Bruno :
[
0:06] Jérôme Colombain à Paris, bonjour.
Jérôme :
[
0:09] Bonjour, Bruno Guglielminetti à Montréal.
Bruno :
[
0:12] Heureux de te retrouver chez toi et moi chez moi, mais je vois que tu as ramené un souvenir de Las Vegas, une petite toux.
Jérôme :
[
0:18] J'ai rapporté le souvenir habituel quand on revient de Las Vegas, c'est-à-dire la crève, voilà. Soit on l'attrape sur place, soit on l'attrape au retour. Cette fois, j'ai échappé sur place, mais pas au retour.
Bruno :
[
0:29] Oui, mais moi, je me suis gardé ça pour le mois prochain.
Jérôme :
[
0:32] Très bien, je te fais confiance. Ah, je suis original. Bruno, cette semaine, je sais que tu as creusé ce sujet qui nous occupe depuis un certain temps.
Jérôme :
[
0:40] Ça y est, l'Australie a mis en place sa loi, a fait entrer en vigueur sa loi sur l'âge minimal des réseaux sociaux pour les enfants. Qu'est-ce que ça donne?
Bruno :
[
0:52] Les enfants ou les adolescents, l'idée là-dedans, je rappelle la loi, c'est de s'assurer que les enfants de 16 ans et moins n'aient pas accès aux réseaux sociaux et que ceux qui y étaient déjà présents, que leur compte soit tout simplement détruit. Et à partir de là, c'était cette semaine qu'entrait en vigueur cette loi. Et c'était assez amusant parce qu'en ligne, il y avait le premier ministre australien qui a fait une petite vidéo à l'endroit des jeunes adolescents en disant, vous savez, maintenant, vous pouvez prendre du temps pour apprendre à jouer un instrument, à lire le livre qui était là, que vous attendiez depuis un bon moment pour lire. Maintenant, vous pourrez le faire. Mais ce n'est pas ce que les jeunes ont fait. Alors, ce qu'ils ont fait, ce n'est pas compliqué, c'est qu'ils ont été sur leur application préférée, leur boutique préférée, et puis ils ont dit, bien, où est-ce qu'on pourrait se retrouver? Alors, imagine-toi que LemonAid, qui est quand même une plateforme connue, mais qui n'était pas sur le radar des dix plateformes pour lesquelles ont été encadrées dans le projet de loi. Alors, LemonAid qui appartient à ByteDance, qui est le petit frère de TikTok.
Bruno :
[
2:00] Les gens se sont mis à le télécharger, les jeunes se sont mis à le télécharger, mais de façon formidable. Finalement, cette journée-là, ça a été l'application la plus téléchargée sur les deux boutiques, Android et iPhone. Et donc, Eliminate, c'est le nouvel endroit où se retrouvent les jeunes Australiens. Il y a aussi sur Yoop, où ils se retrouvent, et sur Coverstar. Donc, trois applications qui font essentiellement la même chose que les TikTok, Snapchat et Instagram. qu'on visait par la loi, mais il faut croire qu'il y a des fonctionnaires qui n'ont pas vu ça de façon assez large et qui n'étaient pas assez informés sur la chose. Alors, évidemment, on présume que le gouvernement va réajuster la loi, va l'ouvrir, va créer une annexe pour inclure ces plateformes-là. Mais pour le moment, les jeunes n'ont pas dit leur dernier mot.
Jérôme :
[
2:48] Oui, mais ça veut dire que ces plateformes ne sont pas concernées ou n'appliquent pas la loi?
Bruno :
[
2:52] Ça veut dire que ces trois plateformes-là ne sont pas nommément citées dans le projet de loi. Il y a seulement dix plateformes qui sont nommées. Et déjà, X, il y a Ellen Moss qui a dit qu'il n'allait pas obtempérer avec la loi. Alors là, j'ai hâte de voir s'il va tout simplement couper X de l'Australie. Mais donc, c'est un dossier à suivre. D'autant plus que quand tu regardes ça avec cette loi-là, ce n'est pas le jeune ou le parent qui est tenu coupable d'être en... de ne pas honorer la loi australienne, mais ce sont bien les plateformes et la responsabilité, donc, revient aux plateformes de s'assurer que les jeunes de 16 ans et moins n'entrent pas chez eux. Alors, ça va être… Non, les prochaines semaines vont être intéressantes à suivre.
Jérôme :
[
3:39] Oui. Bon, c'est un peu bizarre quand même que ça cible certaines plateformes nommément et pas d'autres. En fait, c'est par rapport à des critères très précis. J'imagine que c'est par rapport au nombre d'utilisateurs, non?
Bruno :
[
3:53] Non, pas nécessairement. Mais l'idée là-dedans, évidemment, ils ont visé les plus grosses plateformes, mais j'ai l'impression qu'il y a eu un manque de rigueur par rapport aux cibles destinées dans la loi.
Jérôme :
[
4:04] En tout cas, c'est vrai que c'est une affaire qui est suivie de près par beaucoup de pays, et notamment la France. Je ne sais pas si c'est pareil chez toi.
Bruno :
[
4:13] – Plus ou moins. Mais je sais que le Danemark et la Malaisie, eux, sont vraiment avancés dans leur réflexion, plus que la France ou l'Europe, qui regardent la question. Et eux, ils sont vraiment en train de regarder l'Australie. Et puis, si ça fonctionne, ils seront les prochains à légiférer dans le domaine.
Jérôme :
[
4:30] – Bruno, en tout cas, nous, ça ne nous concerne pas, puisqu'on n'est plus adolescents.
Bruno :
[
4:36] – Et on ne vit pas en Australie.
Jérôme :
[
4:37] – Et on ne vit pas en Australie.
Bruno :
[
4:39] Mais quelque chose qui vous concerne, par exemple, mon cher Français de Jérôme Colombin, c'est cette nouvelle... Le nouvel ordre que le président américain a signé cette semaine et dans 60 jours, si ce n'est pas contesté, ça sera appliqué, c'est d'aller voir encore plus loin dans votre vie numérique si un jour vous décidez d'aller faire un petit voyage du côté des États-Unis.
Jérôme :
[
5:08] Oui, alors effectivement, l'idée, c'est qu'on sera obligé de fournir tout ce qui permet de consulter notre vie numérique et sur les réseaux sociaux avec cinq ans d'antériorité, si j'ai bien compris. Bon, ça fait pas mal de bruit ici en France, je ne te le cache pas. Il y a eu pas mal d'articles, etc. On en parle un peu partout. Mais je trouve qu'on en parle très mal parce qu'en fait, cette histoire est complètement fumeuse. c'est pas clair du tout mais oui parce qu'en réalité on doit déjà alors il y a déjà quand on fait ce qu'on appelle une demande d'ESTA c'est quand on va aux Etats-Unis, non c'est pas le visa justement c'est la dispense de visa c'est qu'on ne fait pas de demande de visa et il y a une procédure qui vient d'accords qui ont été passés entre les Etats-Unis et la France et qui permet d'être dispensé de visa mais il y a quand même une démarche parenthèse.
Bruno :
[
6:03] Il y a quand même mieux. Si tu es au Canada, tu n'as pas besoin de ne pas demander de visa. Tu ne fais que rentrer aux États-Unis.
Jérôme :
[
6:08] Tu n'as rien à demander. Oui, mais vous, vous êtes voisins, vous êtes des amis des Américains.
Bruno :
[
6:12] Non, mais tu sais, ça me fait rire un peu. Ça ressemble à un visa qui dit « je demande de ne pas avoir de visa ». Il y a quand même un geste administratif.
Jérôme :
[
6:20] Oui, il y a un geste administratif. Il y a un geste administratif, mais on te le refuse que si vraiment tu as mal rempli le formulaire, quoi, en gros. Ce qui peut arriver, d'ailleurs. J'ai des exemples en tête. Mais ce n'est pas demande d'Esta, on te demande déjà, quels sont tes comptes de réseaux sociaux. Alors, le truc, c'est que pour l'instant, ce n'est pas obligatoire. Il y a marqué optionnel. Donc, on le met ou on ne le met pas. Moi, j'avoue que... Moi, je le mets parce que, voilà, je veux faire propre de... Il vaut mieux pas se fâcher avec ces gens-là. Voilà, il vaut mieux pas se fâcher avec ces gens-là, vu la situation actuelle. Donc, je le mets. Il n'y a pas de problème. Et de toute manière, c'est quoi ? Ça permet juste de cibler pour aller consulter l'historique de ces publications sur les réseaux, mais qui sont des publications publiques. C'est-à-dire, c'est sur X, sur LinkedIn, sur Facebook, tout ça, sur Instagram. C'est des choses qui sont accessibles publiquement. Donc, cette histoire d'antériorité des 5 ans, si je comprends bien, en fait, c'est de donner ces identifiants de compte qu'éventuellement, on avait il y a 3, 4 ou 5 ans, mais qu'on n'a plus aujourd'hui. Ou si on a changé d'identifiant, si on a changé de nom, etc.
Bruno :
[
7:31] Ou on a changé d'opinion par rapport à la politique, par exemple.
Jérôme :
[
7:34] Ou si on a changé d'opinion. Moi, je n'exprime aucune opinion politique sur les réseaux. C'est pour ça que je me sens assez tranquille.
Bruno :
[
7:39] C'est ce qui est bien avec toi.
Jérôme :
[
7:41] C'est une forme de sécurité par les temps qui courent. Effectivement. Et donc, déjà, il y a ça. Ce truc-là est déjà un peu une réalité. Et puis ensuite, c'est ce que tu disais, il y a 60 jours pour discuter, donc ils vont discuter de ça aux États-Unis. Ce n'est pas sûr que ça rentre véritablement appliqué. Et notamment, comme beaucoup de choses qui ont été annoncées par Donald Trump et qui finalement n'ont pas été appliquées et qui ont été appliquées et finalement, on a changé d'avis. Donc voilà, on s'emballe un peu pour ça. Honnêtement, je pense que c'est à ce stade pas très grave. Bien sûr, si demain, on te demande de donner tes conversations WhatsApp, ça peut être un peu plus gênant. Et là, il ne faudra pas avoir de passé qui pourrait froisser les Américains. Mais en tout cas, et puis alors, il y a aussi autre chose, c'est que la demande des stats en question devra être faite a priori uniquement sur smartphone désormais parce qu'il y a une application ESTA sur smartphone que moi, je n'ai pas utilisée parce que je trouve qu'elle a été un peu plus compliquée que le site web. Mais on n'aura plus le choix. On sera obligé de passer par l'application mobile.
Bruno :
[
8:49] Notamment parce que ça prend les meilleures photos.
Jérôme :
[
8:51] Oui, tout à fait. Exactement. Parce que ça prend des meilleures photos.
Bruno :
[
8:54] Tu as ta bonne vieille webcam sur ton vieux ordinateur qui fait du noir et blanc.
Jérôme :
[
9:00] Bon, voilà. Donc ça, écoute, on verra. À mon avis, il ne faut pas s'affoler. Bien sûr, on peut s'affoler sur le principe en disant « Oh là là, mon Dieu, que deviennent les États-Unis ? » Oui, oui, il se passe des choses. Il y a des trucs qui n'existaient pas avant, c'est sûr. Mais c'est un autre sujet.
Bruno :
[
9:13] Bon, Jérôme, moi, je veux t'amener ailleurs. Changeons l'air.
Bruno :
[
9:17] Est-ce que tu as utilisé récemment ChatGPT pour faire de la création d'images?
Jérôme :
[
9:23] Écoute, je mentirais en disant non, parce que, bien sûr, je l'utilise assez régulièrement. Ça m'a même occasionné un débat avec des confrères journalistes sur X où je posais la question, d'ailleurs, de savoir si c'était un problème déontologique d'utiliser des images générées par IA. Mais je crois que ce n'est pas le sujet, ce n'est pas ça dont tu vas me parler.
Bruno :
[
9:40] C'est fort intéressant, mais on le gardera en banque pour l'an prochain.
Jérôme :
[
9:43] Pour un autre jour, oui.
Bruno :
[
9:44] Oui, mais non, c'est ça. C'est une grosse annonce cette semaine. Adobe qui fait un partenariat avec les gens d'OpenAI. Et donc, maintenant, à l'intérieur de ChatGPT, tu peux interpeller Photoshop, Acrobat et Adobe Express. Et donc, ce que ça permet de faire, c'est de travailler des images ou travailler des textes, un document PDF, mais à même ChatGPT. Et de la façon que ça fonctionne, par exemple, moi, je l'utilise, ChatGPT, je ne sais plus combien de fois par jour. Quand je crée une image, par exemple, je n'en ai pas encore discuté avec des collègues au niveau de la déontologie. Donc, moi, je poursuis à l'utiliser et une fois que j'ai fait mon image, tout de suite, Il y a Photoshop qui apparaît juste en bas, en petite icône, en disant, genre, est-ce que tu veux l'utiliser?
Jérôme :
[
10:30] Est-ce que tu l'as modifié dans Photoshop, c'est ça? Ben, exactement.
Bruno :
[
10:33] Et là, tu as cliqué là-dessus, et tu as un genre de module, un widget, on aurait appelé ça comme ça à une autre époque, qui s'ouvre sur ton écran. Et là, tu as l'essentiel des outils de Photoshop. Et ça te permet vraiment de faire des retouches sur la photo, puis après, tu sauvegardes. Après, tu sauvegardes. Tu n'as pas besoin d'aller ouvrir une autre application. Même chose pour des documents en PDF, Acrobat, tu peux faire des modifications, tu peux demander de générer, mais ça on pouvait déjà, mais là on peut travailler dans des documents, puis Adobe Express, c'est la même chose, on peut faire des retouches, faire de la création. Alors, ça s'ajoute à toutes ces capacités graphiques ou de gestion de documents qui étaient déjà dans le chat de GPT. J'avoue que ça, c'était très fort. Et s'ils le font, c'est parce qu'évidemment, il y a un gros joueur qui s'appelle Jiminy, qui appartient à Google, qui lui est arrivé récemment avec son Jiminy 3. Et là, il commence à faire trembler les colonnes du temple. Alors, Adobe s'est dit, OK, nous, on file avec l'autre parce qu'il faut être présent. Sinon, on va perdre du terrain. Alors, c'est une bonne nouvelle pour les utilisateurs. C'est gratuit, je le mentionne au passage.
Jérôme :
[
11:41] Pour l'instant.
Bruno :
[
11:42] Oui, tout est gratuit pour l'instant.
Jérôme :
[
11:45] Oui, tout est gratuit pour l'instant.
Bruno :
[
11:46] Oui. Et donc, ça vaut vraiment la peine de l'utiliser. Ça économise du temps. Puis, ça vous permet de faire plus toujours avec ChatGPT.
Jérôme :
[
11:54] Oui, c'est génial. Non, mais effectivement, alors c'est une utilisation très spécifique. Tout le monde n'utilise pas les outils d'Adobe.
Bruno :
[
12:00] C'est sûr. Non, non.
Jérôme :
[
12:01] Mais énormément de professionnels les utilisent, notamment dans la communication, bien sûr. que ce soit le journalisme, la publicité etc. Bon bah très bien, merci de cette bonne news Bruno, j'ai pas encore essayé je sais même pas si c'est activé en France pour l'instant je vais aller voir ça.
Bruno :
[
12:16] C'est une question de temps.
Jérôme :
[
12:18] Tout ça nous montre que l'IA a quand même considérablement changé les choses ces derniers mois, ces dernières années. Et ça va toujours aussi vite. Et c'est sans doute pour ça que le Time a décidé de faire sa couverture sur les Big Boss de l'IA. Tu as vu ça?
Bruno :
[
12:35] Oui, j'ai vu ça. Mais pour être honnête, c'est plus toi qui m'as l'annoncé.
Jérôme :
[
12:40] C'est tout frais. Pourquoi je ne suis pas surpris? Non, tu n'es pas surpris. Sam Altman, le patron d'OpenAI, Jensen Huang, le patron de NVIDIA, Elon Musk, également, désigné personnalité de l'année par le magazine américain Time. Donc, tu n'es pas surpris?
Bruno :
[
12:58] Non, pas surpris, parce que c'est un peu eux qui ont marqué le pas de la société, avec toutes les annonces, avec les modifications. Et quand on parle d'impact sur une société, c'est eux qui sont en train de le faire. Il y en a un qui développe l'outil, l'autre qui développe la mécanique pour le faire, et puis il y en a un autre qui est en train de les envoyer dans les airs. Alors, bref, la quadrature du cercle, elle est complète avec ces trois joueurs-là.
Jérôme :
[
13:22] Exactement. Et le Time écrit 2025 a été l'année où le potentiel de l'intelligence artificielle s'est révélé au grand jour. Et donc, eh bien, ces personnalités sont désignées hommes de l'année pour avoir inauguré l'ère des machines pensantes, pour avoir émerveillé l'ère des machines pensantes, inquiéter l'humanité.
Bruno :
[
13:40] Ça doit être Grock qui doit être content aujourd'hui.
Jérôme :
[
13:44] Bon, voilà. Non, ça méritait d'être signalé parce qu'effectivement, c'est tout à fait légitime. C'est pas tant une reconnaissance. La question n'est pas de se dire est-ce que c'est bien ou que c'est mal. C'est que c'est un fait. Ces gens-là ont transformé le monde ces dernières années.
Bruno :
[
14:02] Cette couverture-là du Time, ça sera une photo du moment de l'époque.
Jérôme :
[
14:07] Oui, comme toujours.
Bruno :
[
14:08] C'est cette année-là où tout a basculé. Mais c'est drôle parce que tu me parles d'Elon Musk et moi, j'ai écrit un papier cette semaine dans mon carnet.
Bruno :
[
14:16] C'était sur Elon Musk et Jeff Bezos qui ont une obsession et c'est la prochaine étape. Tu sais, on les voyait les deux construire leur fusée et s'envoyait en l'air à qui mieux mieux. Bezos l'a fait, mais pas encore Musk. Mais donc, ça envoie des fusées dans le ciel puis là, finalement, ce qu'on est en train de se rendre compte, c'est que la prochaine étape, ils veulent établir des centres de données dans l'espace.
Jérôme :
[
14:40] Dans l'espace.
Bruno :
[
14:41] Oui, où on trouve des satellites. Alors, à travers cette famille de satellites, il y aurait des centres de données qui permettraient, évidemment, on règle plusieurs problèmes. L'énergie, ça fonctionne au solaire. Le refroidissement, c'est assez frais, merci. Ils n'ont pas besoin de système de refroidissement. Donc, l'idée, c'est d'utiliser les capacités extraterrestres de notre environnement pour arriver à concevoir un réseau infonuagique satellitaire. Et c'est drôle parce qu'il y a quelques années encore, quand je voyais ça, je me disais, Wow! J'ai hâte de voir ça. Puis là, finalement, avec tout ce qui est en train de s'envoyer dans les airs, quand on lit des textes là-dessus, quand on parle avec des gens qui travaillent dans l'info nuagique et qu'on colle ça à des gens qui travaillent dans l'exploration spatiale, on se dit, ben oui, peut-être qu'on est rendus là. Un peu comme les Chinois sont en train de penser à créer des centres de données sur la Lune. Alors, c'est pour ça que je me dis, ouais, ben, c'est une question d'années et on devrait les voir arriver.
Jérôme :
[
15:40] Oui, tu veux dire qu'on est passé de la science-fiction à la réalité possible, quoi. Parce qu'ils l'ont tous annoncé, là. Tout le monde en a parlé en même temps. Sondar Pichai de Google, OpenAI, etc. Jensen Wong aussi, je crois, d'NVIDIA. Ils ont tous évoqué l'idée. Donc, c'est un truc auquel ils pensent. C'est amusant parce que moi, j'en parle dans Monde numérique cette semaine.
Bruno :
[
16:03] Tu vois, les grands hommes se retrouvent.
Jérôme :
[
16:05] Oui, tout à fait, puisque je reçois Julien Villerey, directeur de l'innovation d'EDF. et en tant qu'énergéticien, EDF suit ce dossier d'assez près en réalité, même si pour l'instant, comme l'explique d'ailleurs mon intervenant, c'est du moonshot, c'est un projet lointain. Mais voilà, on détaille un peu tout ça, la faisabilité, mais aussi les problèmes que ça peut poser, notamment des problèmes de radiation dans l'espace et tout. Il faudra sans doute changer les cartes graphiques beaucoup plus souvent que sur Terre. Ça, ce n'est pas évident.
Bruno :
[
16:36] J'imagine le proposer au centre de données qui fait la navette.
Jérôme :
[
16:42] Oui, exactement. Voilà, et sinon, puisque tu ne me le demandes pas, je te dis ce que j'ai cette semaine également dans mon numérique.
Bruno :
[
16:48] Écoute, ça ne m'intéressait pas du tout de le savoir, mais bon, puisque tu veux en parler, de quoi tu vas parler?
Jérôme :
[
16:52] Oui, alors je parle de ça. Et puis sinon, je reviens également sur le voyage d'Emmanuel Macron en Chine, qui avait une dimension technologique, évidemment.
Bruno :
[
17:00] Alors, tu ne veux pas parler de son pantalon?
Jérôme :
[
17:02] Non, je ne parle pas de son pantalon. Pourquoi son pantalon? D'accord.
Bruno :
[
17:05] Oui, quand il est sorti du véhicule, c'est absurde comme discussion. Mais il avait le pantalon froissé et la moitié de la présence médiatique focussait sur son pantalon qui était froissé autour de son bas.
Jérôme :
[
17:17] Oh là là, mais comme je suis content d'être passé à travers ça, je ne suis même pas au courant. Non, je l'avais zappé et franchement, je suis bien content.
Bruno :
[
17:25] Au Canada, on ne parle que de ça.
Jérôme :
[
17:27] Oui, bien évidemment, vous êtes très branché fashion. Donc, je parle de ça avec Shandui Tsang, ma collègue journaliste chinoise à Pékin, qui a suivi le déplacement d'Emmanuel Macron sur place. Donc, elle était aux premières loges et elle me fait un petit débrief du voyage.
Bruno :
[
17:43] Et elle était vraiment en première loge, parce que je l'ai vue publier quand l'avion de Macron est atterri. Tout à fait. Et j'ai dit, ouais.
Jérôme :
[
17:51] Elle va suivre. Elle faisait partie du pool de journalistes qui a été autorisé, qui a pu suivre Emmanuel Macron sur place. Et donc, c'est intéressant parce qu'elle me parle surtout de ce qui n'a pas été tellement abordé dans les médias traditionnels.
Bruno :
[
18:04] Son pantalon.
Jérôme :
[
18:04] Son pantalon notamment, exactement. Non, de l'aspect technologique, on parle de voitures autonomes, de robots, de transferts de technologies. de formation des étudiants en France et en Chine. Et derrière ça, c'est un peu la collaboration que les Chinois aimeraient bien mettre en place avec l'Europe.
Bruno :
[
18:21] Et qu'ils auront probablement. Parce que les Américains ne veulent plus vraiment jouer dans le jeu.
Jérôme :
[
18:25] C'est exactement ça. C'est le sujet. C'est comme ça qu'on aborde la question, effectivement, dans le podcast.
Jérôme :
[
18:31] Et puis sinon, je parle aussi de souveraineté numérique, parce que tu sais que c'est un peu notre dada. Et donc, j'en parle avec la société spécialisée néanmoins américaine qui s'appelle NetApp. et qui faisait un grand événement cette semaine à Paris pour expliquer qu'ils ont beau être américains, et bien en fait, ils sont un acteur de confiance pour le cloud. Et donc, voilà, il fait partie de ces acteurs américains qui essayent de convaincre les entreprises et les clients français qu'ils peuvent tout à fait respecter la souveraineté numérique et fournir leur technologie en échange. Voilà, monsieur. De quoi parles-tu dans ton carnet cette semaine, Bruno?
Bruno :
[
19:11] Je me dissocie tout à fait de l'éditorial de ton podcast, mais ça me fait rire parce que ça me fait penser à cette annonce qu'on avait passée au Canada, où il y a le grand patron de Microsoft qui est passé chez nous en disant, nous, Microsoft, on est prêt à investir 7 milliards de dollars dans la souveraineté numérique du Canada pour y créer des centres de données, une infrastructure qui sera canadienne. Mais vous êtes quand même Microsoft.
Jérôme :
[
19:37] Oui, oui, mais je pense que c'est quand même un discours qui peut porter parce qu'il y a aujourd'hui des moyens d'utiliser ces technologies-là sans être forcément totalement asservis.
Bruno :
[
19:49] Comme on l'a vu la semaine passée avec la solution avancée par AWS.
Jérôme :
[
19:52] Tout à fait, exactement.
Bruno :
[
19:54] Et là, puisque toi, si tu ne sembles pas être intéressé par les thématiques
Bruno :
[
19:57] que je vais aborder, je vais forcer le sujet. En te disant que cette semaine, moi, de mon côté, il y a Annabelle Nicoud que je retrouve à San Francisco et elle va nous parler de Hollywood et de sa vie difficile avec l'intelligence artificielle. Il y a des frictions entre créateurs et l'IA et les studios. Alors, on va parler de ça. Il y a Isabelle Bété qui est une femme d'affaires qui a réussi ici chez nous, qui aujourd'hui a décidé de coacher, d'aider les jeunes entrepreneurs et les moins jeunes entrepreneurs. Et elle vient de publier un bouquin sur l'état d'esprit qu'il faut maintenant pour travailler dans la tech. Alors, je parle avec elle. Il y a David Cohen qui vient aussi de sortir un bouquin. Et lui, il s'intéresse à la relation qu'on a avec les réseaux sociaux et comment il faudrait être peut-être un peu plus prudent par rapport à ce qu'on fait, ce qu'on dit et comment on les utilise. Et puis, finalement, il y a les gens de Google qui offrent une formation pour les Canadiens pour leur apprendre à faire des requêtes efficaces. Et donc, c'est une formation qui est disponible maintenant en ligne pour les Canadiens uniquement, je répète.
Jérôme :
[
21:05] Ah, on ne peut pas la suivre ? Zut.
Bruno :
[
21:09] Et donc, c'est ça. Alors, j'ai Laurence Thérien, qui est de chez Google Canada, qui passe nous parler de cette formation qui va révolutionner la société canadienne.
Jérôme :
[
21:18] Eh bien, rendez-vous à l'écoute de mon carnet, de ton carnet, plus exactement. Et puis, j'invite. Et puis, vous êtes les bienvenus, si vous voulez écouter également Monde numérique et Maison connectée, le nouveau podcast dont le premier épisode est en ligne. Et d'ailleurs, au moment où on se parle, eh bien, il y en aura même déjà trois publiés.
Bruno :
[
21:35] Là, tu me permets d'appuyer sur le sujet. comment ça se passe, cette maison connectée?
Jérôme :
[
21:40] Ça ne se passe pas très bien. Les plombs ont sauté, enfin bon.
Bruno :
[
21:45] Non, pas du tout.
Jérôme :
[
21:46] Oui, parce que quand même.
Bruno :
[
21:46] Tu testes tout ce que tu racontes.
Jérôme :
[
21:48] Absolument. Jusqu'à présent, j'ai testé tout ce dont je parle dans les premiers épisodes. Non, ça se passe très bien.
Bruno :
[
21:53] C'est ta conjointe et tes enfants qui ne doivent pas être contents.
Jérôme :
[
21:55] Si, ils sont pires que moi. Ils sont devenus complètement accros.
Jérôme :
[
21:59] Mais ça se passe bien. Je te remercie. Écoute, les chiffres sont plutôt bons pour les premières écoutes et puis les retours d'auditeurs aussi sont plutôt, positifs, donc je suis assez content.
Bruno :
[
22:11] Et tu remarqueras que tu as beaucoup de Québécois et de Canadiens qui viennent t'écouter.
Jérôme :
[
22:15] Ah, alors je vais aller examiner un peu plus en détail.
Bruno :
[
22:17] Tout de suite, on se laisse, on va voir tes logs.
Jérôme :
[
22:20] Ah, ben super, je vais aller examiner les logs.
Bruno :
[
22:22] Je te souhaite une bonne semaine, puis on se retrouve la semaine prochaine.
Jérôme :
[
22:25] Salut Bruno, à la semaine prochaine.
Bruno :
[
22:27] Bye.