du cadre avec des sites graphiques simples, très fluides. 2026 sera une année décisive pour Frogans, qui s'adresse pour l'instant en priorité aux développeurs. Comment ça marche concrètement? Alexis Thomas, co-fondateur de Frogans.
Invité :
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19:23] Le fonctionnement de Rogaine. Du point de vue de l'utilisateur final, c'est une application sur un téléphone. Ça vient d'un store. Tout à fait traditionnel. Sur un ordinateur pareil, on télécharge un petit logiciel qui s'appelle Frogans Player, qui est disponible gratuitement, qui ne nécessite pas d'enregistrement de la part des utilisateurs et qui est distribué par par L'op3ft qui est en charge de la standardisation de Frogans.
Monde Numérique :
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19:42] Et pour en savoir plus, rendez vous sur f2, r2 fr, f2, r2 fr.
Monde Numérique :
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19:53] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal. Bruno. Cette semaine.
Invité :
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19:55] Allez, salut! Jérôme Colombain à Paris.
Monde Numérique :
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19:58] Inutile de tourner autour du pot, l'actualité a un nom, ou plutôt deux noms Tim et John. C'est la ballade de John et Tim.
Invité :
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20:09] Ça fait un an que je passais pour un fou en disant Tim Cook va bientôt prendre sa retraite et puis non, non, non.
Invité :
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20:15] Donc tu avais raison. Puis là, même Tim Cook, ben oui, puis même Tim Cook, à un moment donné.
Invité :
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20:20] A dit non, ça va prendre un bout de temps, j'irai pas à la pêche. Et puis qu'est ce qu'on apprend? C'est que finalement, il va y avoir un transfert de chaise.
Monde Numérique :
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20:28] Comment tu vois les choses de chez toi là bas, sur ton grand continent américain?
Invité :
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20:33] Ah! Je pensais que tu serais chez moi à mon appartement parce que Bah écoute.
Monde Numérique :
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20:38] Oui, par voie de conséquence, mais bon.
Invité :
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20:39] Oui, bien oui, évidemment, si on localise Écoute, je te dirais que Il était temps.
Invité :
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20:46] Ouais ok. Je pense que Tim Cook a fait son temps et et c'est un changement de garde qui.
Invité :
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20:53] Est bienvenue et ça va permettre à Apple de, je pense, de se recentrer. Parce que quand tu regardes essentiellement au legs qui est que Tim Cook lui même se donne, bon ben évidemment, il y a le clin d'œil à l'échec du, Apple Maps qui qui n'aurait pas dû être sorti.
Monde Numérique :
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21:14] Oui. Alors ça c'est tu as fait un article là dessus, c'est intéressant. Où il revient, il explique que c'est en 2012.
Invité :
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21:20] Ouais, puis le produit était pas prêt.
Monde Numérique :
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21:21] S'il doit retenir une erreur au cours de son règne, on va dire c'est le lancement d'Apple Maps. Donc le truc de navigation d'Apple qui a été un carnage, on s'en souvient puisque pendant des mois, des mois et des mois, Apple Maps ne marchait pas. Il nous. C'était horrible. Enfin, il y avait.
Invité :
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21:39] Ce n'était pas à la hauteur de ce que Apple normalement, propose à ses utilisateurs. Il y a ça. Mais de l'autre côté, j'avoue qu'il a raison. Je pense que son plus grand legs qu'il a fait à la société, pour ne pas dire l'humanité, c'est l'Apple Watch. Parce que du moment que l'Apple Watch est entrée dans le marché, là, ça a commencé à bouger. Il y avait déjà des montres intelligentes, on s'entend, mais rien comme ce qu'on a aujourd'hui. Et ça, c'est grâce à Apple Watch. Ils ont pris le marché avec ça. Mais tout le volet I santé, ben c'est grâce à eux si aujourd'hui on a des services, il y a des fonctionnalités qui existent chez eux d'abord, mais aussi chez la compétition. C'est parce que eux ont mené la parade, ont tiré la compétition, puis il faut lui donner le crédit de ça. Il a fait beaucoup pour pour ce créneau de marché là.
Monde Numérique :
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22:33] On a beaucoup dit qu'Apple n'innovait plus depuis l'iPhone ou même depuis l'iPad et l'Apple Watch. C'est le cas prouve le contraire. Et je pense qu'il y a une autre innovation qui restera au crédit de Tim Cook, c'est Apple Silicon.
Monde Numérique :
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22:53] C'est à dire que c'est quelque chose qui se voit moins, mais qui a certainement, qui marque certainement un tournant pour Apple et qui surtout le met sur des rails hyper vertueux pour le futur. C'est à dire que désormais, Apple a encore plus intégré et a étalé, a poussé son son concept d'intégration complète encore plus loin puisque désormais il design eux même leurs processeurs pour que ce soit complètement en phase avec leurs produits, leur matériel, leurs logiciels, etc. Et là, c'est fou parce que c'est vraiment la continuité de la vision de Steve Jobs qui intégrait le matériel et le logiciel. Donc avec Tim Cook, on est allé encore plus loin puisque la pièce maîtresse qui jusqu'à présent était fabriquée par d'autres ou en tout cas était conçue par d'autres, et bien désormais est conçue en interne. Et en plus elle a des points forts cette ces processeurs M1, M2, M3, etc. Et tous ceux qui viendront, ils ont un point fort qui est assez paradoxal, mais c'est leur puissance de traitement et leur optimisation pour l'intelligence artificielle. Et je dis que c'est paradoxal parce qu'on sait que Apple, et on l'a souvent dit toi et moi.
Monde Numérique :
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24:05] Apple est très en retard en matière d'IA aujourd'hui, aujourd'hui, mais ils ont déjà, des assets, enfin vraiment des atouts pour rattraper leur retard et en tout cas pour totalement coller à aux générations de produits qui seront boostés à l'intelligence artificielle dans le futur. Parce que c'est plus là, elles peuvent faire tourner des modèles d'IA localement
Monde Numérique :
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24:25] à l'intérieur des produits.
Invité :
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24:27] Et la preuve c'est que les mini, les mini Mac comme j'aime bien les appeler, ben on en trouve plus sur le marché. Pourquoi? Parce que la plupart des gens qui veulent faire tourner des IA en local, ben ils vont acheter ces petites briques là, ils les mettent sur le coin, puis ils ont une IA locale qui est hyper sécurisée et qui est très performante. Mais au même moment où tu as raison, ils ont travaillé fort sur la quincaillerie et chapeau à eux. De l'autre côté, sous la gouverne de Tim Cook. Pis ça va se poursuivre encore, au moins pendant un an sous la nouvelle direction. C'est l'ouverture à un tiers. Tu le disais, tout le dossier de l'IA jusqu'à maintenant, là, tout était fait à la maison. Et puis, quand on n'avait pas, on achetait une compagnie et ça devenait du matériel, du savoir maison. Mais là, tout le domaine de l'Apple Intelligence qui maintenant est développé, a en grande partie par les gens de Google, avec évidemment l'assistanat des gens d'Apple pour pour donner la touche et la saveur et mettre ça dans un dans l'environnement Apple. Ça c'est quelque chose de gros. Et ça, on n'avait jamais vu ça auparavant. Et moi, j'ai hâte de voir comment la nouvelle administration va travailler avec ce dossier là, parce qu'on a ouvert une porte immense pour reprendre le retard que tu soulignais. Mais là, qu'est-ce qu'on va faire? Est-ce qu'on va rattraper le temps puis après on va refermer les portes? Je ne sais pas.
Monde Numérique :
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25:49] Sinon Bruno, qu'est ce qu'on a d'autre sur le feu cette semaine?
Invité :
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25:53] Écoute, on a le choix. Il y a toutes ces histoires d'éditeurs de Dia, je pense à Anthropique, je pense à OpenAI qui sont presque en train d'apeuré. On est dans un moment où on a l'impression qu'on est en train de faire peur au public en général, en disant vous savez, nos IA sont très puissantes, mais vraiment très puissantes, mais tellement puissantes qu'on ne va pas les sortir.
Invité :
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26:20] Tu penses à Mito? Mais elles sont vraiment puissantes. Et là ça fait que tout le monde a peur.
Invité :
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26:24] Oui, exactement. Et là ça fait que tout le monde a peur en se disant Non mais c'est quoi? C'est la catastrophe, c'est Terminator 4.0 qui est en train d'attendre de sortir de l'usine.
Monde Numérique :
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26:34] Ouais, alors il faut remettre un peu l'église au milieu du village, Mais la pâte dans le tube, Non, non non mais de quoi on parle? On parle donc de ce cet outil Mito, ce modèle d'entropie qui est dédié à la cybersécurité. Donc c'est un truc qui paraît, il est hyper puissant pour aller examiner du code informatique et aller détecter des failles de sécurité, et y compris ce qu'on appelle les failles zero-day, c'est à dire qui n'ont jamais été exploitées et jamais découvert avant.
Invité :
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27:05] Et quand tu dis il paraît que oui, ça a été confirmé, il y a des entreprises qui l'ont utilisé, des éditeurs de logiciels parmi les plus grands, et effectivement, ils ont trouvé des cochonneries dans leur code qu'aucun ingénieur avait trouvé. Donc, ça, c'est prouvé que c'est efficace dans le domaine. Ouais, ouais. Puis il y a aussi. Puis eux, ils passent quand même un mauvais quart d'heure au niveau de la. En tout cas, quand on regarde au niveau des relations publiques, parce que. Il y a. Bon, ce qu'on a connu à la fin février, début mars, là où il y avait eu cette, discussion et que le ton avait levé entre le Pentagone et eux par rapport à l'utilisation de leur matériel, il était sorti, il passait pour le chevalier blanc, on peinait à rentrer, il passait pour le chevalier noir. Et puis là, après, bon, c'est resté comme ça pendant un bout de temps. Sauf que tranquillement, pas vite, on est en train de se rendre compte qu'il y a quand même entre avec Anthropique et certaines agences américaines qui utilisent toujours ces produits là. On le voyait pendant cette semaine là, il y a plusieurs agences qui l'utilisent, et là on est en train de voir selon.
Monde Numérique :
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28:00] J'utilise Mytho? Oui.
Invité :
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28:01] Oui. Et là ce qu'on est en train de savoir, c'est qu'il y a des discussions maintenant qui sont repartis avec la Maison-Blanche pour que assurer que finalement on retrouve une position qui fasse plaisir aux deux parties. Alors, à un moment donné, moi, j'ai l'impression que, dans trois peut être six mois ou à l'automne, on va se rendre compte que finalement, ben anthropique, c'était qu'une énorme campagne de relations publiques et que finalement ce sont des gens à regarder d'un œil en coin comme les autres dans ce domaine là.
Monde Numérique :
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28:31] Exactement. Moi je pense qu'il y a beaucoup de choses qui nous échappent dans ce dans toute cette histoire là. Il y a des allers retours un peu bizarres, c'est vrai, ils se font blacklister et puis ils reviennent, etc. Il y a énormément de ils sont, ils sont un peu en panique, on a l'impression, ils ont investi des milliers, des centaines de millions, des milliards, etc. Et c'est un gouffre. Il faut qu'ils continuent à investir et en même temps, ils doivent avoir tous qu'une seule obsession, c'est qui sera le vainqueur ou qui seront les quelques vainqueurs, sachant qu'il y en aura sans doute pas des dizaines. Et du coup, ils sont, ils sont, ils sont en panique et tous les coups sont permis. Et alors? Dario Maudet, Oui, il veut passer pour le type qui. Le chevalier blanc et qui fait peur à tout le monde. Mais c'est plutôt pour dire freiner les autres parce que sinon on va à la catastrophe.
Invité :
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29:24] En plus que Ellen Musk faisait au début quand elle est arrivée en disant Ils.
Invité :
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29:26] Exactement. Exactement. De quoi parles tu Bruno, cette semaine dans ton carnet? Ah bah écoute, moi je me suis gâtée cette semaine. Je parle notamment avec Alexandre Teodorescu qui est un des des élus. Il est dans l'exécutif de la ville de Montréal et eux sont lancés et je trouve ça chouette. Je voulais absolument en parler. Ils ont lancé une grande un défi aux startups de la grande région montréalaise qui pourrait revenir, relever le défi, donc, de colmater ou de régler des problèmes de la ville de Montréal au niveau de la mobilité. Tu sais que, en Amérique du Nord, mais peut être dans le monde, on est la capitale du cône jaune ou orange, dépendamment du secteur où on les retrouve, un peu partout sur les routes, parce qu'ils sont toujours.
Invité :
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29:28] Sont très dangereux eux! Ben oui, mais toi t'es pas tellement mieux.
Invité :
[
30:13] Ah le cône! Ah oui, oui, d'accord, parce qu'il y a tout le temps des travaux. Ouais. Ouais, parce qu'il y a des travaux. Exactement. Et donc évidemment, on veut s'en sortir de ça. Il y a des gens qui ont des idées, sauf qu'ils ne sont pas à la ville. Alors là, la ville a décidé ben, on fait appel à vous. Alors ils vont travailler pendant six mois pour essayer de résoudre des. Et c'est intelligent parce qu'ils ne font pas ça à la grandeur de la ville de Montréal, ces entreprises là qui vont venir travailler, vont travailler vraiment dans le centre ville de Montréal et donc se concentrer là dessus.
Invité :
[
30:13] On est toujours en train de, tu vois, tu reconnais?
Monde Numérique :
[
30:38] D'accord. Ouais. Rue Sainte-Catherine, tout ça. Voilà. Ouais ouais.
Invité :
[
30:41] Exactement. Et si ça fonctionne bien, là, après on va essayer de recopier les trucs. Sinon, je parle avec Carl-edwin Michel qui est le grand, qui est un collègue à moi sur mon carnet, mais qui est aussi le producteur, le grand producteur des Canadian Games Awards à Toronto. Alors on parle de cette célébration de l'industrie du jeu vidéo, Ça va être encore gros cette année, ça va être diffusé en ligne et aussi il va y avoir une salle pleine de gens bien habillés pour recevoir des prix. Alors, ça, ça vaut de l'or.
Monde Numérique :
[
31:09] Ouais. Mais vous êtes des psychopathes du jeu vidéo, vous.
Invité :
[
31:12] Ouais. Je ne dirais pas ça comme ça, mais je vois où tu veux aller. Oui, sinon, je termine sur quelque chose qui va peut être interpellé parce que là, je fais appel à toi, le parent et à ceux qui nous écoutent. Je parle avec un des signataires d'une lettre, ce sont des parents. Ce sont sept parents qui se sont emparés de la problématique de l'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes. Et donc là, ils veulent vraiment que les gouvernements, que ce soit le fédéral ou provincial, prennent le dossier en main et règlent la question pour faire comme les Français, comme les Australiens et donc de régler cette situation là.
Monde Numérique :
[
31:47] Bah oui, je sais qu'on a réglé la question. Si tu savais. On n'a rien.
Invité :
[
31:51] Non. Ben justement non, je le sais.
Monde Numérique :
[
31:52] On n'a rien réglé du tout, je te signale.
Invité :
[
31:54] Et la blague, je voyais ça dans un une publication sur les réseaux sociaux, c'est genre une grande pelouse avec un petit sentier qui lui a été cimenté et il y a une clôture sur la partie cimentée, mais sur le côté des deux côtés, c'est libre. Alors c'est un peu ça ce qu'on veut faire. Ils sont pas cons les jeunes, Si on leur empêche d'aller là, ils vont aller à côté puis ça va faire la même chose.
Monde Numérique :
[
32:16] Et vous allez à côté? Ouais bien sûr.
Invité :
[
32:18] Ouais, Alors c'est ça, ce sont les sujets dans mon carnet, notamment cette semaine.
Monde Numérique :
[
32:23] Et bien écoute, ça donne envie tout ça mon cher Bruno. Donc je souhaite une bonne fin de podcast à tes auditeurs et puis je te dis à bientôt et notamment très vite dans le Grand Débrief. J'en profite pour faire de la pub.
Invité :
[
32:36] Écoute, laisse moi le temps d'aller dormir, puis je suis là demain. Salut. Bye.
Monde Numérique :
[
32:40] Allez, va vite dormir, repose toi ça!
Invité :
[
32:52] Monde numérique Le meilleur de la tech.
Monde Numérique :
[
33:02] De l'IA argentique partout, notamment dans la suite bureautique de Google. C'est ce qui a été annoncé cette semaine à Las Vegas. On va y revenir tout à l'heure avec mon invité, le vice président de Google Cloud. Mais avant cela, c'est de l'autre côté de la planète que l'on parle tout de suite. En Chine, à Pékin, où, vous le savez, récemment, les robots ont battu les humains. Bonjour Chan Windsong.
Invité :
[
33:33] Bonjour Jérôme, merci pour l'invitation.
Monde Numérique :
[
33:35] Journaliste à China Global Television Network en Chine. Ravi de te recevoir à nouveau dans Monde numérique. Tu étais chez lui il y a quelques jours, le 19 avril pour être précis, à Pékin, pour assister à cette assez étonnante course de robots. Alors, ce n'est pas la première course de robots. Là, c'était un semi-marathon, mais les robots ont excellé puisque ça y est, les robots sont plus rapides que les humains. En fait, les robots qui courent, qui font de la course à pied sont plus rapides que les humains. Maintenant, on peut le dire.
Invité :
[
34:06] Exactement, c'est très étonnant. Et cette fois ci, moi j'étais parmi la foule aussi pour observer ces robots et tout le monde dit tout le monde ont vraiment dit waouh! Ça a été tellement vite que personne n'attendait cette vitesse parce que.
Monde Numérique :
[
34:19] 50 minutes pour pour faire les 21 kilomètres des 21 kilomètres du semi-marathon.
Invité :
[
34:26] C'est ça, c'est 50 minutes, 26 secondes plus précis. Et en fait, ce résultat dépasse déjà le record du monde masculin du semi-marathon, donc établi à 57 minutes et 20 secondes par le champion ougandais Jakob Kipli Moe, et lors d'un semi-marathon de Lisbonne en mars dernier. Et donc. Mais ce qui est intéressant, c'est que cette fois ci, quand on voit courir les robots, il y a aussi des personnes, des vrais humains qui courent à côté. Donc c'est magnifique parce que vous avez d'un côté les foules qui qui encouragent
Invité :
[
34:58] Ouais. les coureurs, les vrais coureurs et puis de l'autre côté de la sur la piste, vous avez.
Invité :
[
35:04] Des tous ceux de la foule qui commentent les robots, comment ils se présentent, est-ce qu'ils ont bien joué? Est-ce qu'ils courent bien, est-ce qu'ils courent élégamment ou pas?
Monde Numérique :
[
35:14] D'accord. Oui, parce que c'est vrai qu'alors il y en a. C'est très élégant. Il y en a d'autres, c'est un peu plus acrobatique. Il y en a même qui s'écroulent dès la ligne de départ. Il y a vraiment de tout en réalité.
Invité :
[
35:27] Il y a vraiment de tout et c'est aussi ce qui est très impressionnant cette fois ci de voir ce changement d'échelle. Parce que l'an dernier. L'année 2025, il y a eu une vingtaine d'équipes qui ont participé et cette année, on a déjà passé à plus de 100 équipes, avec même la présence de plusieurs équipes étrangères. Là, il y a deux équipes qui sont en lien avec la France. Il y a une qui est, réalisée avec une équipe de Paris-Saclay et une autre avec une équipe conjointe, une équipe entre une université chinoise et une université française qui est aussi Paris-Saclay. Donc en fait, mes collègues ont eu la chance de les interviewer, mes collègues pour la chaîne anglaise, et puis ils m'ont dit en fait, eux, ils ont également utilisé les robots chinois. Mais bien sûr, c'est le modèle français qu'ils ont implémenté dedans.
Monde Numérique :
[
36:17] Du hardware chinois et du software français. En fait.
Invité :
[
36:20] Français? Exactement. Et donc là, on n'est plus du tout dans une simple démonstration expérimentale comme l'année dernière. Ça apparaît comme un véritable écosystème. Aujourd'hui, il y a de plus en plus de personnes qui parlent de non seulement le robot, mais aussi toute l'industrie autour du robot, une industrie déjà structurée.
Invité :
[
36:37] Des robots compétitive, une industrie très large. Et puis aussi, bien sûr, les performances. Cette année, tout le monde a été vraiment impressionné par la vitesse. Comment un robot peut courir si vite que ça? Et puis aussi, cette fois ci, l'ambiance a aussi changé. Je me rappelle encore. J'étais autour de moi, j'avais autour de moi des foules. Ce sont vraiment les parents des jeunes parents, des des parents plus âgés qui viennent avec leurs enfants, leurs enfants de deux ou trois ans, qui viennent interagir avec les robots. Parce que non seulement vous avez des robots qui courent sur la piste, vous avez aussi des robots qui sont à côté, qui chantent, qui dansent, qui font des robots de service. Et il y a aussi des robots, par exemple, qui dansent ensemble avec échographie bien établi en avance. Donc je pense que c'est aussi impressionnant de voir ces jeunes enfants chinois de comment c'était le plus bas âge, a commencé à interagir avec ces robots aussi, ces robots tout petits mais tellement mignons. Et puis déjà ça a attiré beaucoup de monde aussi. Les Le regard étranger. Cette fois-ci, on a vu une couverture très importante des médias étrangers. Et puis bien sûr, les Chinois. Tout le monde était très attentif aux résultats de cette course parce que je pense que derrière, ça peut.
Invité :
[
37:54] Dire qu'il y a un potentiel dans le développement de toutes les technologies liées à ce semi marathon des robots humanoïdes, parce que d'ailleurs ce n'est pas le but. Je ne pense pas que ce soit de voir quels robots courir le plus vite, mais comment commercialiser, comment développer les technologies qui sont liées à ces robots humanoïdes.
Monde Numérique :
[
38:17] Oui oui, Tu parles de l'accueil, notamment autour de la course. Les gens, les enfants qui sont enthousiastes, etc. Donc il y a une réaction positive vis à vis des robots. Mais s'il n'y a pas aussi de la part de certains, un peu de crainte d'un monde qui change. Voilà. Est ce qu'il y a des réticences? Est ce que certains se disent au contraire, un peu effrayés par tout ça?
Invité :
[
38:45] Là, on ne voit pas. De mon côté, je pense que les gens sont plutôt intéressés ou très. Très impressionnés par ce phénomène des robots en Chine en ce moment, beaucoup parlent.
Monde Numérique :
[
38:56] Ils voient le côté pratique à quoi ça, à quoi ça va pouvoir servir?
Invité :
[
39:01] Beaucoup parlent de ces robots intelligents qui peuvent leur aider à rendre leur vie plus efficace, leur travail plus efficace. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a certaines personnes qui expriment cette inquiétude pour les robots parce qu'ils se disent si un jour les robots deviennent trop intelligents, alors à quoi je sers? À quoi nous servons dans la vie au quotidien? Ça veut dire que s'il est suffisamment intelligent, il va pouvoir remplacer peut être mon travail. C'est vraiment la crainte aujourd'hui qui est partagée. Je pense que non seulement dans la société chinoise, mais aussi dans la société du monde entier, en se disant que nous avons investi pour inventer, pour fabriquer un robot humanoïde aussi intelligent, aussi puissant et peut être aussi beau dans le futur. On peut l'imaginer avec si on lui installe les cheveux, si on lui donne une peau mate et jolie. Et donc dans ce cas là, à quoi sert un homme ou une femme? Bien sûr. Donc je pense que c'est aussi une question qui est posée dans la société, mais je pense que peut être au fur et à mesure du développement de la technologie, on voit déjà émerger de nouveaux, de nouveaux types de travail, de nouvelles professions.
Invité :
[
40:13] Par exemple, aujourd'hui en Chine, il y a une très forte demande du côté de l'intelligence artificielle dans les universités, de recruter davantage des étudiants dans la piste de la technologie et l'intelligence artificielle. Donc, je pense qu'au fur et à mesure que la technologie se développe, il y aura davantage de surprises pour les êtres humains et aussi ça offrira davantage d'opportunités pour la jeune génération et bien sûr pour la personne, pour les personnes plus âgées.
Invité :
[
40:43] Il se contente peut être déjà de bien maîtriser cette nouvelle technologie. Et je pense que ce qui est aussi une bonne chose, c'est que cela pouvoir va pouvoir les libérer de quelque, travail au quotidien pour eux qui sont peut être un peu ennuyeux et qui vont pouvoir se concentrer davantage d'énergie et de temps dans les sujets qui les intéressent vraiment, dans la littérature, dans le poème, dans la nature.
Invité :
[
41:12] Plus de temps libre. D'avoir plus de temps de faire ce qu'ils veulent dans la vie, donc vraiment de vivre.
Invité :
[
41:18] Et c'est aussi ce qui est intéressant, c'est que, en ce moment en Chine, dans la sphère académique, il y a une, nouvelle tendance en disant que, en fait, finalement, aujourd'hui, qui peuvent gagner et qui peuvent s'en sortir gagnant dans cette ère de l'intelligence artificielle, ce serait les gens qui auraient appris la littérature, qui auraient appris la science humaine, parce que ce sont eux qui comprennent le mieux les émotions des êtres humains. Ce sont eux qui captent vraiment ce que les machines ne peuvent pas comprendre. Donc je pense que c'est aussi ça un peu le côté de devenir plus humain nous même, de devenir plus sensible à tout ce qui est le détail dans notre vie au quotidien et de la nature. Je pense que c'est aussi de ce côté là que la Chine souhaiterait de se développer. Et c'est aussi ça, à partir du moment où vous avez une machine qui est plus intelligente, qui est plus rapide, qui est plus puissante et qui court beaucoup plus vite que vous, et bien qu'est ce qu'on va faire? C'est de revenir sur nous-mêmes et de réévaluer la valeur d'être humain. Donc, je pense que ça serait une nouvelle dimension philosophique qui est posée à l'être humain.
Monde Numérique :
[
42:28] Et bien merci pour cette pensée, cette parole philosophique. Shane Wilson On va vous laisser tester tout ça et puis on regardera comment ça se passe chez vous avant de faire la même chose chez nous, comme ça. OK. Mais merci beaucoup. Je rappelle donc que tu travailles pour China Global Television Network, et on était ravis de t'avoir depuis la Chine.
Invité :
[
42:51] Merci, Jérôme.
Monde Numérique :
[
42:52] Et pour retrouver cette interview en intégralité, rendez vous la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique.
Monde Numérique :
[
43:04] Bonjour Anthony Sirot, vous êtes vice président Europe du Sud chez Google Cloud, Google qui organisait cette semaine à Las Vegas son événement Cloud Next 2026, un rendez-vous international dédié aux technologies cloud. Comme son nom l'indique, vous êtes sur place et beaucoup d'annonces cette année. Des annonces. Alors il y a des annonces grand public et il y a des annonces, plus destinées aux entreprises. Si vous êtes d'accord, je propose qu'on commence peut-être par le grand public. Il y a eu pas mal de choses, notamment qui ont été dévoilées et qui concernent tous les utilisateurs de Google, notamment des outils bureautiques de Google. Vous allez mettre de l'IA partout si on a bien compris.
Invité :
[
43:46] Oui, absolument. On a notamment annoncé ce qui s'appelle Workspace Intelligence. En fait, ça revient à un peu casser les silos dans nos différentes briques. Workspace Quand vous êtes un client de Google Workspace, vous avez Gmail, vous avez Google Drive, vous avez le chat. Et en fait, on va infuser l'intelligence artificielle pour qu'elle comprenne ce que vous faites à toutes les étapes. Par exemple, quand vous créez un document, il va falloir stocker ce document. Il faudra que l'intelligence artificielle Gemini se souvienne de toutes ces tâches qui ont été, qui ont été effectuées pour l'utilisateur. Par exemple, quand vous allez vous connecter le matin, vous allez avoir une fonction Gemini dans le chat qui va vous dire voilà, aujourd'hui, parce que ça va regarder votre agenda justement, c'est transverse, ça va regarder dans vos emails, ça va regarder dans les différentes personnes qui vont vous ont demandé de faire quelque chose, et le chat va vous dire Voilà votre aujourd'hui, voilà ce que vous devez faire. Donc, on voit tout de suite pour le grand public, en fait, l'avantage d'avoir un assistant quasi personnel qui va parcourir un peu toute votre vie dans la bureautique Google pour vous amener de la valeur en fait.
Monde Numérique :
[
44:46] Ça parait super en apparence. Est ce que ça ne pose pas un peu des problèmes de vie privée, d'accès aux données? Parce que là, il faut qu'on il faut qu'on donne accès à toutes nos données personnelles finalement, à tous nos échanges de de documents, de mails, etc.
Invité :
[
45:02] Alors je dirais comme toujours, c'est vous qui choisissez. C'est à dire que quand, quand vous allez activer ces fonctionnalités intelligentes, vous allez choisir de donner ou non accès à la machine, à votre drive, à votre chat, à votre email, etc. Le point est que quand vous êtes un utilisateur payant, une entreprise, typiquement vous avez votre propre environnement et évidemment que les données qui sont vos données restent vos données. C'est à dire quand on n'utilise pas ces données, par exemple, pour entraîner nos propres modèles d'intelligence artificielle. Donc, on est vraiment sur quelque chose qui est encapsulé, qui est pour vous, qui est pour le monde de l'entreprise, avec un engagement de notre part, que ces données ne sont pas utilisées ni par nous, ni par qui que ce soit, qui que ce soit d'autre.
Monde Numérique :
[
45:49] Alors ça, c'est pour les annonces grand public. Anthony Siro Il y a l'autre volet qui est plus entreprise cette fois, avec là encore beaucoup d'annonces et notamment un nouveau concept que vous mettez en avant qui est celui de l'entreprise argentique. De quoi? En quoi ça consiste exactement?
Invité :
[
46:07] En fait, on a trois, trois grands volets en fait, qui sont attendus par les par les entreprises. Le premier sujet, c'est d'améliorer les processus de l'entreprise. Donc, comment est ce que, dans ce que je fais, dans mes opérations quotidiennes, comment je peux, à base d'agents, finalement, utiliser tout ce qui est tâches répétitives, améliorer ma supply chain, améliorer la gestion de de la demande de mes clients. Tous ces sujets là, vraiment, qui sont l'intérieur du système d'information de l'entreprise. Il y a beaucoup d'attentes sur l'optimisation, la simplification, la modernisation, donc la transformation en fait à base des à des entreprises. Ça, c'est un premier axe. Le deuxième axe, c'est sur le business des entreprises qui, elles, vendent des choses. C'est comment j'utilise les rails pour vendre plus ou vendre mieux. C'est à dire comment dans mes activités internet, comment j'ai un taux de conversion qui est supérieur auprès de mes utilisateurs. Et le troisième volet, c'est les employés. Comment j'améliore finalement le quotidien de mes employés.
Invité :
[
47:09] Comment j'améliore leur productivité, Donc sur tout ce qui est tâches répétitives, c'est aussi un peu ce qu'on discutait tout à l'heure sur l'aspect grand public, comment je leur donne des outils pour qu'au quotidien, bah voilà, quand ils ont une présentation à faire, quand ils ont besoin d'un dashboard, plutôt que de passer une demi-journée, voire une journée à faire des slides avec un talk to my data en utilisant le langage naturel. Ils vont demander à ce que la machine finalement génère les slides, génère un tableau de bord pour leur pour leur direction. Donc on a vraiment trois grands volets. Donc, le système argentique doit permettre aux entreprises et donc aux utilisateurs, aux utilisateurs de créer des agents par rapport à leurs besoins, mais aussi de. Parce que des agents, il va y en avoir des tonnes. Du coup, il y aura des agents pour vendre, des agents pour optimiser, Ces agents vont devenir des milliers d'agents. Donc, ce qu'on a aussi annoncé, c'est il va falloir gouverner ces agents, il va falloir réguler ces agents. Tout à l'heure, on disait qu'ils ont des droits et des devoirs, ils ont une identité. Donc il faut savoir ce que font ces agents, à quoi ils servent et comment, sur des milliers, voire même des dizaines de milliers d'agents je vais avoir finalement dans ce dans ce bruit d'agents, je vais avoir le contrôle. Donc, nous, on veut aussi aider les entreprises à garder le contrôle de ces agents et à savoir ce qui s'y passe en fait. Donc voilà, c'est un peu c'est un peu une séquence complète de je crée mes agents, je régule mes agents, je les gouverne, et tout ça dans un dans un environnement qui est totalement sécurisé, en évitant effectivement que mes données soient accessibles à travers ces mêmes agents.
Monde Numérique :
[
48:39] Et vous dites que les entreprises pourront créer leurs propres agents.
Invité :
[
48:43] Ah oui, on a ça. Mais par exemple, on a des grandes sociétés de services avec lesquelles on travaille, qui ont des moteurs d'automatisation, des propositions. Donc, ils ont l'habitude de faire des propositions tous les jours dans tous les métiers, ont fait des propositions commerciales, des devis, ce genre de choses, tout ça. Pas mal de sociétés ont déjà développé des agents pour générer des propositions. Alors c'est pas juste simplement de changer le nom et l'adresse, c'est à dire que on est basé sur sans précédent devis ou propositions qui ont été faites, et on en tire un bon devis par rapport à une consultation qu'on a reçue par exemple. Et même nous, on reçoit des consultations des ce qu'on appelle des RFP, des request for proposal en bon français, et on a l'habitude de. On passe deux, trois jours à y répondre d'habitude. Là, moi, les équipes, elles passent une à 2 h maintenant à répondre puisque ça va bien évidemment donner un bon format, mais surtout prendre les informations sur les produits, le pricing des produits, mettre tout ça dans les cases. Souvent, on reçoit aussi des tableurs associés à ça. Donc on voit que c'est un cas simple des sociétés qui auto remplissent finalement tous ces phénomènes de réponse à appel d'offres. Ça, c'est un agent qui est très populaire. Vous avez aussi des agents ou vous allez avoir besoin de connaître.
Invité :
[
49:57] Le taux d'utilisation à tel endroit de la planète de vos équipes, qui est sur le qui est sur le banc de touche actuellement, qui n'a pas de projet pour peut être pouvoir aussi les réaffecter à d'autres endroits. Donc ça, ça amène beaucoup de productivité dans les dans les entreprises. En fait, ce type d'agent, donc il y a vraiment les agents que les sociétés vont construire, mais il y a aussi des agents que vous allez trouver sur l'étagère. C'est aussi ce qu'on a annoncé. On a annoncé une marketplace d'agents au sein de de notre produit Flagship, qui est Gemini Enterprise, où vous allez avoir tous les grands éditeurs du marché, donc les forces SAP Services Now et Workday qui vont proposer des agents pour notre plateforme. C'est à dire quand vous allez vouloir finalement vous connecter avec votre votre workday pour trouver des informations de ressources humaines, de paye, de congés et ce genre de choses. Typiquement, vous demandez à la machine combien de jours de congés il me reste, plutôt que d'aller cliquer 52 fois avant de trouver le nombre de congés, de jours, de congés qui est qui reste accessible, vous voyez? Donc on va automatiser toutes les tâches et les rendre utilisables en langage naturel par par tout un chacun.
Monde Numérique :
[
51:03] Merci beaucoup. Anthony Sirault, vice-président Europe du Sud de Google Cloud.
Monde Numérique :
[
51:18] C'est la fin de cet épisode de l'Hebdo du 25 avril 2026. Merci de l'avoir suivi jusqu'au bout. J'espère que ça vous aura intéressé comme d'habitude, à noter que les interviews et aussi le débrief transatlantique sont à retrouver en version intégrale, parce que là, c'est des versions optimisées on va dire, à retrouver donc en version intégrale, en épisodes séparés. La semaine prochaine, sur le fil du podcast Monde numérique et monde numérique, c'est aussi la chaîne YouTube de Monde numérique. Vous êtes de plus en plus nombreux à regarder les vidéos que je vous propose des interviews, des reportages, des chroniques, des des actus également donc n'hésitez pas! Et puis n'hésitez pas non plus à laisser des commentaires. On se retrouve la semaine prochaine, On ne s'arrête jamais. Monde numérique, ça continue et c'est un épisode par jour ou presque. Et d'ailleurs ce week-end, ça continue aussi avec ce dimanche 27 avril, nouvel épisode du Grand Débrief avec François Sorel, Bruno Guglielminetti. On passe en revue l'actu tech du mois écoulé pendant 1 h et donc on parle d'Apple, on parle de lunettes connectées et on parle de voitures autonomes. Un épisode à ne pas rater!
Monde Numérique :
[
52:35] Passez une très bonne semaine pleine de tech. Salut!