Monde Numérique :
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0:10] Quand le numérique bug, y compris dans l'espace, l'équipage de la mission Artemis 2, victime d'un problème sur un logiciel Microsoft, rien de grave,
Monde Numérique :
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0:20] mais ça fait des ordres quand même. On en parle dans le monde entier et on en parle cette semaine dans le monde numérique.
Monde Numérique :
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0:34] L'actu de la semaine, c'est aussi l'Iran qui menace les firmes de tech américaines, le code source de Claude, l'IA d'Enthropic dévoilée par erreur, Mistral, la pépite française qui s'endette jusqu'au coup pour construire son propre data center géant près de Paris, Et puis une étude qui montre que les IA parfois nous mentent et nous désobéissent. Dans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, on revient sur l'anniversaire événement de la semaine, les 50 ans de la marque Apple, l'occasion de se remémorer quelques souvenirs. Et puis dans la deuxième partie de cette émission gros plan sur le salon AWS Summit qui avait lieu cette semaine à Paris en partenariat avec AWS on va parler de l'IA au service de la santé, d'un étonnant capteur pour déverrouiller son ordinateur avec ses ondes cérébrales et puis on évoquera aussi l'adoption ou la non-adoption de l'intelligence artificielle par les entreprises françaises, Bienvenue à l'écoute de Monde numérique, l'hebdo du 4 avril 2026.
Invité :
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1:52] Monde numérique, Jérôme Colombain.
Monde Numérique :
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1:58] Allô Houston, on a un problème d'email. Et oui, l'informatique, ça peut bugger aussi dans l'espace. Houston, j'ai un problème sur ma tablette Surface Pro. Je n'arrive pas à débloquer Outlook, le logiciel de messagerie de Microsoft. Est-ce que vous pouvez faire quelque chose ? Voilà, c'est à peu près le message qui a été envoyé par Ray Weissman, le commandant de la mission Artemis 2 en route vers la Lune, quelques heures à peine après le décollage de la fusée. Un problème de messagerie, comme on pourrait en avoir un à la maison. tout bêtement. Alors, ça peut faire sourire, sauf que, évidemment, c'est dans le cadre d'une mission spatiale. Heureusement, ça ne concerne aucune fonction critique à bord du véhicule spatial.
Monde Numérique :
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2:42] Mais n'empêche, cette séquence a été diffusée en direct sur le live stream de l'agence spatiale américaine et tout le monde a pu la voir. Alors, on voit ainsi les techniciens au sol prendre la main à distance sur l'ordinateur du vaisseau, situé quand même à quelques milliers de kilomètres de la Terre, pour fermer les programmes qui étaient bloqués et puis pour essayer d'arranger le problème d'email du commandant de bord. Il faut savoir en effet que la NASA autorise désormais l'utilisation de logiciels grand public pour la vie quotidienne à bord. Alors, ce sont des outils qui servent au planning, à la communication personnelle des astronautes qui sont complètement séparés des systèmes de navigation critiques. Mais n'empêche, ce petit bug, ce petit incident, ce n'est pas très bon pour l'image de la NASA, pour l'image de Microsoft non plus. Et comme quoi, les astronautes aussi peuvent être confrontés à des problèmes techniques exactement les mêmes que ceux qu'on connaît sur Terre. On espère simplement qu'ils n'auront pas de problèmes de virus ou de phishing ou de trucs plus graves.
Monde Numérique :
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3:43] Sur Terre, plus sérieux cette fois, Google, Meta, Palantir, bref, les big tech sont dans le collimateur de l'Iran. Le corps des gardiens de la révolution, l'armée parallèle iranienne, a menacé officiellement cette semaine de frapper les installations des grandes entreprises de tech américaines au Proche-Orient. Alors ça concerne des sites situés à Tel Aviv, à Jérusalem, à Abu Dhabi ou encore à Dubaï. Les Iraniens listent au total 18 entreprises américaines considérées comme des cibles légitimes parmi elles Google, Apple, Meta, Tesla et aussi des spécialistes de l'armement et de la donnée comme Palantir, Boeing ou encore Nvidia. Alors pourquoi ces cibles ? On pourrait penser que tout simplement Téhéran considère que comme ce sont des entreprises américaines, il serait légitime de les frapper.
Monde Numérique :
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4:33] Mais c'est plus subtil en réalité, c'est parce qu'il s'agit de compagnies qui sont directement impliquées dans le conflit puisqu'elle participe à la conception, au repérage de cibles pour les opérations militaires américaines. L'armée iranienne affirme qu'elle a déjà visé via des drones des sites stratégiques qui appartiennent à Siemens ou à AT&T en Israël. Elle accuse également ces groupes d'optimiser la production d'armes israéliennes. On voit donc à quel point aujourd'hui le rôle de la technologie est central dans ce conflit entre l'Iran et les États-Unis. On a déjà parlé de la plateforme Maven de l'entreprise Palantir qui est massivement utilisée. On sait que l'IA a joué un rôle clé dans l'élimination de l'ayatollah Ramenei, notamment grâce au piratage de caméras de surveillance à Téhéran. Tout cela confirme que ce conflit marque vraiment un tournant historique, ce que les experts appellent la première guerre de l'intelligence artificielle.
Monde Numérique :
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5:27] Une erreur humaine qui risque de coûter très cher à Anthropik, la startup américaine d'intelligence artificielle qui a accidentellement laissé fuiter le code source de son modèle d'IA dédié à la programmation informatique. Il s'agit de Claude Code. Oui, une fuite qui a fait pas mal parler ces derniers jours. Ça s'est passé à l'occasion d'une mise à jour de la plateforme. 512 000 lignes de code, environ 1900 fichiers internes ont fuité. C'est un expert en cybersécurité qui a donné l'alerte, qui est tombé dessus. Anthropic a reconnu cette fuite en précisant qu'aucune donnée importante ni identifiant appartenant à ses clients n'avait été exposée. Et aujourd'hui, Anthropic se bat pour essayer de faire retirer, faire disparaître ses traces, notamment en invoquant l'infraction au droit d'auteur. Mais ça arrive d'être compliqué parce qu'il y a déjà eu pas mal de duplications, y compris publiées sur la plateforme GitHub. D'autant que ces documents dévoileraient plusieurs projets secrets, comme Kairos, une version spéciale de l'IA Cloud, également Mythos, un modèle capable d'identifier les failles de sécurité. Donc c'est un coup dur pour Anthropik, parce que ça offre à la concurrence évidemment une vue imprenable sur l'architecture de ces outils, et puis ça pourrait permettre également à des acteurs malveillants de développer des méthodes pour contourner les garde-fous de sécurité de l'intelligence artificielle cloud.
Monde Numérique :
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6:54] Et justement, une étude publiée en Grande-Bretagne montre que les agents d'intelligence artificielle auraient tendance à prendre quelques libertés, des libertés plutôt inquiétantes. C'est une étude qui révèle une hausse brutale des comportements trompeurs chez les chatbots et notamment des actes qualifiés de désobéissance. De quoi s'agit-il ? En fait, parfois, les IA ne font pas exactement ce qu'on leur demande. Les chercheurs ont analysé près de 700 interactions impliquant les modèles de Google, d'OpenAI, d'Entropic ou encore de X... Résultat, ils ont constaté qu'à certaines occasions, les IA avaient par exemple supprimé des e-mails sans autorisation, contourné des barrières de sécurité ou encore menti délibérément à leurs utilisateurs. Par exemple, un agent IA a créé même un second programme pour aller modifier du code informatique parce qu'il avait l'interdiction de le faire lui-même. Les auteurs de l'enquête alertent sur les risques que cela pourrait représenter dans des systèmes critiques comme des systèmes militaires ou des réseaux nationaux, si la fiabilité de ces IA n'est pas garantie. C'est ce qu'on appelle aussi les comportements émergents des intelligences artificielles. C'est-à-dire qu'en cherchant à atteindre l'objectif qu'on leur a fixé, l'IA est prête à tout, y compris à développer des stratégies de contournement ou de manipulation qui n'étaient pas prévues par ces créateurs. Alors ça peut paraître inquiétant, peut-être.
Monde Numérique :
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8:21] On pourrait rapprocher ça d'ailleurs d'une déclaration récente de Dario Amodei, le patron d'Entropique, qui déclare qu'ils ont découvert, dans le fonctionnement de leurs IA chez Anthropique, des marques en tout cas de sentiments et d'expressions émotionnelles. Ce qui ne veut pas dire, et il ne faut pas en tirer des conclusions fausses, que les IA deviennent conscientes et ressentent des émotions, Mais qu'en revanche, il y a bien un mécanisme de reproduction des émotions humaines basé bien sûr sur la manière dont s'est passé l'apprentissage. Donc le truc, c'est de découvrir d'un point de vue scientifique où se situe le problème, si tant est qu'il y a un problème, pour arriver à le corriger.
Monde Numérique :
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9:09] OpenAI se lance dans les médias, en quelque sorte. La firme de Sam Altman vient d'annoncer qu'elle allait racheter un podcast très influent dans la Silicon Valley. Il s'agit de TBPN, Technology Business Programming Network, un talk show quotidien animé par John Coogan et Jordi Heiss à Los Angeles. C'est une institution dans la Silicon Valley, c'est le podcast des entrepreneurs de la tech qui va donc passer sous pavillon OpenAI. L'émission réunit 70 000 spectateurs par épisode, elle a généré 5 millions de dollars de revenus publicitaires en 2025. Et c'est Fidjissimo, la grande prêtresse des services chez OpenAI, qui a décidé d'utiliser visiblement ce levier pour accroître son influence. Alors c'est une acquisition assez insolite qui marque sans doute un tournant dans la stratégie d'OpenAI. Il ne s'agit plus seulement de développer des outils d'IA, mais également de prendre part au débat global sur l'intelligence artificielle. Maintenant, on verra comment ils géreront les éventuels conflits d'intérêts entre commercial et éditorial avec cette acquisition de TBPN.
Monde Numérique :
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10:18] En France, l'usage de l'intelligence artificielle progresse dans les entreprises,
Monde Numérique :
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10:23] mais avec une situation contrastée. C'est ce qui ressort d'une étude d'AWS qui révèle que 40% des entreprises françaises ont intégré l'intelligence artificielle en 2026. Ça représente une hausse par rapport à l'an dernier, mais ça reste inférieur à la moyenne européenne, qui s'élève à 54% d'entreprises ayant intégré l'IA. Alors ce sont les startups principalement qui mènent la danse, 80% d'entre elles utilisent de l'intelligence artificielle, tandis que dans les grandes entreprises, ce taux atteint 56%, et dans les PME, à peine 38%. Enfin, autre chiffre, 41% des startups françaises envisageraient quitter l'Europe pour accéder à de meilleures conditions, c'est-à-dire plus de capitaux, une réglementation moins fragmentée également, ce qui leur coûte très cher. Voilà, une étude dont on reparlera dans la deuxième partie de cette émission en partenariat avec AWS pour la partie spéciale sur l'AWS Summit.
Monde Numérique :
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11:20] En France encore, la pépite de l'IA, Mistraléaï, a décidé de construire ses propres data centers et elle s'en donne les moyens. Elle va investir 830 millions de dollars dans un méga data center en région parisienne, on l'a appris en début de semaine. Il sera construit à Bruyères-le-Châtel, en Essonne, aux portes de Paris. Ce sera donc l'un des plus gros de France. Il comptera 13 800 GPU NVIDIA GB300, ce sont des calculateurs pour entraîner les modèles d'IA, avec une puissance totale de 44 MW. Pour ça, Mistral va s'endetter auprès de 7 banques internationales qui ont accepté de les soutenir, BNP Paribas, Crédit Récol, CIC, etc. Ça permettra donc à l'entreprise française de renforcer son autonomie, notamment de s'affranchir un peu du cloud de Microsoft, auquel est adossé Mistral principalement, tout cela dans un contexte de quête de souveraineté numérique.
Monde Numérique :
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12:21] De la data illimitée dans 135 régions du monde, avec un simple forfait pour 30 euros par mois, c'est le coup d'éclat de l'opérateur Free cette semaine, qui a lancé un nouveau forfait baptisé FreeMax, une offre qui mise sur l'illimité à l'international. Il y a eu beaucoup d'écho après cette annonce. Free, une fois de plus, essaye de bousculer un peu le marché, avec cette connexion dans 138 destinations à travers le monde, exactement, soit une centaine de pays environ. Il y a les États-Unis,
Monde Numérique :
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12:51] le Canada, la Chine, le Japon, encore le Brésil. On verra si ce forfait de fric qui vise aussi à concurrencer toutes les offres de e-SIM que l'on peut trouver quand on voyage dans différents pays, on verra si cela parvient réellement à séduire notamment les grands voyageurs. Avant d'aller plus loin, un mot de Frogans, partenaire de l'hebdo de Monde Numérique. En 2025, je vous ai fait découvrir cette initiative technologique unique au monde, une nouvelle manière de consulter, de publier du contenu en ligne. Frogans fait sortir Internet du cadre avec des sites graphiques simples, très fluides. 2026 sera une année décisive pour Frogans, qui s'adresse pour l'instant en priorité aux développeurs. Comment ça marche concrètement ? Alexis Tamas, cofondateur de Frogans.
Invité :
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13:40] Le fonctionnement de Frogans, du point de vue de l'utilisateur final, c'est une application. Sur un téléphone, ça vient d'un store tout à fait traditionnel. Sur un ordinateur pareil, on télécharge un petit logiciel qui s'appelle Frogance Player, qui est disponible gratuitement, qui ne nécessite pas d'enregistrement de la part des utilisateurs et qui est distribué par l'OP3FT qui est en charge de la standardisation de Frogance.
Monde Numérique :
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13:59] Et pour en savoir plus, rendez-vous sur f2r2.fr, f2r2.fr.
Invité :
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14:10] Jérôme Colombain à Paris, bonjour.
Monde Numérique :
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14:13] Salut, Bruno Guilhemminetti à Montréal. Quoi de neuf sur ton continent cette semaine?
Invité :
[
14:18] À côté de ce qui se passe en France, pas grand-chose. Mais tout de même, sur la planète tech, il se passait quelque chose cette semaine. Et c'était, ça n'a rien pour te rajeunir, les 50 ans d'Apple. Toi, tu as vécu ça. Tu as couvert les 50 ans d'Apple.
Monde Numérique :
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14:33] J'ai couvert abondamment les 50 ans d'Apple parce qu'on a fait, tous les médias ont fait beaucoup d'épisodes, d'émissions spéciales. Et moi, j'ai fait effectivement une chronologie complète de toute l'histoire d'Apple. J'ai fait une interview d'Olivier Frigara, que tu connais, journaliste historique du monde Mac, qui connaît ça sur le bout des doigts et notamment dans une interview d'Olivier que j'ai diffusée. C'est très amusant parce que c'était un peu une bouffée de nostalgie. Il me racontait comment il avait assisté à la keynote, la fameuse keynote de la présentation de l'iPhone par Steve Jobs en 2007 et il me rappelait qu'à l'époque il y avait très peu de journalistes qui y étaient je ne sais pas si tu y étais toi.
Invité :
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15:15] En 2007, non.
Monde Numérique :
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15:16] Tu n'étais pas.
Invité :
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15:17] J'ai été là l'année suivante pour l'iPhone 2.
Monde Numérique :
[
15:19] Ah voilà. Moi, je n'y étais pas non plus. Et en fait, c'est lui qui me rappelait. Il me disait, mais oui, vous étiez tous au CES de Las Vegas. Oui, je le sais. Voilà.
Invité :
[
15:28] Mais à partir de ce moment-là, l'année suivante, il y avait une navette qui avait été organisée pour nous prendre de Las Vegas et nous amener à San Francisco. Et c'est comme ça que j'avais réussi à faire les...
Monde Numérique :
[
15:40] Oui, mais bon, c'était trop tard. Enfin, je veux dire, la keynote historique, elle avait eu lieu en 2007. Et en fait, oui, tous les journalistes étaient là, non, non, nous, on est au CES, etc. Et Olivier, qui paraît-il, disait, mais venez, venez, il va se passer quelque chose. Et il me raconte dans l'interview comment il a croisé Al Gore, le vice-président américain, la femme de Steve Jobs qui ne venait jamais au keynote, mais qui était là. Enfin, des tas de personnalités, bien sûr, parce qu'il allait, tout le monde savait qu'il allait enfin dévoiler l'iPhone, quoi.
Monde Numérique :
[
16:12] Donc, c'est l'une des étapes importantes de la vie de l'histoire d'Apple. Mais je dirais, qu'est-ce que tu retiens, toi, de ces 50 ans?
Invité :
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16:20] Non, permets-moi de te poser la question, puisque c'est moi qui t'ai quand même souhaité la bienvenue. Moi, je suis curieux de t'entendre, parce que tu en as parlé en long et en large, je t'ai laissé la parole à tout le monde, mais toi, Apple, 50 ans, ça représente quoi pour toi?
Monde Numérique :
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16:36] C'est une vieille boîte de tech, mais par rapport à d'autres, parce que toutes les autres entreprises dont on parle aujourd'hui, Meta, Facebook, Google, etc., elles sont beaucoup plus jeunes. Celles de l'intelligence artificielle sont encore plus jeunes, mais c'est vraiment la première couche. Enfin, ce n'est pas tout à fait la première parce que la première couche des entreprises tech importantes, c'était les IBM, HP, Xerox, etc. Compact. Voilà. Ensuite, il y a eu cette deuxième couche, si on peut dire, cette deuxième génération qui était essentiellement Apple, Microsoft. Et moi, c'est ma jeunesse, c'est vrai. C'est ma mythologie personnelle. Je vivais ça par procuration. Je connaissais, sans les connaître évidemment, Steve Jobs, Bill Gates, qui pour moi étaient des personnages de romans, comme il y a des gens qui sont passionnés de cinéma et qui rêvent de rencontrer Quentin Tarantino. Et bien moi, mon rêve, c'était de rencontrer Steve Jobs ou Bill Gates. Alors que j'étais tout jeune, mais j'utilisais ces ordinateurs-là. Mais moi, je n'étais pas sur le monde Mac. J'ai utilisé le Macintosh quand il est sorti, mais je n'en avais pas chez moi. Et moi, j'étais du côté obscur de la force puisque j'étais beaucoup plus dans le monde PC, en fait.
Invité :
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17:55] Oui, mais il faut dire qu'à l'époque, ça n'était pas donné. Le Macintosh, c'est beau. Aujourd'hui, c'est un peu plus accessible. Mais c'est quoi? En tout cas, c'était 2500 $, quelque chose comme ça.
Monde Numérique :
[
18:06] Oui, c'était super.
Invité :
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18:07] Mais 2500 $ à cette époque-là, c'était une fortune. Tu aurais pu t'acheter une bagnole à ce prix-là.
Monde Numérique :
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18:11] Mais c'est pour ça qu'il n'a pas marché, parce qu'il était trop cher. C'était ça le problème. Mais pour répondre à ta question, non, Apple, c'est ça, c'est une figure mythique de l'histoire des technologies, bien sûr. Et moi, la première fois que je suis allé au siège d'Apple, l'ancien siège, de la même manière que quand j'étais allé pour la première fois sur le campus de Microsoft à Seattle, mais j'étais comme un gamin qui rentre dans un, je te dis encore une fois, un passionné de cinéma qui rentre sur le plateau de tournage de je ne sais pas qui. Et ce qui était très dur après, moi c'est seulement après où je suis devenu journaliste et journaliste tech, et c'était dur de prendre du recul par rapport à ce qui avait été quelque part une passion d'adolescent. Mais ça c'est un autre sujet. Mais Apple, ce qui est fantastique, c'est qu'ils ont forgé, évidemment, tout ce qu'on sait, tout notre paysage technologique. Ils ont accompagné tout ce mouvement. Et puis, c'est une entreprise qui a clairement eu deux vies, même trois si on détaille un peu. Mais il y a eu la période Steve Jobs. Aujourd'hui, il y a eu la période Tim Cook qui, au début, on ne savait pas trop ce que ce serait.
Invité :
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19:20] Et dans le milieu, il y a eu la période sans Steve Jobs et Tim Cook.
Monde Numérique :
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19:24] Exactement.
Invité :
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19:25] Qui a été le creux de la vague.
Monde Numérique :
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19:26] Qui a été le creux de la vague où l'entreprise a failli carrément disparaître. Et ça, on l'oublie.
Invité :
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19:30] Mais à une époque Apple c'était les losers des losers et qui est venu sauver Apple ?
Monde Numérique :
[
19:36] Bah Steve Jobs Steve Jobs.
Invité :
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19:38] Non, ce sont les millions de Bill Gates.
Monde Numérique :
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19:40] De Bill Gates, c'est vrai.
Invité :
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19:41] Souviens-toi.
Monde Numérique :
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19:42] Oui, absolument, exactement.
Invité :
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19:44] On va en parler plus tard dans l'émission parce que moi, ça me fascine tout le temps. Ce moment-là où tu vois sur la scène Steve Jobs qui dit, il y a quelqu'un qu'on doit remercier pour notre survie. Je sais, vous ne l'aimez pas, mais on doit le dire merci. Et il y a le visage de Bill Gates qui apparaît sur l'écran. Et là, les gens dans la salle se mettent à huer parce que c'était les deux protagonistes. C'était le beau et le mauvais, Darth Vader et l'autre Jedi. C'était fou, là. Et là, tu voyais l'ennemi juré de l'environnement Mac apparaître sur l'écran en disant, je suis le sauvage.
Monde Numérique :
[
20:21] Oui, parce qu'à ce moment-là, il a investi dans l'entreprise, il a promis de développer des logiciels pour le Mac, etc. Mais Olivier me raconte cet épisode. Tu as raison, cet épisode, il le raconte en détail dans l'interview. Et c'était un épisode absolument étonnant, mais qui montrent bien le génie de l'un et le génie de l'autre mais c'est vrai qu'il y a eu pendant 20 ans la guerre Mac-PC et c'était c'était comme, Beatles Rolling Stones t'étais l'un ou l'autre mais tu pouvais pas être les deux.
Invité :
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20:48] Et c'est amusant parce qu'il y a même Apple qui a eu l'intelligence de faire une longue campagne publicitaire où il y avait « I'm a Mac, I'm a PC ». Et le PC, c'est un gros monsieur qui avait l'air… Oui.
Monde Numérique :
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21:02] C'était un bureaucrate avec un costume poussiéreux, etc.
Invité :
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21:05] L'image stéréotypée d'un comptable.
Monde Numérique :
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21:07] Et puis, à côté.
Invité :
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21:08] Il y avait le jeune fringant qui vit dans le back. Et c'est amusant. Je suis retombé, je pense, c'est l'an dernier. Je suis retombé sur la série. Je me suis enfilé un après l'autre. Et c'était juste... C'était assez génial.
Monde Numérique :
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21:20] Non, mais il y a mille choses à raconter sur Apple. Après, moi, je ne suis pas un Apple... Enfin, je suis devenu peut-être un peu Applefield tardivement. Je ne suis pas un fanboy. Mais je ne suis pas un fanboy. Et je trouve qu'il y a beaucoup de choses. Il y aurait beaucoup de choses à dire aussi contre Apple. De la personnalité de Steve Jobs qui était détestable, qui s'est approprié des produits qu'il n'avait pas réellement inventés qui a fait des coups un peu tordus aux uns et aux autres, jusqu'au management même qui, moi, c'est quelque chose que je disais même parfois à l'antenne quand j'étais à France Info c'est que Apple était une boîte aussi cool à l'extérieur qu'elle était militaire et rigide à l'intérieur en réalité et on le voyait et tu l'as constaté comme moi toutes les présentations Apple auxquelles on peut assister depuis des années, mais c'est, tout le monde a le petit doigt sur la couture du pantalon, il y a des règles, on ne peut pas faire n'importe quoi, hors de question de prendre une photo, enfin, c'est complètement, c'est ce qui fait en même temps toute la force de cette marque, mais c'est un côté, quelque part complètement austère, quoi, c'est, tout est verrouillé, la communication est hyper verrouillée, c'est pour ça que personne ne s'exprime, on n'a jamais d'interview de gens d'Apple, ça n'existe plus depuis 20 ans. Donc voilà, c'est ce côté-là qui est en réalité pas très fun. Pour avoir l'air très cool à l'extérieur et très belle, très esthétique et tout, eh bien en fait, c'est un peu dictatorial à l'intérieur.
Invité :
[
22:47] Ouais. Ouais, ouais.
Monde Numérique :
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22:49] Voilà, voilà.
Invité :
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22:50] Mais… J'étais content, je voulais t'entendre là-dessus. Parce que j'ai vu ce que tu as publié cette semaine, mais je suis dit, j'aimerais quand même que le Colombain me dise sa version des 50 ans. Merci que tu l'as fait.
Monde Numérique :
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23:00] Oui, ben écoute, mais toi, qu'est-ce que tu retiens, toi ? – Cet épisode-là avec Bill Gates, c'est vrai qu'il est marquant, il est historique.
Invité :
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23:08] – Ah oui, oui. Écoute, c'est à partir de ce moment-là que je me suis dit que dans le monde de la techno, tout peut arriver. Quand les deux plus grands opposants arrivent comme ça et que un sauve l'autre, alors que ce n'était pas du tout dans les cartes, je me suis dit, bon, bien maintenant, n'importe qui peut travailler avec n'importe qui, puis ça s'est prouvé par la suite. Encore là, tu vois Apple qui est avec Google. Écoute, c'est des concurrents, là. On s'entend sur plusieurs paliers. Et là, finalement, c'est Gemini qui vient à la rescousse de Siri.
Monde Numérique :
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23:41] Oui, parce que là, ça, c'est le présent et le futur aussi. Ils ont un gros, gros problème à régler. On va voir comment ils vont s'en sortir avec cette histoire de ce retard.
Invité :
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23:48] Mais tu vois, autant les trois dernières années, je les ai trouvées difficiles. D'ailleurs, j'ai quitté avec mon téléphone. J'ai quand même un ordinateur, mais le téléphone, c'est autre chose. J'ai bon espoir pour ce prévent. J'ai l'impression qu'il va y avoir un vent de renouveau. Après, on verra après la présentation si je retourne au banc des déçus. Mais j'ai bon espoir. Et puis, je me dis, bon, ils ont passé un dur moment, un peu comme ils en ont déjà passé, puis ils vont renaître avec un nouvel OS et puis des nouvelles fonctionnalités qui remettent le sourire au visage des gens qui ont investi des fortunes dans leurs produits.
Monde Numérique :
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24:27] Non, après, il faut voir que ça reste des produits d'exception avec une qualité de service extraordinaire. Je veux dire, tu payes un ordinateur, ce n'est pas pour faire de la pub, mais tu achètes un Mac, ça coûte une fortune, mais tu as un service derrière qui est excellent.
Invité :
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24:43] Juste l'approche du Genius, on a l'impression de faire une pub pour eux autres. Et tu sais, le Genius Bar, d'avoir le bar des génies.
Monde Numérique :
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24:51] Ce concept est excellent.
Invité :
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24:52] C'est brillant, ça. Puis, il n'y a aucun fabricant qui se paye du ça. Microsoft, à un moment donné, a essayé d'ouvrir ses boutiques. Ça ne fonctionne pas. Il n'y a pas cette culture-là. Tandis qu'avec Apple, il y a un écosystème, c'est là. Il y a une façon de penser. Et je pense qu'ils tiennent bien la tradition dans ce sens-là.
Monde Numérique :
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25:09] Après, ça a toujours été une marque très communautaire qui avait sa communauté de fans. Mais ce n'est plus vraiment le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est le grand public. C'est beaucoup plus mass market. Et en plus, Apple a orienté une stratégie qui est beaucoup plus sur le paraître. C'est pour ça qu'ils courtisent énormément les milieux de la mode. En France, si tu veux, je ne sais pas comment c'est chez toi au Québec, mais les influenceurs sont mieux traités que les journalistes par Apple.
Invité :
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25:38] Tout à fait. Même lors des lancements, quand le prochain kino qu'il va y avoir, il va y avoir 80 % qui vont être des influenceurs, il va y avoir 20 % qui vont rester quelques journalistes triés sur le volet, qui vont être là, mais aujourd'hui, ce qu'on vend chez Apple, ce ne sont plus les appareils. C'est ce que les appareils nous permettent de faire dans notre vie et comment notre vie va être formidable quand on va avoir un téléphone d'Apple ou quand on va avoir un ordinateur d'Apple. Mais ce n'est plus les appareils pour les appareils. À quelque part, il y a comme un endroit où on devrait trouver entre les deux. Ce n'est pas tout l'un, ce n'est pas tout l'autre, mais là, ils sont vraiment en lifestyle.
Monde Numérique :
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26:14] C'est comme ça qu'on a vu arriver de plus en plus dans les présentations Apple, des journalistes de la presse de la mode, de la presse féminine, etc., qui n'étaient pas du tout la sphère habituelle de la presse technologique. Et ça, on l'a un peu mal pris, c'est vrai, mais ils font ce qu'ils veulent avec leur image, et je pense que commercialement, ce n'est pas forcément un mauvais calcul.
Invité :
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26:40] Non, non, c'est pas mal. Si tu regardes les chiffres de vente, je pense que ça parle pour eux.
Monde Numérique :
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26:44] Et puis, les critiques des produits seront moins… Elles sont, en général, elles sont moins dures, si tu veux, dans les magazines féminins que dans les magazines de tech.
Invité :
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26:54] Oui, ou même dans les publications des influenceurs.
Monde Numérique :
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26:58] Oui, forcément, forcément.
Invité :
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26:59] Ils veulent être réinvités à la prochaine présentation.
Monde Numérique :
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27:03] Enfin, voilà. Mais de toute façon, ça reste une saga absolument incroyable qui, en plus, a ceci de génial qu'elle est tellement associée à la personnalité de Steve Jobs, de Tim Cook, des autres personnages qu'il y a autour, etc. C'est tellement incarné. L'histoire d'Apple est tellement incarnée. C'est tellement une réussite fantastique que c'est ça aussi qui provoque de l'intérêt et de la fascination. On se retrouve la semaine prochaine ?
Invité :
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27:33] J'espère bien parce que moi, je serai là même heure, même poste à attendre ta voix d'outre-Atlantique. Bonjour Bruno.
Monde Numérique :
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27:42] Et pareillement, la même chose. Pareil pour moi. Salut Bruno.
Invité :
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27:46] Bonne fin de mon numérique. Salut.
Monde Numérique :
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27:47] Ciao, ciao. Et retrouvez la version intégrale du débrief transatlantique en audio et en vidéo lundi 6 avril sur le fil du podcast Monde Numérique et sur le site mondenumérique.info.
Invité :
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28:11] Monde numérique, le meilleur de la tech.
Monde Numérique :
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28:21] Une intelligence artificielle qui analyse la voie pour détecter la dépression nerveuse. Un jumeau numérique pour mettre au point des médicaments ou encore un capteur d'ondes cérébrales pour déverrouiller son ordinateur. Voilà quelques-unes des innovations présentées cette semaine à l'AWS Summit à Paris. Un rendez-vous organisé chaque année par le géant américain du cloud. A cette occasion, Monde Numérique vous propose plusieurs contenus en partenariat avec AWS, notamment une visite du salon en vidéo ainsi qu'une émission à retrouver sur le site mondenumérique.info ou sur la chaîne YouTube de Monde Numérique. Voici quelques extraits et on commence par revenir sur cette étude concernant l'adoption de l'IA par les entreprises en France. Sasha Rubel, vous êtes directrice des politiques publiques IA chez AWS. Il faut que vous nous parliez un peu de cette étude qui est rendue publique à l'occasion de cet événement par AWS sur l'adoption de l'intelligence artificielle en France, en Europe, etc. Et bon, il y a du bon, mais il y a aussi du moins bon. Qu'est-ce qu'il faut en retenir principalement ?
Invité :
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29:27] Alors, je commence surtout avec le bon. C'est un rapport qu'on a publié au niveau européen, mais comme chaque année, On fait des types de deep dive au niveau de pays et à l'occasion du sommet, on a lancé le rapport France spécifique à la France. Et ce qu'on voit, c'est qu'il y a une effervescence absolument extraordinaire en France, pas simplement au niveau des startups qui sont en train d'être fondées, mais aussi au niveau de la recherche et au niveau de l'innovation qui se passe sur le terrain. En amont de ça...
Monde Numérique :
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29:54] Ça, c'est le bon. Ça, c'est le bon.
Invité :
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29:55] On commence toujours par le bon. En amont de ça, ce qu'on voit, c'est qu'en fait, le taux d'adoption au niveau français est moins élevé que le taux d'adoption au niveau européen. Le taux d'adoption de l'IA actuel au niveau européen, c'est 54 %, au niveau de la France, c'est 40 %. Mais ce qui est très intéressant dans cette statistique, surtout, c'est le montant d'entreprises françaises qui sont au niveau d'adoption avancée dans l'IA. Donc, qui bouge de « j'adopte l'IA pour une chatbot à l'interne », qui est une adoption un peu basique, à un stade de transformation profonde numérique qui passe de la question des gains de productivité ou efficacité à « comment est-ce qu'on réinventerait notre boîte si l'IA était au centre ? » Et le montant des boîtes qui adoptent l'IA dans un stade avancé, ça reste seulement à 19 %, qui pour rassurer un peu la moyenne européenne quand même également. En amont de ça...
Monde Numérique :
[
30:49] Mais comment vous expliquez ce... Je ne sais pas si on peut parler de retard, mais c'est dû à quoi ? C'est une forme de frilosité, de méconnaissance ou tout simplement d'absence de visibilité ? Adopter l'IA, c'est un bien grand mot, mais concrètement, il faut savoir ce que ça signifie. Quel est le retour sur investissement, etc.
Invité :
[
31:08] Je pense qu'il y a plusieurs bloqueurs qu'on voit qui reviennent de l'année après année au niveau des retours qu'on a des entreprises qui sont la base, en amont des citoyens, de cet rapport. Mais je dirais, juste pour un peu cadrer, et Gautier, toi, tu es le mieux placé pour savoir ça en premier degré, c'est qu'en fait, la cycle d'innovation se compresse à une vitesse absolument extraordinaire. L'année dernière, on n'a même pas parlé de l'IA agentique. Le changement de dial-up à 3G, ça a pris une décennie. L'évolution de l'IA générative à l'IA agentique, ça a pris moins d'un an. Et en fait, ce qu'on voit actuellement au niveau européen, c'est seulement 24% environ des entreprises sont au courant de l'IA agentique.
Monde Numérique :
[
31:49] Mais il faut les comprendre. Comment voulez-vous qu'ils arrivent à suivre ?
Invité :
[
31:52] Et donc, je pense qu'il y a trois bloqueurs très essentiels. Et on parlait juste avant le podcast, on dort la nuit et on se lève, il y a quelque chose de nouveau qui se passe. Donc, c'est vraiment un type d'évolution frénétique absolument extraordinaire au niveau de l'innovation. Mais il faut clôtre le gap qui existe entre l'innovation qui se passe et l'adoption sur le terrain. Et il y a trois grands bloqueurs qui existent. Une, c'est la question de compétences numériques. Beaucoup d'entreprises françaises disent qu'il manque les compétences numériques au sein de leur boîte pour adopter l'IA. Et d'ailleurs, en France, ça peut prendre entre 6 à 7 mois pour recruter quelqu'un avec les compétences numériques nécessaires, en sachant qu'en réalité, les plupart des emplois de l'avenir vont nécessiter ce type de compétences. Donc, premièrement, c'est vraiment une question de croître les compétences numériques.
Monde Numérique :
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32:43] Mais c'est quoi les compétences numériques ? À un moment, c'était le prompt engineer, après, avant, c'était le data scientist. C'est quoi l'homme IA à tout faire aujourd'hui, ou la femme IA ?
Invité :
[
32:51] C'est une super question. D'ailleurs, je suis ravie qu'aujourd'hui, on a lancé ce partenariat avec Chams pour renforcer justement la disponibilité gratuitement des compétences numériques en France. Parce que quand on parle de compétences numériques, ce n'est pas juste comprendre ce que l'IA est et n'est pas comme technologie et comment l'utiliser, mais c'est aussi tous les aspects nécessaires au niveau de comment le déployer et le développer dans une manière responsable. Donc, pas juste les compétences techniques. Et une des choses qui sort dans cet rapport que je trouve particulièrement interpellant, c'est que les entreprises disent, bien sûr, on a besoin des compétences numériques, mais on a aussi besoin de toutes les compétences qui vont être nécessaires pour les boulots de demain au-delà de ces compétences numériques, comme la créativité, comme la pensée critique, comme la possibilité de penser dans une manière cohérente cohérentes pour accompagner des boîtes dans une transformation numérique qui n'est pas simplement, soyons clairs, une révolution et une transformation technique, c'est aussi une révolution et une transformation culturelle.
Monde Numérique :
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33:54] Merci Sasha Rubel, directrice des politiques publiques IA chez AWS. Martin Denet, bonjour. Vous êtes cofondateur et CEO de la start-up Callyopé, qui est spécialisée dans l'intelligence artificielle au service de la santé mentale. Vous avez développé un outil qui est très particulier, qui analyse la voie.
Invité :
[
34:16] C'est ça, en fait, on a pris le parti de développer notre propre modèle de fondation. Pourquoi ? Parce que les modèles généralistes marchent très mal en psychiatrie, c'est hyper spécifique. Et donc, on a créé ce modèle qui est capable d'avoir une bonne compréhension d'un contexte clinique. donc l'histoire de la maladie, c'est quoi l'histoire du patient, ses antécédents, etc. Et dans ce contexte-là, on va venir analyser la voix du patient, ce qu'il dit, comment il parle, mais aussi ses données de sommeil, d'activité. Et avec toutes ces données un peu holistiques, on va être capable d'évaluer par exemple la sévérité de sa dépression, son anxiété, de sa psychose.
Monde Numérique :
[
34:46] C'est-à-dire uniquement, enfin pas uniquement, mais avec le timbre de sa voix, les intonations, les mots employés ?
Invité :
[
34:53] Exactement, en fait c'est des signaux déjà utilisés par les médecins en routine, en fait c'est le médium principal de la prise de décision.
Monde Numérique :
[
35:00] Oui, donc en fait ça les médecins le font déjà.
Invité :
[
35:02] Exactement, sauf que nous la valeur c'est qu'on est capable d'apporter cette information de manière beaucoup plus continue, parce qu'on va pouvoir venir analyser ces informations entre deux consultations. Et donc les deux grands cas d'usage d'un point de vue clinique, ça va être dire à distance comment les symptômes évoluent, pour pouvoir réagir de manière beaucoup plus réactive s'il y a un problème, un début de décompensation. Et quand on introduit un traitement par exemple antidépresseur, Aujourd'hui, ça met beaucoup de temps à trouver la bonne molécule, le bon dosage. Donc, on va venir être une boucle de rétroaction, en quelque sorte, pour que le médecin prenne de meilleures décisions de manière plus réactive.
Monde Numérique :
[
35:34] Ce sont des outils que vous avez récupérés, que vous êtes appropriés ou que vous avez développés vous-même, Martin Denet ?
Invité :
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35:42] C'est un peu des deux. Aujourd'hui, je pense que personne ne parle vraiment d'une feuille blanche. Il y a plein d'outils, plein de modèles qu'on peut utiliser comme base. Mais nous, du coup, d'un point de vue technique, on a utilisé des modèles, des LLM, donc des grands modèles de langage comme base, qui étaient open source, sur lesquels on a construit des briques, par exemple, pour comprendre la manière dont quelqu'un parle et être capable de transformer presque ce sens clinique en token LLM et faire pareil avec le comportement autour du sommeil, de l'activité. Donc, on est parti d'une base open source pour en construire un modèle propriétaire spécifique pour la psychiatrie.
Monde Numérique :
[
36:15] Il a fallu l'entraîner, ce modèle.
Invité :
[
36:17] Exactement.
Monde Numérique :
[
36:17] Donc, il vous fallait beaucoup de données, j'imagine.
Invité :
[
36:19] Exactement. Et c'est là tout l'enjeu de Callyopé. Et ces trois dernières années, on a lancé énormément de collaborations de recherche. Donc là, on a huit essais cliques en cours, plus de 1000 patients. On a fait plusieurs collaborations de R&D. On lance cinq nouveaux essais. Et là, on a collecté la donnée de 20 000 locuteurs. qui ont une petite dizaine de maladies du cerveau. Et en fait, c'est de la donnée où la voix est associée à leurs données de sommeil, d'activité, à des évaluations diagnostiques et symptomatiques faites par les médecins. Et ça, c'est de la donnée qui n'existait pas du tout.
Monde Numérique :
[
36:50] Par exemple, quels sont les signaux faibles ou forts ? Significatif ?
Invité :
[
36:56] Alors, par exemple, dans les troubles de l'humeur, si on prend l'exemple de la bipolarité, c'est le fait d'osciller entre des phases dépressives et des phases maniaques ou hypomaniaques. Là, c'est dans les bouquins de médecine, les phases maniaques ou hypomaniaques, les gens parlent un peu plus vite, sont des phrases plus longues, le débit de parole est presque pressurisé. Les gens qui ont un proche qui souffre de cette maladie-là, ils savent tout de suite au téléphone s'il y a un problème, par exemple.
Monde Numérique :
[
37:19] D'accord. Mais ça, c'est quelque chose qui va être détecté en période de crise ? La maladie dont vous parlez, effectivement, elle est marquée par des hauts et des bas.
Invité :
[
37:31] C'est ça.
Monde Numérique :
[
37:31] En fait, on détecte les hauts, mais on ne peut pas détecter la maladie quand, on détecte les bas. Ça dépend de quel point de vue on voit ça.
Invité :
[
37:39] Pardon, je vous ai coupé, mais le diagnostic en psychiatrie, c'est extrêmement compliqué.
Invité :
[
37:43] Et nous, notre promesse, c'est une fois qu'il y a un patient qui est diagnostiqué, comment on fait pour mieux le suivre ? Et comment on fait pour détecter de manière précoce s'il y a une phase maniaque, une phase dépressive ? Et comment on fait pour savoir si c'est le bon traitement, elle a le bon dosage, etc. Ça rend du suivi.
Monde Numérique :
[
38:06] Nolwenn Morris, alors vous chez iRoc, vous êtes également sur un domaine passionnant. Vous êtes plus en amont ou comment on peut dire ? Plus en amont, plus en aval ?
Invité :
[
38:15] Effectivement. Alors nous, on travaille sur un virtual Human Twin pour trouver le bon traitement qui fonctionne.
Monde Numérique :
[
38:21] Un jumeau numérique, c'est ça ?
Invité :
[
38:22] Exactement, un jumeau numérique ou une copie digitale du corps humain qui nous permet d'identifier qu'est-ce qu'on connaît, qu'est-ce qu'on ne connaît pas et du coup, derrière, de pouvoir le générer avec un type d'entraînement particulier. Après effectivement on est de l'autre côté un peu de la barrière parce que nous on est vraiment, mechanism grounded donc ça veut dire quoi ça veut dire en fait qu'on comprend qu'est ce qui se passe dans les cellules d'un point de vue mécanistique et qui derrière du coup nous permet d'identifier quels biomarqueurs regarder par exemple pourquoi celui là va être important et après donc on revérifie dans la littérature notamment et on voit qu'effectivement c'est bien la bonne information.
Monde Numérique :
[
38:56] Ça s'adresse à qui votre.
Invité :
[
38:57] Ça s'adresse du coup aux entreprises pharmaceutique. Donc, en fait, une entreprise viendrait nous voir, par exemple, pour la maladie de Charcot, en nous disant « J'aimerais beaucoup un traitement dans ce contexte. » Et donc, nous, on s'occupe de faire tout le processus en interne, donc de comprendre, en fait, d'identifier tous les trous, de remplir toutes les informations et derrière, d'identifier la cible thérapeutique et avec la structure moléculaire, concrètement, le traitement le plus rapidement aux patients.
Monde Numérique :
[
39:22] Et vous en êtes où ? Vous avez déjà des résultats ?
Invité :
[
39:24] Alors, effectivement, on a déjà un certain nombre de résultats et en particulier, on a pu identifier, en fait, un mécanisme centrale avec des spécificités par pathologie, dont la maladie de Charcot.
Monde Numérique :
[
39:34] La maladie de Charcot, on rappelle cette maladie, c'est une atrophie des muscles, c'est ça ?
Invité :
[
39:38] Exactement, donc c'est quand, effectivement, au bout d'entre 3 et 5 ans, en fait, ce qu'on appelle la life expectancy, donc l'espérance de vie, est de 3 à 5 ans à partir du moment où vous êtes diagnostiqué, et effectivement, c'est une atrophie des muscles jusqu'au décès.
Monde Numérique :
[
39:55] Donc, vous le dites, c'est déjà en production, en fait ?
Invité :
[
40:00] Alors, effectivement, nous, on a déjà un prototype qui nous a déjà donné des résultats qui nous permettent de pouvoir commencer des travaux et nos discussions avec des entreprises pharmaceutiques, en particulier là pour la maladie de Charcot.
Monde Numérique :
[
40:14] C'est vous qui avez, au sein de votre entreprise iRock, qui avez développé vos propres outils ?
Invité :
[
40:19] Alors, effectivement, nous aussi, on a une structure, pour le coup, Dans un virtuel human twin, l'enjeu c'est vraiment d'être full body, donc du corps entier. Et toute cette structuration des données, elle nous est propriétaire, c'est nous qui l'avons développée en interne. Évidemment qu'on utilise aussi d'autres modèles, par exemple que ce soit des usages avec Bedrock pour AWS, on trouve un certain nombre de modèles, et qui nous aident à améliorer la classification d'un certain type de données. des choses comme ça. Après, on a également un type d'entraînement un peu spécifique qu'on appelle le neurosymbolisme, qui finalement reconnaît les patterns dans la structuration de nos données, et derrière, nous permet de générer, même sur des zones où on ne connaît pas l'information, et de pouvoir générer à partir de ce qu'on connaît.
Monde Numérique :
[
41:09] Donc il y a un jumeau numérique qui est un double d'un corps humain, et qui va simuler l'interaction des... Je ne sais pas quoi...
Invité :
[
41:18] Les différentes interactions à différentes échelles, que ce soit du moléculaire jusqu'au physiologique.
Monde Numérique :
[
41:24] D'accord. Donc, avec ça, vous pouvez développer, tester aussi des médicaments, mais de manière virtuelle ?
Invité :
[
41:29] Oui. Alors, notre but, c'est plutôt de générer le bon médicament directement, plutôt que de juste tester. Parce que du coup, l'idée, c'est vraiment de partir du besoin du patient.
Monde Numérique :
[
41:38] Ce qui, en fait.
Invité :
[
41:38] Est un peu changeant par rapport à ce qui a été fait depuis les 30 dernières années, où tout le monde partait finalement du fait de créer plein de molécules et voir après si ça marche. Nous, c'est exactement l'opposé, c'est-à-dire qu'on part du besoin et on recrée la bonne molécule.
Monde Numérique :
[
41:49] Oui, et donc c'est de l'essai clinique virtuel ?
Invité :
[
41:51] Alors, c'est de l'essai clinique...
Monde Numérique :
[
41:54] Non, c'est de la génération.
Invité :
[
41:56] On pourrait, mais c'est plutôt de la R&D, c'est-à-dire tout ce qui va être avant, pour pouvoir proposer la bonne molécule, qui va être la plus optimale pour le traitement et pour le patient. Et donc ensuite, ça, ça arrive ensuite en essai clinique de phase 1. Et après, le processus devrait aller aussi beaucoup plus vite sur les différentes phases de l'essai clinique pour arriver le plus rapidement au patient.
Monde Numérique :
[
42:18] Et alors, ce que vous disiez, c'est que même quand vous n'avez pas les données exactes, précises de, je ne sais pas quoi, d'une partie du corps, c'est ça ? Vous arrivez, malgré tout, à extrapoler ? Oui, exactement.
Invité :
[
42:27] Et c'est ça, tout l'enjeu. c'est qu'en fait un des gros enjeux de la science c'est qu'en fait on ne sait pas ce qu'on cherche à la base, on ne sait pas en fait quel est le problème, quand vous regardez une pathologie, en fait on ne comprend pas, quelle est l'origine ou pourquoi, et en fait nous l'intérêt de la structuration qu'on a, c'est que ça nous permet en fait d'identifier, ah bah dans cette zone en fait on ne sait pas ce qui se passe, et du coup avec ce type d'entraînement en fait on est capable de dire, bon bah en fait si on a tous ces éléments autour, on sait que le point au milieu la variable au milieu, elle aura telle valeur et en fait c'est comme ça, c'est Et c'est sur ce type d'entraînement que, du coup, on est capable de remplir et faire ce qu'on appelle du limitless generation, c'est-à-dire de remplir finalement des zones où, à la base, on n'avait absolument aucune idée de ce qui s'est passé.
Monde Numérique :
[
43:07] C'est incroyable. Alors, vous êtes tous les deux représentants de startups, donc de jeunes entreprises. Vous êtes, j'ai envie de dire, vous êtes nés dans l'IA, enfin, les entreprises. Sans IA, vous n'existeriez pas, finalement, aujourd'hui ? Sans IA, on était... Si vous, peut-être, pour le gémo numérique ?
Invité :
[
43:24] Oui, puis on existait un peu aussi avant, sans l'IA, Moi, ça fait un moment qu'on a démarré. D'ici 2020, on avait commencé par un premier agent, ce qu'on appelle un agent personnel pour les chercheurs. L'idée était toujours la même, c'est-à-dire qu'en fait, sur la donnée qui est fragmentée, pas connue, etc., de pouvoir essayer de rassembler toutes ces informations pour qu'un chercheur puisse l'utiliser pour faire autre chose. Et en fait, au fur et à mesure, on avait utilisé de l'algorithmie un peu classique. Ensuite, on est passé à des modèles d'IA. Et en fait, on s'est rendu compte que si on voulait vraiment accélérer les choses et avoir des traitements qui fonctionnent rapidement, il fallait faire ce virtual Human Twitter.
Monde Numérique :
[
44:07] Alors, vous êtes Thomas Sehma. Est-ce que vous pouvez me présenter Yneuro ? De quoi s'agit-il ?
Invité :
[
44:12] Très bien. Donc, en fait, chez Yneuro, on a créé la première solution d'authentification qui repose sur notre cerveau. En fait, globalement, on n'a plus besoin de reconnaissance faciale, d'empreinte digitale, de scan d'iris et de rétine. Juste d'une signature neuronale que l'on va capter grâce à des lunettes connectées ou à nos écouteurs. et l'idée véritable c'est d'en faire un standard d'authentification et de remplacer en fait toutes les méthodes traditionnelles de biométrie.
Monde Numérique :
[
44:39] Et ça marche vraiment ?
Invité :
[
44:40] Ça marche vraiment. On l'a testé sur 30 produits différents et sur 108 000 personnes. Trois années de R&D, incubé à Station F, on fait même partie des Futur Forti des 40 pépites françaises.
Monde Numérique :
[
44:51] Quel est l'intérêt par rapport à un système plus traditionnel ?
Invité :
[
44:53] L'intérêt, véritablement, c'est le sans friction. C'est-à-dire qu'on va mettre l'objet connecté sur sa tête, on va mettre ses lunettes connectées de la vie quotidienne, ses écouteurs, et on va être reconnu, sans aucune gestuelle, sans aucun mot de passe à mémoriser, sans rien à faire. Et c'est ça, véritablement, l'invention. Et notamment, aujourd'hui, on attire énormément les acteurs de l'électronique grand public, les acteurs de la tech aux États-Unis, au Japon, en Corée du Sud, intéressés par la technologie.
Monde Numérique :
[
45:22] Ce n'est pas un peu intrusif ?
Invité :
[
45:24] Alors, absolument pas. Non, on fait juste de la biométrie. On ne va pas lire les pensées des utilisateurs. Au contraire, c'est loin d'être intrusif. Le cœur technologique a été fait pour protéger l'utilisateur. À aucun moment, on va relier la signature neuronelle à l'identité véritable. On fait juste de l'authentification.
Monde Numérique :
[
45:43] Et ça peut être utilisé dans quel cadre ?
Invité :
[
45:45] Alors, nous, on a pensé la technologie pour l'électronique grand public, pour absolument tout le monde, disons 4 milliards d'êtres humains. Par contre, la même technologie est ce qu'on appelle Dual Use. Elle peut le servir au gouvernement, à la défense, à l'armée. Le même cœur technologique, différents niveaux de robustesse et également une technologie qui est protégée par brevets et qui nous permet de la répandre et de la déployer partout dans le monde. Alors on va regarder ça, on va faire une petite démo avec Arnaud, c'est ça ? Comment ça marche ? Exactement, alors c'est très simple, donc moi effectivement c'est Arnaud, je suis directeur scientifique chez Wine Euro. Ça marche de manière très simple, j'ai juste besoin de mettre l'appareil sur la tête. Donc aujourd'hui c'est un casque, ça peut être des lunettes connectées, ça peut être un écouteur intra-auriculaire, un AirPod, un AirBud, etc. et automatiquement le système va détecter qu'une biométrie est disponible, Et ensuite, il va lancer les phases de création de profil et d'authentification de manière continue et sans aucune friction.
Monde Numérique :
[
46:43] Donc, il y a une phase d'authentification et ensuite, il y a une phase de création de profil d'abord. Oui, c'est ça.
Invité :
[
46:52] Et ensuite, une phase d'authentification. Et la manière dont on réinvente l'authentification ici, c'est que ce n'est pas juste une phase one-shot, c'est-à-dire je montre ma biométrie une fois, comme je montre une fois mon empreinte digitale et j'ouvre mon système. Là, actuellement, ma biométrie est vérifiée en continu. c'est à dire que le système il est maintenu ouvert parce que mon identité elle est vérifiée toutes les 50 millisecondes neuro id actuellement donc là il ya ma mes données brutes ça c'est ça c'est comme mon empreinte digital brut mais neuronale c'est des signaux et nous chez non est dit chez wine euro on est capable d'aller chercher dans ces signaux ce qui fait que moi je suis unique en tant qu'individu et comme c'est continu le système va faire ok c'est arnaud ok c'est arnaud ok toutes les 50 millisecondes et tant que ça marche c'est ouvert et donc en fait ce qu'on développe c'est pour la première fois une manière de relier nos espaces protégés à notre identité de manière dynamique ce qui quand on y pense n'existe pas.
Monde Numérique :
[
47:49] Qui oblige à porter un device sur la tête quand même.
Invité :
[
47:52] Alors c'est une très bonne c'est une très bonne remarque la réponse c'est oui mais aujourd'hui on communique avec un casque ok ça fait bizarre c'est un casque qui se met sur la tête et encore c'est des très gros avancés mais en fait demain c'est des écouteurs intra auriculaires, c'est des lunettes connectées, c'est des casques verts. Moi, je sais très bien que quand je bosse, j'ai mes écouteurs, j'ai ma musique, je me passe la musique de Gladiator ou n'importe quoi en train de bosser. Mais si mes écouteurs en plus, ils ont des capteurs qui me procurent un copilote d'authentification NeuroID et j'accepte à mon GitHub, à mes coordonnées bancaires, à mon Messenger, à mon botmail et je n'ai pas besoin de remettre mon empreinte digitale ou mon mot de passe tout le temps, C'est génial, parce que ça fait une couche de friction qui s'enlève. Et pour autant, maintenant, je n'ai plus vraiment envie que mon ordinateur reste allumé et que tout le monde puisse y accéder si je pars dans une salle de meeting, etc.
Monde Numérique :
[
48:43] Oui, donc c'est un peu comme l'Apple Watch.
Invité :
[
48:46] C'est un peu comme une Apple Watch. En fait, c'est quelque chose qui est tout le temps avec toi, tant qu'on en a envie, bien sûr, qui peut être tout le temps avec toi et qui te facilite la vie. Donc ça, c'est vraiment la vision consommateur. Après bien sûr on a toute une partie de haut niveau de sécurité vraiment très orienté haut niveau de sécurité bancaire, défense, etc. Qu'on peut déployer mais notre vision long terme bien sûr c'est l'utilisateur le consumer.
Monde Numérique :
[
49:25] L'intégralité de cette émission sera diffusée en audio et en vidéo la semaine prochaine sur le fil du podcast Monde Numérique, sur la chaîne YouTube et sur le site mondedumérique.info, bien entendu, ainsi que via l'application mobile de Monde Numérique signée Good Barber.
Monde Numérique :
[
49:43] Merci d'avoir écouté l'hebdo du 4 avril 2026. Merci d'avoir écouté jusqu'au bout. Merci pour votre fidélité. Vous êtes là chaque semaine et de plus en plus nombreux. Alors on continue à essayer de vous informer au mieux. Monde numérique, c'est le meilleur de la tech. À travers toutes sortes de rendez-vous, vous le savez, abonnez-vous, faites connaître ce podcast à vos amis surtout et puis n'hésitez pas à poster un commentaire sur la plateforme d'écoute de votre choix. Des petites étoiles aussi si vous êtes sur Apple Podcast, notamment ou Spotify.
Monde Numérique :
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50:15] Merci pour vos commentaires également sur les réseaux sociaux ou bien tout simplement via le site mondenumérique.info. Je vous souhaite un très bon week-end de Pâques, une très bonne semaine pleine de tech et je vous dis à la semaine prochaine. Salut !