📆 L'HEBDO 24/01 - Davos 2026 : comment l'IA redessine le monde
Maison Connectée24 janvier 202650:22

📆 L'HEBDO 24/01 - Davos 2026 : comment l'IA redessine le monde

À Davos, les géants de la tech ont donné le ton pour l’année à venir : intelligence artificielle, robots, emploi et souveraineté numérique. Entre annonces spectaculaires, promesses et zones d’ombre, décryptage d’une semaine où la technologie s’est imposée au sommet du pouvoir.

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Davos 2026 : l’IA devient une infrastructure mondiale

Au Forum économique mondial, les patrons de la tech – de NVIDIA à Microsoft, en passant par Google DeepMind et Tesla – ont occupé le devant de la scène. Ils décrivent une intelligence artificielle devenue une infrastructure stratégique, comparable à l’électricité ou aux télécoms, au cœur d’enjeux industriels, sociaux et géopolitiques majeurs. Robots plus nombreux que les humains, super-IA imminente et transformation du travail : des prédictions qui interrogent autant qu’elles fascinent.

Apple et OpenAI : la course aux assistants IA personnels

Apple travaillerait sur un nouvel objet connecté, un assistant IA à porter sur soi, tandis qu’OpenAI préparerait un appareil dédié à ChatGPT pour s’affranchir des smartphones et ordinateurs existants. Deux visions concurrentes d’une même ambition : donner un corps à l’IA et l’installer dans le quotidien, au-delà des écrans traditionnels.

Kyutai veut redonner la voix aux personnes handicapées

Le laboratoire Kyutai dévoile Invincible Voice, une technologie d’IA capable de reconstruire la voix de personnes atteintes de la maladie de Charcot. Une avancée majeure, open source, qui ouvre la voie à de nouveaux usages médicaux et redonne une dimension profondément humaine à l’intelligence artificielle (écouter aussi : L’IA qui parle (et écoute) en temps réel).

ChatGPT s'ouvre à la publicité

La publicité s’invite progressivement dans ChatGPT, d’abord pour les utilisateurs gratuits. Dans le même temps, une étude de l’APEC révèle l’engouement des cadres français pour l’outil, devenu un allié du travail intellectuel. Un paradoxe entre monétisation, adoption massive et coûts colossaux de l’IA générative.

Télécoms : les Chinois dans le collimateur de l'Europe

L’Europe veut écarter Huawei et ZTE des réseaux télécoms pour des raisons géopolitiques et de cybersécurité.

Gros plan sur le supercalculateur Alice Recoque, futur géant européen

Visite guidée du très grand centre de calcul du CEA avec Nicolas Lardjane – CEA, directeur du TGCC. Il présente Alice Recoque, appelé à devenir le supercalculateur le plus puissant d’Europe, un outil clé pour la recherche scientifique, l’IA, le climat, la santé et la souveraineté technologique du continent.

CES de Las Vegas : IA physique, robots et vie privée

Retour sur le CES avec Patrice Duboé – Capgemini. Robots humanoïdes, IA embarquée dans les lunettes, objets connectés plus responsables : les innovations se multiplient, mais soulèvent aussi des questions cruciales sur la vie privée, la surveillance et l’impact environnemental des technologies.

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Monde Numérique : [0:11] Des robots bientôt plus nombreux que les humains, une super IA avant la fin de l'année, moins de travail mais plus d'emplois, voilà les prédictions des Monde Numérique : [0:19] géants de la tech cette semaine au sommet de Davos. Les stars du numérique ont brillé en Suisse, elles ont dévoilé leur vision du monde et attention, ça décoiffe, on en parle dans ce nouvel épisode de Monde Numérique. Monde Numérique : [0:35] L'actuel de la semaine, c'est aussi Apple qui s'apprêterait à lancer un nouveau produit révolutionnaire, boosté à l'intelligence artificielle. Et OpenAI qui prépare lui aussi son super assistant connecté à Chagipiti. L'innovation de la semaine, elle est signée Kyutai, le labo français d'intelligence artificielle qui veut redonner la voie aux personnes atteintes de la maladie de Charcot. Le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti que l'on retrouvera à Montréal comme chaque semaine. On va parler de la publicité qui arrive dans Tchadjipiti. Mais alors attention, sous quelle forme ? Pour qui exactement ? Et puis on parlera aussi de l'Europe qui veut booter hors des frontières, les opérateurs télécoms chinois en ligne de mire, Huawei et ZTE. Dans la deuxième partie de cette émission, les interviews de la semaine. Je vous emmène à la découverte de l'ordinateur le plus puissant d'Europe, l'un des plus gros supercalculateurs du monde, Alice Rococ. Je reçois le directeur du très grand centre de calcul du CEA, Nicolas Lardjane. Et puis on reviendra sur le CES de Las Vegas pour parler tech responsable et impact des objets connectés sur la vie privée avec Patrice Duboé et de Capgemini. Invité : [1:52] Monde numérique, Jérôme Colombain. Monde Numérique : [1:57] Bienvenue à l'écoute de Monde Numérique, l'hebdo du 24 janvier 2026. C'est parti pour 50 minutes de news, de décryptage, d'interviews comme chaque samedi. Les autres jours de la semaine, Monde Numérique, ce sont des interviews, des reportages, des zooms sur le fil du podcast Monde Numérique sur la plateforme de votre choix. Abonnez-vous, notez ce podcast, n'hésitez pas à laisser 5 petites étoiles et puis surtout des commentaires. Merci d'avance. Retrouvez aussi Monde Numérique en application mobile, l'appli signée Good Barber sur iPhone et Android Et puis, vous pouvez commenter les épisodes sur le site mondenumérique.info. Monde Numérique : [2:34] Jensen Huang, le patron de NVIDIA, Satya Nadella, PDG de Microsoft, Demi Sassabis. Monde Numérique : [2:41] Le big boss de Google DeepMind ou encore Elon Musk, sans oublier les dirigeants de Palantir, Meta, Anthropik, OpenAI, bref, un concentré de patrons de la tech comme on n'en voit pas souvent. Il y en avait presque plus que des ministres des Finances, qui sont pourtant généralement les principaux invités au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. 850 dirigeants d'entreprises au total sur 3000 participants, selon les organisateurs. On peut dire que jamais la tech, la technologie et surtout l'intelligence artificielle n'avaient occupé une place aussi centrale dans les discussions. Alors que faut-il retenir de tout ça ? Je vais essayer de vous résumer l'essentiel. Monde Numérique : [3:19] Trois grandes tendances qui ressortent très clairement de ce Davos 2026. 1. L'IA n'est plus une promesse, c'est une réalité. Deux, l'IA, il va falloir malgré tout aujourd'hui qu'elle prouve son utilité, notamment son utilité sociale. Et trois, l'IA est au cœur d'une bataille industrielle et géopolitique mondiale. Et oui, l'IA n'est plus une promesse, c'est désormais du concret. Et c'est ce que Jensen Huang appelle une infrastructure. Une infrastructure comparable à l'électricité ou au télécom. Selon le patron de NVIDIA, le monde entre dans une nouvelle ère qui exigera des milliers de milliards de dollars d'investissement pour construire les data centers, les réseaux, les capacités énergétiques aussi nécessaires à l'intelligence artificielle. Et il est essentiel pour chaque pays de s'y mettre à fond. Jensen Huang. L'IA est une infrastructure. Invité : [4:13] Et il n'y a pas un seul pays au monde que je ne puisse imaginer qui n'ait pas besoin d'avoir l'IA comme partie de son infrastructure, parce que chaque pays a son électricité, vous avez vos routes, vous devriez avoir l'IA comme partie de votre infrastructure. Bien sûr, vous pourriez toujours importer de l'IA, mais l'IA n'est pas si incroyablement difficile à entraîner de nos jours et parce qu'il existe tant de modèles ouverts, ces modèles ouverts, avec votre expertise locale, vous devriez être en mesure de créer des modèles, eux, qui sont utiles à votre propre pays. Et donc, je crois vraiment que chaque pays devrait s'impliquer pour construire une infrastructure d'IA, développer sa propre IA, tirer parti de votre ressource naturelle fondamentale, qui est votre langue et votre culture, développer votre IA, qu'on continue à l'affiner et que votre intelligence nationale fasse partie de votre écosystème. Monde Numérique : [5:05] Voilà, Jensen Wong, avec traduction par intelligence artificielle, évidemment. Alors, il prêche pour sa paroisse, bien sûr, Jensen Wong, puisque lui, il vend des composants électroniques informatiques pour faire tourner les modèles d'IA. Forcément, plus il y aura de la demande dans le monde et plus ça fera ses affaires. Au-delà de cela, deuxième tendance à retenir de ce Davos, l'utilité sociale de l'IA. Et là, c'est le patron de Microsoft, Satya Nadella, qui a tenu un discours très clair en déclarant notamment « Nous devons parvenir à utiliser l'IA pour faire quelque chose d'utile, quelque chose qui change réellement les résultats pour les individus, les communautés, les pays, les industries. » Sinon, si l'IA ne change pas concrètement la vie des gens, sous-entendu en bien, ce qu'il appelle la licence sociale, eh bien l'enthousiasme pourrait retomber, voire même, pourrait-on ajouter, se transformer en méfiance vis-à-vis de l'IA. Monde Numérique : [5:58] Une thèse en tout cas appuyée par le président du cabinet de conseil PVC, qui est intervenu également à Davos, et qui a rappelé que plus de la moitié des entreprises aujourd'hui n'observent en réalité aucun gain mesurable lié à l'intelligence artificielle. Donc ce n'est pas simple. Elon Musk était présent également. Elon Musk, fidèle à lui-même, qui a marqué les esprits avec cette déclaration qui a été pas mal reprise. « Il y aura un jour plus de robots que d'humains », a-t-il dit. Alors, deux façons de voir les choses. Soit ça veut dire qu'il n'y aura plus assez de travail pour tout le monde, si ce sont les robots qui, sous-entendus, font tout le boulot, et ce sera dramatique. Soit, au contraire, ce sera formidable, car ce sera, comme le pense Elon Musk, l'ère de l'abondance pour tous. Ma prédiction est. Invité : [6:40] Qu'il y aura plus de robots que d'humains. On ne peut pas avoir un travail à faire et une abondance incroyable pour tous. Si vous avez des milliards de robots humanoïdes, et je pense que ce sera le cas, je pense que tout le monde sur Terre en aura un. Qui ne voudrait pas d'un robot pour, en supposant qu'il soit très sûr, surveiller vos enfants, prendre soin de votre animal? Si vous avez des parents âgés, si vous aviez un robot qui pourrait s'occuper et protéger un parent âgé, je pense que ce serait génial. Ce serait une chose incroyable à avoir. Je pense que nous aurons ces choses-là. Je veux dire, dans l'ensemble, je suis très optimiste quant à l'avenir. Je pense que nous nous dirigeons vers un avenir d'incroyable abondance, ce qui est très cool, et certainement, nous sommes à l'époque la plus intéressante de l'histoire. Monde Numérique : [7:26] Elon Musk au sommet de Davos. Alors chacun se fera son opinion par rapport à ces sujets-là. Elon Musk qui prédit également que nous pourrions avoir une IA plus intelligente que n'importe quel être humain d'ici la fin de l'année, au plus tard l'année prochaine, la fameuse IAG, Intelligence Artificielle Générale, ça veut dire effectivement une IA qui sache tout faire, qui soit à la fois le meilleur des médecins, le meilleur des architectes, le meilleur journaliste, le meilleur tout ce que vous voulez, etc. Bon, il faut toujours se méfier quand même des prédictions d'Elon Musk qui, sur le long terme, sont très intéressantes. Il ne faut pas les passer à côté, mais au niveau timing, en général, ils se plantent. Alors, une question encore, et c'est l'une des questions qui devient de plus en plus brûlante. On le voit y arriver gros comme une maison, mais là, ça y est, on y est. C'est l'impact de tout cela sur notre vie quotidienne et notamment sur l'emploi. Et là, c'est par exemple Dario Amodei, le PDG d'Entropique, qui est intervenu et qui prédit une transformation radicale du marché de l'emploi d'ici un à deux ans, c'est-à-dire avant que l'IA dépasse notre capacité d'adaptation. C'est tout le problème, c'est la vitesse à laquelle se fait cette transformation, notamment en ce qui concerne les développeurs informatiques, a expliqué Dario Amodei. Il explique que le vibe coding, c'est-à-dire la programmation par l'IA, en promptant plutôt qu'en écrivant du code, va devenir la règle et que plus aucun développeur n'écrira du code informatique. Pour sa part, Jensen Huang de NVIDIA, qu'on a entendu tout à l'heure. Monde Numérique : [8:54] Se veut malgré tout positif et il a cité en exemple un autre domaine, celui de la médecine. Il a rappelé qu'aux Etats-Unis, malgré ou plutôt grâce aux IA qui aujourd'hui analysent les radiographies médicales, contrairement à ce qu'on avait prévu, le nombre de radiologues n'a pas diminué. Mais au contraire, il a augmenté, car cela permet de traiter plus de patients et les hôpitaux embauchent plus de professionnels. Et du coup, à l'arrivée, tout le monde est gagnant. Alors ça, c'est pour l'impact de l'IA. Enfin, troisième dimension, la bataille industrielle et surtout géopolitique mondiale à laquelle donne lieu Monde Numérique : [9:29] cette course vers l'intelligence artificielle. Ce n'est plus seulement un enjeu technologique, c'est véritablement aujourd'hui un enjeu de puissance. Il est donc urgent de ne pas perdre la main. Tiens, à noter qu'il y avait également le patron de Mistral, Arthur Mensch, présent à Davos, qui prévoit un milliard de chiffres d'affaires à plus ou moins longue échéance. C'est tout le malheur qu'on lui souhaite. Monde Numérique : [9:49] En creux, ce sommet révèle en tout cas donc une transformation profonde. D'abord, les dirigeants de la tech ne sont plus invités comme des experts, mais désormais véritablement comme acteurs au cœur du pouvoir économique mondial. L'IA est vu à la fois comme un moteur de croissance, mais aussi comme un risque social, comme un enjeu énergétique, ne l'oublions pas, et aussi comme un outil de souveraineté. Et enfin, le débat a changé de nature. On ne se demande plus si l'IA va transformer le monde, mais on se demande maintenant qui va la contrôler, qui va en profiter, qui va payer le prix de cette transformation. En attendant, on l'espère et on le souhaite, et on y croit, de pouvoir récolter les fruits et les bénéfices de tout cela. Monde Numérique : [10:27] Allez, toute autre chose. Mais que nous concocte Apple et OpenAI ? Alors pas ensemble, mais chacun de leur côté. Apple, tout d'abord, aurait en projet la création d'un petit assistant boosté à l'intelligence artificielle. Un nouveau produit, en marge des iPhones, iPad, iMac, MacBook, etc. En tout cas, c'est ce que laisse entendre le site The Information. La marque à la pomme plancherait sur une sorte de broche connectée, un gros bouton ressemblant un peu à un AirTag apparemment que l'on pourrait fixer sur ses vêtements et qui serait notre assistant pour la vie de tous les jours. Il fonctionnerait avec Siri bien sûr mais un Siri remusclé à l'intelligence artificielle de Google Gemini suite à l'accord de partenariat passé récemment avec Google et qui répondrait à toutes nos questions grâce à des micros grâce à une connexion avec le smartphone. Tout cela rappelle un peu le AI Pin, ce gadget sorti l'an dernier dont on avait parlé dans ce podcast, que j'avais essayé, qui malheureusement a connu un destin plutôt funeste, puisqu'il a été quasiment retiré de la vente après une série de problèmes techniques. Mais finalement, l'idée n'était peut-être pas si mauvaise, et Apple, semble-t-il, réfléchit à quelque chose un peu dans ce goût-là. Bon, il faut rappeler que pour l'instant tout, cela n'est encore que du fantasme, sans aucune annonce réelle, on verra bien s'il se passe des choses d'ici la fin de l'année. Monde Numérique : [11:49] Du côté d'OpenEye, donc, maison mère de Chagipiti, alors là, c'est beaucoup plus sérieux, puisqu'on le sait, la firme de Sam Altman a racheté, il y a plusieurs mois déjà, la start-up de l'ancien designer d'Apple, Jonathan Hive, et les deux ensemble ont annoncé officiellement qu'ils allaient lancer un nouvel appareil, un objet mystère, entièrement tourné vers Chagipiti, une sorte, là encore, d'assistant IA personnel à porter sur soi. Et cette semaine, on en a appris un peu plus. Selon un message posté sur X par un insider a priori bien informé. Monde Numérique : [12:20] Ce projet d'OpenAI qui s'appelle Sweet Pea en interne serait donc bel et bien dans les tuyaux et devrait sortir en septembre de cette année, septembre 2026. De quoi s'agit-il ? Eh bien, ça se composerait d'une espèce d'appareil principal en métal de la forme d'un œuf à l'intérieur duquel se cacheraient deux petites capsules que l'on viendrait fixer derrière les oreilles. En gros, des sortes d'écouteurs, mais qui fonctionneraient sans smartphone. Toute l'électronique et toute la communication avec le réseau, a priori, serait donc intégrée dans le fameux œuf que l'on garderait au fond de sa poche. Alors, là encore, rien d'officiel pour l'instant. Mais ce qui est intéressant, c'est de voir un peu la stratégie qui est derrière tout ça. Et pour OpenAI, la problématique, c'est de donner un corps à Tchadjpiti, car contrairement à Apple ou Google, la start-up américaine n'a pas de smartphone ou d'ordinateur. Elle est donc limitée dans ses développements et dans ce qu'elle peut offrir au public. Elle est dépendante des équipements des autres, ce qui explique aujourd'hui la volonté d'OpenAI de développer un appareil dédié. Monde Numérique : [13:24] ChatGPT, justement. Eh bien, les Français en sont fous, en tout cas les professionnels en entreprise. Selon une étude de l'APEC, l'Association pour l'Emploi des Cadres, eh bien, les cadres français seraient parmi les plus gros utilisateurs au monde de ChatGPT. 35% d'entre eux s'en servent régulièrement, selon ce sondage. Et d'ailleurs, le sujet de l'intelligence artificielle intéresse également les actionnaires. Ce serait le thème le plus débattu dans les assemblées générales des entreprises du CAC 40. des actionnaires qui demandent des comptes aux dirigeants sur l'intégration de l'IA et les perspectives de croissance. Voilà, et vous, où en êtes-vous, cadre ou pas cadre ? Est-ce que vous êtes fan également d'intelligence artificielle ? N'hésitez pas à le dire dans les commentaires de cet épisode, par exemple sur mondenumérique.info. Monde Numérique : [14:11] L'innovation de la semaine, elle vient de France et du laboratoire Kyutai, laboratoire d'intelligence artificielle, souvent présenté comme l'Open Eye à Monde Numérique : [14:20] la française, ce labo cofondé par Xavier Niel, Rodolphe Saad et Eric Schmitt. Les chercheurs de Kyutai ont développé un système à base d'IA pour redonner la voix aux personnes atteintes de la maladie de Charcot. La maladie de Charcot, également appelée sclérose latérale amyotrophique, provoque en effet une faiblesse musculaire et donc des troubles de la parole. L'outil baptisé Invincible Voice, développé par Kyutai, exploite l'IA pour reconstruire la voix des patients à partir de quelques secondes d'enregistrement et leur permettre de dialoguer de manière fluide. Ça a été présenté cette semaine, le 20 janvier. Ça combine donc de la reconnaissance vocale en temps réel, de la génération de réponses contextuelles et de la synthèse vocale personnalisée, avec cet aspect clonage, puisque cela permet donc de reproduire le timbre, les intonations et la personnalité vocale de la personne malade. Alors concrètement, le patient choisit parmi des réponses suggérées qu'il sélectionne avec ses mains ou avec un dispositif de eye tracking, c'est-à-dire avec les yeux. Monde Numérique : [15:24] S'il ne peut pas se mouvoir autrement, et ensuite il peut les prononcer, entre guillemets, dans sa propre voix. Ça offre une alternative plus naturelle et plus humaine que les synthèses vocales généralement utilisées, comme ce qu'on avait connu par exemple avec le physicien Stephen Hawking, qui était également atteint d'une maladie qui l'ait empêchée de s'exprimer, mais qui parlait avec une voix un peu de « robot ». Alors cette solution a été conçue avec l'entrepreneur Olivier Goua qui est lui-même atteint de maladie de Charcot. Monde Numérique : [15:53] Et Kyutai a fait le choix d'ouvrir cette technologie en open source, en espérant qu'elle soit adaptée et améliorée par la communauté développeur de chercheurs et d'acteurs du monde de la santé, voire même étendue à d'autres troubles du langage, car évidemment, ce n'est pas limité à cette pathologie. Mais on peut imaginer fort heureusement que des tas de personnes privées de la parole grâce à l'IA puissent ainsi retrouver l'usage de la parole. Voilà, pour en savoir plus sur Kyutai d'ailleurs, je vous invite à écouter l'interview que j'avais faite il y a quelques mois du directeur général de Kyutai, Patrick Perez. Vous pouvez trouver cette interview sur mondenumérique.info. Monde Numérique : [16:35] Avant d'aller plus loin, un mot de Froganz, partenaire de l'hebdo de Monde Numérique. En 2025, je vous ai fait découvrir cette initiative technologique unique au monde, une nouvelle manière de consulter, de publier du contenu en ligne. Froganz fait sortir Internet du cadre avec des sites graphiques simples, très fluides. 2026 sera une année décisive pour Froganz, qui s'adresse pour l'instant en priorité aux développeurs. Comment ça marche concrètement ? Alexis Tamas, cofondateur de Froganz. Invité : [17:03] Le fonctionnement de Froganz, du point de vue de l'utilisateur final, c'est une application. Alors sur un téléphone, ça vient d'un store tout à fait traditionnel. Sur un ordinateur, pareil, on télécharge un petit logiciel qui s'appelle Froganz Player, qui est disponible gratuitement, qui ne nécessite pas d'enregistrement de la part des utilisateurs et qui est distribué par l'OP3FT, qui est en charge de la standardisation de Froganz. Monde Numérique : [17:22] Et pour en savoir plus, rendez-vous sur f2r2.fr, f2r2.fr. Monde Numérique : [17:29] Le débrief transatlantique. Salut Bruno à Montréal. Invité : [17:34] Salut Jérôme à Paris. Monde Numérique : [17:36] Ravi de te retrouver comme chaque semaine pour ce débrief transatlantique entre ton carnet et monde numérique. Bruno, Tchad GPT a fait pas mal de bruit en début de semaine en laissant entendre très clairement que ça y est, la publicité allait arriver dans Tchad GPT. Alors à quoi ça va ressembler ce bazar-là ? Invité : [17:54] Il est peur, tremblé. Monde Numérique : [17:56] Oh là là! Invité : [17:57] Maintenant, la publicité arrive. Non, plus sérieusement, d'entrée de jeu, il faut dire clairement que selon les informations qui ont circulé et qui ont été publiées par les gens d'Open&Air, pour le moment, la publicité, elle va d'abord sortir aux États-Unis, puis après, elle va être déployée à travers le monde. Et la publicité va être vraiment bien identifiée. On n'est pas dans la publicité éditoriale. Ça ne va pas changer les réponses qu'ils vont vous donner à des questions. Mais évidemment, si vous demandez des suggestions, on va peut-être glisser cette information-là. Mais pour le moment, ça devrait être délimité à des bandeaux. On ne joue pas dans l'éditorial. Ça, c'est une chose. Deuxième chose, ça va affecter uniquement les utilisateurs de la version gratuite. Quelque part, c'est un peu normal parce que ça doit se payer. Si c'est gratuit, c'est que c'est vous le produit. Alors là, c'est vous qui allez regarder les publicités. Et puis, ça va aussi toucher à la nouvelle version qu'on vient de déployer, une version qui est disponible à 8 $ qui vous permet, 8 $ US, qui vous permet d'accéder à plus de temps d'utilisation et à plus de force, de puissance de réflexion et de traitement de données. Mais si vous payez 20 $, si vous payez 100 $ ou 200 $ pour votre farfait, là, vous ne serez pas touché par la publicité. On n'aura pas de pub. Monde Numérique : [19:10] Oui. Alors, en plus, ce sera probablement de la publicité ciblée, un minimum ciblée. Alors, ciblée de quelle manière par rapport aux requêtes qu'on fait? C'est-à-dire que, voilà, tu dis, tiens, aide-moi à choisir une machine à laver. Là, c'est un boulevard. Il va me proposer des pubs pour la machine à laver. Invité : [19:26] Hé, mon Jérôme, ça tombe bien. Cette semaine, j'ai deux belles machines pour toi. Monde Numérique : [19:28] Voilà, exactement. Mais si je lui demande, je ne sais pas, n'importe quoi, aide-moi à faire mon business plan, qu'est-ce qui va me sortir, là? Invité : [19:38] Ah, ben, là, je vais parler de publicité de KPMG ou Deloitte. Monde Numérique : [19:41] Ouais, c'est pas faux. Ouais, peut-être. Bon, enfin, ça fait un moment, de toute façon, qu'ils avaient dit que ça arriverait. Après, je pense qu'il y a une réalité derrière. Euh... D'après les analyses que j'ai vues passer, même ça, il n'est pas certain que ça parvienne à compenser les énormes, les énormes monstrueuses dépenses d'OpenAI. OpenAI a besoin d'argent, Sam Altman a besoin d'argent, il a réussi à en trouver, à trouver des milliards jusqu'à présent, avec ses tours de table multiples, mais ça lui coûte un pognon de dingue de faire tourner Tchadjipiti. Et avant que la publicité lui permette véritablement de répondre à ces besoins-là, apparemment, ce n'est pas gagné quand même. Invité : [20:30] Et c'est pour ça qu'il est en train de décliner toutes ces utilisations de cette puissance de calcul qu'est ChatGPT et les autres services, pour justement arriver à amasser ces revenus-là, parce qu'effectivement, ce n'est pas la publicité qui va venir régler leurs problèmes. Et c'est pour ça, notamment, on en parlait il y a quelques secondes, de l'outil, le petit bidule qu'on va nous vendre pour utiliser ChatGPT, ça fait partie aussi des différents moyens qui sont là pour essayer d'arriver à nous attraper. Puis moi, j'ai l'impression que quand on est en train de parler de la déclinaison médicale de Tchad-GPT, avec l'onglet qui va apparaître, c'est d'abord aux États-Unis, mais après, ça va être ailleurs. Moi, j'ai l'impression que ça aussi, à un moment donné, ça va être probablement des sources de revenus potentiels pour eux. Oui, ça sera monétisable. Monde Numérique : [21:18] Bien sûr. Invité : [21:18] Oui, alors c'est autant de possibilités. Et d'ailleurs, c'est le mandat, quand il a été cherché, la française qui est derrière le succès d'Instacart. C'est ça. L'idée là-dedans, c'est d'arriver à créer des produits qui peuvent ramener de l'argent à la maison. C'est son défi. Monde Numérique : [21:35] Tout à fait. Invité : [21:36] Et on le voit dans les derniers mois, ça commence à produire dans sa division. Monde Numérique : [21:41] Oui, c'est la mission de Fidjissimo, effectivement, faire rentrer de l'argent. Voilà, voilà. De quoi on parle sinon, Bruno, cette semaine? Qu'est-ce qui a retenu ton attention? Invité : [21:55] Écoute, est-ce que j'ai entendu parler que les Chinois seraient plus bienvenus en Europe? Monde Numérique : [21:59] Aïe, aïe, aïe. Dans les télécoms, effectivement, c'est l'Union européenne qui veut booter les Chinois hors d'Europe en matière de télécoms, c'est-à-dire la 5G, les réseaux au débit, etc. Invité : [22:12] Non, on parle d'équipementiers, là. Monde Numérique : [22:14] Tout à fait. Invité : [22:15] Ceux qui construisent les grands réseaux de communication. Monde Numérique : [22:17] Voilà, c'est pas les Chinois, on ne fait pas de la xénophobie gratuite. C'est essentiellement les industriels Huawei et ZTE, qui sont par ailleurs des pointures du secteur, qui sont les leaders du secteur, qui fabriquent des équipements de très, très bonne qualité. Malheureusement, ce n'est pas pour des raisons de qualité, c'est plus pour des raisons diplomatiques. On craint, en fait, une perte de souveraineté, on craint des risques de piratage, d'interception de données. Et peut-être même, si demain les relations se tendent entre l'Europe et la Chine, des moyens de pression, un petit peu comme on voit ce qui se passe avec les États-Unis, où on commence même à trembler, par rapport aux États-Unis, où on craint qu'un jour, Donald Trump demande à Google ou à Microsoft de nous couper le robinet, donc on sera bien embêtés. Il pourrait le faire, mais il faut qu'il attende un peu, qu'on ait trouvé des moyens de substitution, ce qui n'est pas le cas. Bref, pour ce qui est des équipementiers chinois, et donc l'Union européenne souhaite que d'ici trois ans, eh bien, ce soit entièrement banni, entièrement interdit. Il faut comprendre quelle est la situation aujourd'hui. En fait, si tu veux, par exemple, nous, en France, on a déjà commencé à faire ça. Il y a déjà eu une prise de conscience il y a plusieurs années. Monde Numérique : [23:33] Et les grands opérateurs, Orange, etc., ont écarté les équipements chinois, et notamment de leur cœur de réseau, donc aux endroits les plus sensibles. Ils en utilisent un petit peu dans certains endroits, en périphérie, etc., mais beaucoup moins, et beaucoup moins que dans d'autres pays, parce qu'il y a certains pays d'Europe, comme l'Allemagne, l'Italie, l'Autriche, les Pays-Bas, etc., où là, on est à plus de 50% d'équipements chinois. Et donc, c'est un problème parce que si véritablement ces pays, d'ici trois ans, doivent trouver une solution de substitution, il y a une équation financière très importante. On parle de 200 milliards d'euros pour compenser tout ça, donc ce n'est pas évident. Voilà pourquoi les Chinois vont être boutés hors d'Europe, en tout cas des télécoms. Invité : [24:27] Je comprends très bien parce que nous, la discussion a eu lieu au Canada quand il y a eu la mise en place de la 5G. Il y avait énormément d'équipementiers qui étaient sur la ligne de départ pour offrir leur service. Et puis, rapidement, le gouvernement canadien a dit qu'on était…, Pas loin de l'époque où il y avait toute cette histoire de Huawei et la nièce du grand patron de Huawei qui était détenue à Vancouver. Et donc, les relations étaient vraiment froides entre la Chine et le Canada. Et on avait dit, bon, bien, tout ce qui est équipementier chinois, vous ne ferez pas partie du nouveau réseau qui sera déployé de 5G. Sauf que dans la 4G, ils sont encore présents. Et bon nombre de services canadiens dépendent encore dans certains coins de la 4G. Et ça passe par l'équipement de 5G. Monde Numérique : [25:10] Oui, mais alors, je crois que la 4G, c'est moins grave que pour la 5G. Parce que la 5G, c'est vraiment des réseaux intelligents, entre guillemets, qui sont pilotés par du software, et où, quelque part, ils se retrouvent plus vulnérables, en tout cas, plus manipulables. On ne sait pas trop s'il n'y a pas une ligne de code cachée quelque part qui peut, effectivement, nous nuire à un moment ou à un autre. Donc, voilà, c'est un vrai problème. En plus, le problème, c'est que c'est des équipements de très bonne qualité, très performants et beaucoup moins chers. Donc, pour les opérateurs, c'est un vrai problème parce qu'ils ont choisi ça en comparant les solutions du marché. Invité : [25:51] La qualité égale à un produit moins cher, évidemment, tu es intéressé par ça. Monde Numérique : [25:54] Bien sûr, bien sûr. Et la puissance chinoise dans ce domaine, elle est énorme. Donc, encore faut-il avoir des solutions de substitution. Alors, nous, en Europe, on a de la chance parce qu'on a des équipementiers. On a Ericsson. Invité : [26:06] Ericsson, notamment. Monde Numérique : [26:07] Oui, tout à fait. Et donc, alors, ça fera plaisir à Ericsson, cette décision. mais ça ne fait pas plaisir aux Chinois. Et rappelle-toi, le salon Mobile Congress de Barcelone, tous les ans, le stand Huawei est impressionnant. Ce n'est pas un stand, c'est un hall. C'est un hall entier où ils étalent tout leur savoir-faire et effectivement, ils sont à tous les échelons des télécoms. Invité : [26:32] Tu sais que, puisqu'on parle de la Chine, tu me permets de faire un petit peu d'actualité canadienne. Nous, notre relation, elle est au beau fixe avec la Chine, hein? Et puis, notre premier ministre, avant d'aller à Davos et de faire un merveilleux discours qui a épaté la planète, il était en terre chinoise. Monde Numérique : [26:51] Mais nous aussi, tout va bien. Mais notre président était en Chine il n'y a pas très longtemps. Je dirais que même les relations avec les Chinois sont meilleures qu'avec les Américains aujourd'hui. Invité : [26:59] Avec les Américains, c'est fascinant. On a réussi cette discussion-là l'an dernier, et puis on n'aurait pas parlé de la même façon. Mais donc, c'est ça. Alors, c'est assez intéressant de voir à la fois la politique, comment c'est en train de changer, le positionnement industriel, comment il est en train de se poser, mais de l'autre côté, il reste encore qu'il y a de la cybersécurité. On va mettre ça dans cette taille-là. Bien, elle est encore affectée. Alors, c'est à suivre. Monde Numérique : [27:23] De quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet, Bruno? Invité : [27:26] Cette semaine, notamment, je porte des lumières sur Culture Mania, qui est une nouvelle destination ici au Québec pour les gens qui s'intéressent à la technologie. Ça vient d'ouvrir, ça fait environ une semaine que c'est en ligne. Ça propose des portraits de soulever des questions par rapport aux technologies. Évidemment, ça parle de culture, c'est dans le nom, Culture Mania. Mais il y a aussi une section qui est plus futur mania et qui regarde, pointe à l'horizon, qu'est-ce qui se passe. Alors, je parle avec la rédactrice en chef de cette publication. Sinon, je parle d'un nouveau téléphone canadien qui vient de sortir. Tu te souviens quand même du BlackBerry? Monde Numérique : [28:08] Ah, ben oui. Invité : [28:09] Bon, alors, les mêmes gens, dans le même cours, je dis les mêmes gens, c'est parce qu'ils sont de Waterloo, en Ontario. Alors, cette même communauté vient de sortir un nouveau téléphone. Monde Numérique : [28:18] Ah, c'est génial. Invité : [28:19] Qui est vraiment monté pour la protection de la vie privée des utilisateurs et tout le stockage, je te donne une idée là, tout le stockage des données qui est généré par le téléphone, tu peux stocker ça localement. Exactement comme AIW est en train d'offrir aux gens pour régler la question de la souveraineté numérique. Donc, avec ton téléphone, Évidemment, quand tu t'en vas en chaîne, c'est une autre question, mais quand tu es sur ton territoire, ça ne passe plus partout à travers le monde. Tout est géré. Monde Numérique : [28:46] Il n'y a pas de cloud. Il n'y a pas d'accès au cloud. Invité : [28:50] Tu peux avoir ton cloud personnel, ton info nuagée à toi. Monde Numérique : [28:53] On revient à la situation d'il y a 25 ans. Il va falloir faire ses sauvegardes sur son ordinateur. C'est horrible. Invité : [29:00] Non, non, non. Ça t'a facilité, mais quand même, on revient à quelque chose qui a existé auparavant. Et puis, sinon, avec Luc Dupont, qui est prof à l'Université d'Ottawa, on regarde une étude qui vient d'être publiée par l'Université de Montréal et l'Université de Toronto sur la créativité et l'IA. Ils ont comparé 100 000 personnes, et puis dans un échantillonnage canadien, par rapport à leur niveau de créativité, puis ils ont comparé ça à des IA génératives. C'est surprenant de savoir qui est plus créatif que l'autre. Monde Numérique : [29:33] Ah, et c'est qui? Invité : [29:34] Puis ça, vous l'entendrez. Monde Numérique : [29:35] Zut, il faut aller écouter ton carnet pour savoir. Invité : [29:38] C'est ça le truc. Monde Numérique : [29:39] Wow, ça j'aimerais bien savoir. Zut, je vais être obligé de t'écouter cette semaine. Invité : [29:44] Je suis désolé. Mais les gens qui nous écoutent, je vous invite à écouter. C'est fort agréable, surtout avec Luc Dupont qui est un excellent compteur. C'est une des grosses pointures de l'enseignement des communications au Canada. Et puis, j'ai la chance qu'ils viennent me visiter une fois par mois sur mon carnet. Monde Numérique : [30:01] Eh bien, écoute, super. Bon, ben, j'étais ravi, en tout cas, de te recevoir dans le monde numérique et puis de m'inviter dans ton carnet cette semaine encore. Invité : [30:08] Je te dis pareillement. Merci d'être passé chez nous. Et puis, mon carnet, tu sais, les portes sont toujours ouvertes. Tu passes quand tu veux. Monde Numérique : [30:14] C'est sympa. Allez, salut, à la semaine prochaine, Bruno. Ciao, ciao. Invité : [30:30] Monde numérique, le meilleur de la tech. Monde Numérique : [30:42] Les interviews de la semaine de Monde numérique. Dans un instant, notre rendez-vous mensuel avec la direction de l'innovation de Capgemini. Et on va revenir justement un petit peu encore sur le CES, parce qu'on n'avait pas tout dit sur le CES avec Patrice Duboé. On verra ce qu'on peut dire encore en matière d'intelligence artificielle, de tech respectueuse de l'environnement, et puis aussi des conséquences des objets connectés sur la vie quotidienne dans le futur. Mais avant cela, je vous emmène à Bruyères-le-Châtel, en Essonne, en France. Et surtout, je vous emmène dans le futur à la découverte du nouveau super ordinateur français et européen, Alice Recoque, un super calculateur, le plus puissant d'Europe. Il est actuellement en fabrication. Il sera livré l'an prochain au CEA. Alors à quoi ressemble-t-il ? À quoi va-t-il servir ? On en parle avec mon invité. Les interviews qui vont suivre sont proposées en version intégrale. Si vous écoutez Monde Numérique, l'hebdo premium sur Apple Podcasts ou Spotify, sinon retrouvez-les en épisodes séparés, longs formats, la semaine prochaine sur toutes les plateformes de podcast. Monde Numérique : [31:44] Bonjour Nicolas Lardjane. Invité : [31:46] Bonjour, merci pour l'invitation. Monde Numérique : [31:48] Vous êtes directeur du TGCC, le très grand centre de calcul du CEA situé dans l'Essonne. Et on va donc parler de cet ordinateur le plus puissant d'Europe qui est en construction actuellement, le supercalculateur Alice Recoque. À quoi va-t-il ressembler cet ordinateur ? Est-ce qu'on peut encore parler d'ordinateur ? Est-ce que vous pouvez nous faire une petite présentation ? Invité : [32:13] Oui, on peut parler d'ordinateur, mais surtout de supercalculateur. Donc peut-être pour remettre les choses dans leur contexte, on parle ici d'investissements importants qui se font à l'échelle d'un continent. Et mi-novembre, EuroHPC, une entreprise européenne en charge du développement du calcul scientifique, de l'intelligence artificielle et également du calcul quantique en Europe, a annoncé le résultat d'un appel d'offres et Eviden a gagné cet appel d'offres. Mais va installer cette machine Alice Recoq au TGCC à partir de 2026 pour une ouverture aux utilisateurs en 2027. Donc Alice Recoq, ce sera le deuxième supercalculateur hexaflopique qui sera installé sur le continent européen. Invité : [32:55] On l'a dit, c'est des investissements importants. C'est une machine qui est financée à 50% par l'Europe, 50% par un consortium qui est porté par Genesee, Genesee étant l'opérateur public en charge d'implémenter la stratégie nationale de calcul haute performance, à la fois en IA, en calcul quantique également, et de procurer les moyens de calcul et stockage aux communautés nationales pour la recherche scientifique. Adossé à ce consortium, on a également d'autres États, les Pays-Bas et la Grèce. Et Alice Recoque, dans les faits, c'est une machine hexascale, donc une machine hexaflopique capable de réaliser plus de 1 milliard, 2 milliards d'opérations par seconde en virgule flottant. Donc pour le calcul scientifique, on a besoin de haute précision, donc on parle de 64 bits, au moins 15 chiffres significatifs, contrairement à ce qui se fait en IA où on a plutôt recours à des faibles précisions. Peut-être juste pour fixer les idées, si on imagine qu'un milliard d'êtres humains sont capables de réaliser une opération de calcul par seconde. Invité : [33:54] Ils ont une puissance de 1 JIA Flops, il leur faudrait calculer sans relâche pendant 1 milliard de secondes, soit 30 ans, pour réaliser la même quantité de calculs qu'Alice Recoq en une seconde. Au niveau mondial, il y a trois machines hexaflopiques qui sont aujourd'hui installées aux États-Unis. Une quatrième en Europe, en Allemagne, Alice Recoque sera la cinquième installée et la deuxième sur notre continent. Monde Numérique : [34:22] Et on peut dire que ce sera la plus puissante d'Europe ? Invité : [34:24] Alors, j'espère bien que ce sera la plus puissante d'Europe et ça, on le verra au moment de la recette de la machine. Alice Recoque dépassera la barre des 1 exaflop et en termes de puissance, Il y a un cas test qui s'appelle HPL, qui est un benchmark qui permet de comparer les machines entre elles. Et donc, ce sera parmi les plus puissantes. J'espère bien, effectivement, que ce sera la plus puissante. Peut-être pour fixer les idées, ce qu'il existe aujourd'hui au niveau national. Invité : [34:54] On a des machines qui font de l'ordre de 50 à 100 pétaflops. Donc, Alice Recode, ça va permettre une montée en puissance d'un facteur 10 à 20. Et ça, c'est extrêmement intéressant pour nos communautés. Et cette puissance, on peut la fournir au travers de composants qui sont aujourd'hui des cartes graphiques qui sont utilisées pour ces grandes machines. Et Alice Recoq sera utilisée de GPU fournies par AMD, donc des GPU de dernière génération qui sortent fin 2026, donc des GPU AMD Mi430X, qui embarquent une très grande quantité de mémoire, 432 gigaoctets de HBM4 pour les spécialistes, et un CPU haute qui est basé sur un processeur AMD VENIS. On a cette puissance de calcul et pour arriver à faire marcher tout ça, il faut un réseau d'interconnexion. La machine va en marquer un réseau BXI, dit V3, développé par la société Eviden, qui va relier entre les GPU à une fréquence, une vitesse extrêmement élevée, donc 800 gigabits par seconde, et les CPU entre eux à 400 gigabits par seconde. Avec ces éléments-là, je suis convaincu qu'on aurait une machine des plus puissantes au monde. Monde Numérique : [36:10] Nicolas Lardjane, alors à quoi va servir ce supercalculateur ? Qui va l'utiliser et pour faire quoi ? Invité : [36:15] Une machine de ce type permet en premier lieu d'ouvrir le champ des possibles. Pour les scientifiques, ça permet d'avoir des simulations beaucoup plus complexes, multi-échelles, multi-physiques, qui intègrent des modèles beaucoup plus précis, des modèles qui peuvent être extrêmement coûteux en ressources informatiques. Ça va permettre d'explorer le monde, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, mais aussi sur des échelles temporelles qui nous dépassent. C'est une machine, Alice Recoque, qui est capable de générer tant d'instructions que l'on va pouvoir sonder la matière, imaginer de nouveaux matériaux, aller chercher les petites échelles de turbulences, par exemple. Peut-être pour vous fixer les idées, on a eu une première mondiale qui a été réalisée sur la machine jeu de curie du TGCC en 2022. On a réalisé la simulation complète d'une turbine d'hélicoptère en mode stationnaire. Donc ça a monopolisé 13 000 cœurs de calcul pendant 100 jours. Avec Alice Recoque, je m'attends à ce que ce genre de simulation soit réalisé en une journée, voire moins. Au-delà des sciences de l'ingénieur, Alice Recoque va permettre de couvrir de nombreux cas d'usage à fortes valeurs scientifiques, sociétales ou industrielles. Ça va être par exemple la découverte de nouveaux matériaux, l'étude du climat, les nouveaux médicaments, la création de génomalieriques de la Terre ou du vivant tout simplement. Invité : [37:42] Il faut comprendre que c'est un outil, un outil comme on peut avoir de grands télescopes. Là, on a un outil qui est un grand supercalculateur, qui permet aux scientifiques d'exprimer tout le champ des possibles. On parle de simulation, mais il y a aussi également tout l'aspect IA, qui est rentré depuis quelques années maintenant dans le cadre de la science. Et entraîner de grands modèles d'IA pour la science, c'est également le rôle de cette machine. C'est une machine qui est extrêmement bien équilibrée en termes à la fois de simulation, HPC, et d'intelligence artificielle. Monde Numérique : [38:15] Vous l'avez dit, c'est un élément de souveraineté d'une certaine manière. Est-ce que le fait qu'à l'intérieur, ce soit malgré tout des processeurs américains, donc AMD, ça ne pose pas un problème ? Invité : [38:28] Alors, c'est une question intéressante, celle de la souveraineté, et il ne faut peut-être pas la résumer uniquement à l'aspect composant de calcul. La souveraineté doit s'apprécier au regard de plusieurs aspects. Tout d'abord, disposer des applications qui permettent de créer cette science, cette valeur ajoutée, et de ce point de vue-là, nous avons en France, parmi les meilleurs chercheurs au monde, donc je ne suis pas inquiet. Invité : [38:54] Disposer à l'autre bout des infrastructures qui permettent d'accueillir ces très grands systèmes, c'est le cas du TGCC notamment, et notre capacité à adapter notre très grand centre de calcul en fonction de la machine cible, et également l'expertise des équipes d'administration du CEA pour opérer ces systèmes dans les environnements sécurisés. Entre les deux, il faut toute la technologie, Et on peut dire qu'en France, on a quand même un champion évident qui est un constructeur de supercalculateurs et pas simplement un intégrateur, qui maîtrise l'intégration, la construction des règles de calcul, le réseau associé, notamment avec ce réseau BXI co-conçu qui est extrêmement efficace à la fois pour le HPC et l'IA. La capacité également de refroidissement de ces règles de calculs Bull-Sequanar qui permettent d'avoir un système hautement efficace d'un point de vue énergétique et très dense. Invité : [39:55] Et puis, il ne faut pas oublier qu'à côté d'Alice Record, on a également une partition qui sera équipée du processeur européen Cyper, le processeur REA2, 100 000 coeurs de calcul environ. C'est quelque chose de tout à fait notable. Sous-titrage ST' 501 Au-delà de ça, il y a également toute la pile logicielle d'administration, HPC, IA, Open Source, le plus possible. Donc, la seule chose qui nous manque, c'est vrai, c'est le moteur de calcul, donc le GPU et la mémoire. Peut-être, si tout cela pouvait être produit en Europe, nous serions totalement soumis. Donc, il y a des initiatives de ce côté-là, sur plusieurs aspects, mais c'est plutôt des initiatives qui sont orientées sur le marché de l'inférence et pas tellement sur celui du HPC qui reste un secteur de niche. Monde Numérique : [40:46] Merci beaucoup Nicolas Lardjane, directeur du très grand centre de calcul du CEA Monde Numérique : [40:51] et donc rendez-vous en 2027 pour le lancement officiel de ce super calculateur Alice Recoque. Invité : [40:58] Merci beaucoup pour l'invitation et l'accueil, ça a été très agréable d'échanger avec vous. Monde Numérique : [41:12] Bonjour Patrice Duboé. Invité : [41:13] Bonjour Jérôme. Monde Numérique : [41:14] Directeur de l'innovation pour l'Europe du Sud chez Capgemini. On se retrouve comme chaque mois en partenariat entre Capgemini et Monde Numérique pour faire le point sur les tendances. Et j'aimerais qu'on revienne avec vous Patrice sur le CES de Las Vegas. Alors c'est intéressant de voir un peu à froid, comme ça quelques semaines après l'événement, ce qu'on peut en retenir. Et dans un domaine qui vous est cher et que vous avez particulièrement examiné, qui est l'intelligence artificielle, est-ce que ce CES a été un tournant en matière d'IA ? Invité : [41:44] Est-ce que c'est un tournant ? C'est une évolution, c'est sûr. Ça fait plusieurs années qu'on parle d'IA au CES, et comme dans toutes ces innovations dans notre métier, j'irais qu'on arrive à une phase de maturité. Il y a 3-4 ans, c'était l'arrivée de châts de GPT, c'est arrivé dans le grand public, ensuite on a parlé des LLM, ensuite on a parlé l'an dernier des agents, il y a ces petits bouts de code qui nous aident à accélérer. Et là, je crois que le maître mot pour cette année, c'est ce qu'ils ont appelé le physical AI. C'est-à-dire que l'IA devient une infrastructure et on met de l'IA partout et surtout dans le monde physique. Ce n'est pas uniquement de l'IA pour les développeurs, pour les codeurs, mais on a vu beaucoup d'IA dans les robots. On en est parlé la dernière fois. 2026, c'est vraiment l'année où les robots, les humanoïdes vont accélérer. On en voit dans les usines, on en voit dans les salons et ces robots, ils sont alimentés à l'IA. Et donc, c'est intéressant de voir que l'IA... Monde Numérique : [42:41] Comment ça l'être ? Parce qu'on voit aussi que certains sont encore un peu vides. Ils ont encore un peu la tête vide pour certains. Invité : [42:48] Tout à fait. Il y a quelques années, dans les salons, on voyait un bras robotisé qui nous a amené un petit cocktail. Aujourd'hui, on en voit qui joue un petit peu aux cartes ou au bounto, mais ce n'est pas encore ça. Monde Numérique : [43:00] Il y en avait qui boxaient au CES. Invité : [43:01] Exactement. Il y a encore beaucoup d'entraînement sur ces robots. Mais ce qui est intéressant, c'est la tendance. On voit encore une fois, Verunia, qui est plus maîtrisée, qui est plus petite, Le mettre au mot à Vegas, c'est un petit nom, ce n'est pas du LLM, ça ne consomme pas trop. C'est une IA, encore une fois, qui est maîtrisée avec des données de qualité. Donc, ça répond aussi à une notion de, on parle beaucoup de souveraineté, de sécurité. On doit maîtriser sa donnée, elle ne part pas dans le domaine public. Donc, on va un petit peu vers le small AI, la notion de edge qu'on a vue dans le cloud. On met les données en bordure de cloud pour ne pas inonder le cloud. Et on voit cette même tendance aujourd'hui avec l'intelligence artificielle que l'on veut maîtriser avec des petits modèles qui sont très spécifiques et qui vont embarquer un petit peu tout le monde physique avec en priorité encore une fois cette année les humanoïdes qui étaient un petit peu sur tous les stands. Monde Numérique : [43:49] Donc, Physically High, ça veut dire ça ? Ça veut dire de l'IA en dehors des ordinateurs, d'une certaine manière ? Invité : [43:58] On va dire, oui, de l'IA embarqué. On va embarquer ça, on a vu, par exemple, dans les lunettes. On a vu les premiers exemples, les Google Glass, il y a quelques années, qui ne duraient pas trop longtemps, qui étaient plutôt moches, avec une définition qui n'était pas excellente. Aujourd'hui, on voit que l'IA embarqué dans les lunettes amènent une définition qui est quand même bluffante, avec une rapidité, avec une autonomie, avec une précision. Et on voit que tous les lunetiers, en fait, ont intégré ça dans la stratégie. Ils vont tous investir des millions pour prendre cette part du marché qui est estimée à plusieurs dizaines de milliards dans les années qui viennent. Pourquoi ? Parce que c'est un objet du quotidien que tout le monde peut porter et vous aurez votre téléphone embarqué en haut dans les lunettes. Même la traduction simultanée, vous avez pu voir des exemples où vous avez un espagnol, un anglais qui parle. Et puis, ce sont les lunettes qui vont traduire en temps réel le langage. Donc là, on voit, il y a quand même du concret. Il y a des choses qui sont très intéressantes. Après, on peut se poser d'autres questions sur la confidentialité. Ça, c'est un autre point qui peut être traité. Monde Numérique : [45:03] Oui, parce que ces lunettes, il y a l'aspect information projetée pour la personne qui porte les lunettes, mais il y a aussi l'aspect caméra, puisqu'effectivement, ces lunettes peuvent filmer, prendre des photos, etc. Moi, j'ai pu tester à Las Vegas les lunettes de méta. Alors, ça pose un certain nombre de questions. Vous vous intéressez à ces questions-là, les questions de vie privée qui peuvent être soulevées demain par ces nouveaux outils ? Invité : [45:29] Oui, on se les pose à deux titres. D'abord, en tant que citoyen, souhaitez-vous être filmé tout le temps ? On voit tous les débats qui sont en France. Et lorsqu'une ville souhaite installer des caméras connectées, les questions sont légitimes et se posent. Est-ce que l'on souhaite être filmé 24 heures sur 24 par des personnes qui portent des lunettes au restaurant, au cinéma ? Ça pose des vraies questions. Et puis, au niveau professionnel, là, on peut aller plus loin. Vous avez pu voir cette semaine certains problèmes qui arrivent dans les tribunaux. Vous savez, dans les tribunaux, on n'a pas le droit de filmer pour plein de raisons. parce que c'est confidentiel, parce qu'on ne veut pas que l'on puisse voir quelles sont les personnes qui ont accompagné un prévenu ou quels sont les juges qui ont infligé une peine. Donc, on n'a pas le droit de filmer. Et on commence à voir de plus en plus de téléphones portables qui arrivent à passer les filtres et qui filment. Donc, quid demain, si les personnes viennent avec des lunettes, comment repérer une lunette qui intègre une caméra ? C'est pratiquement invisible. Donc, on voit que des nouveaux problèmes de confidentialité vont se porter. Monde Numérique : [46:29] Ça se voit, mais il faut s'approcher. Invité : [46:30] Exactement, donc je pense que ça fera encore plus de contrôle. Monde Numérique : [46:33] Plus de contrôle où, effectivement, ça peut peut-être aller vers encore plus de huis clos dans les tribunaux. Invité : [46:39] Exactement. Monde Numérique : [46:40] Ce qui ne serait pas très démocratique, on va dire. Donc, ces outils nous amènent encore très, très loin, comme d'habitude. Et puis, il y a une autre question aussi qui se pose et qui ne s'est pas tellement posée finalement au CES de Las Vegas. C'est tout ce qui touche à l'impact environnemental des technologies. Mais je sais que vous avez quand même repéré deux, trois trucs qui montraient qu'on allait, par certains côtés, un peu dans le bon sens, dans la bonne direction. Invité : [47:04] Tout à fait. Dans la majorité des stands ou des keynotes, on a vu les nouvelles annonces d'NBA, c'est obligatoire au CES, avec les nouvelles puces Rubin Alpamayo, qui sont faites pour amener encore plus de puissance aux robots, aux automobiles, qui est toujours un grand domaine à Vegas. On a vu AMD, qui a également sorti le Ryzen, Mais dans le domaine des PC portables, on voit quand même quelques petites initiatives qui sont à souligner, en particulier Lenovo, qui a sorti le dernier modèle Lenovo ThinkPad que tout le monde connaît. C'est quand même un PC phare et donc ils ont sorti le ThinkPad X1 Carbon, mais qui est conçu pour être facilement réparable. Et on sait que c'est un thème qui est cher aujourd'hui. On sait que si on veut protéger la planète, l'empreinte carbone, ce n'est pas uniquement à la consommation lorsqu'on utilise le PC, mais surtout pour le produire. Et si chaque fois qu'on a une petite panne sur une puce on va changer tout le PC là ça pose un vrai problème de réparabilité et donc Lenovo a pris ce thème là et je trouve que c'est tout à fait louable de fournir des PC professionnels de grande qualité que l'on peut réparer pour changer des composants Invité : [48:12] et pas uniquement l'ensemble de la machine Merci. Monde Numérique : [48:16] Patrice Duboé directeur d'innovation pour l'Europe du Sud chez Capgemini, C'est la fin de cet épisode de l'hebdo de Monde Numérique du 24 janvier 2026. Merci de l'avoir suivi jusqu'au bout. Retrouvez les interviews en version longue intégrale la semaine prochaine. Retrouvez également le podcast Maisons Connectées, si vous vous intéressez à la domotique, avec cette semaine un nouvel épisode consacré aux serrures connectées. Oh là là, les serrures, gros sujet. Très intéressant, c'est un super truc, les serrures connectées. Monde Numérique : [48:57] Et puis sinon cette semaine je vous ai parlé également de voitures autonomes pourquoi les voitures autonomes que l'on voit circuler dans les rues en fait ne sont peut-être pas tout à fait autonomes explication dans le ZoomTech du 23 janvier voilà, n'oubliez pas de laisser un commentaire 5 étoiles aussi à propos de ce podcast sur votre plateforme d'écoute, Apple Podcast ou Spotify, réagissez sur le site mondenumérique.info ou sur les réseaux sociaux, téléchargez l'application Monde Numérique signé GoodBarber pour iPhone et Android. Abonnez-vous à la newsletter pour recevoir chaque jour dans votre boîte mail l'essentiel de l'épisode du jour. On se retrouve samedi prochain. Passez une bonne semaine pleine de tech. Salut !
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