🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat - Lunettes connectées Meta, avatars Zoom... Le metavers est de retour
Monde Numérique22 septembre 202525:59

🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat - Lunettes connectées Meta, avatars Zoom... Le metavers est de retour

Meta frappe fort avec ses nouvelles lunettes Ray-Ban Display, qui combinent réalité augmentée et intelligence artificielle, et s’accompagnent d’un étonnant bracelet neuronal. Mark Zuckerberg n'abandonne pas son rêve de metavers.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet).


🕶 Lunettes connectées : Meta en remet une couche

Mark Zuckerberg a dévoilé le 17 septembre 2025 les Ray-Ban Meta Display, des lunettes connectées à la fois équipées d’un écran de réalité augmentée et dopées à l’IA. Malgré une présentation entachée de bugs, la promesse technologique est forte : notifications, traduction, appels vidéo et assistant vocal intelligent intégré. Mais la vraie nouveauté réside dans le bracelet neuronal, capable de capter les micro-mouvements du poignet pour interagir avec les lunettes — une sorte de “souris invisible”. Une avancée discrète mais puissante dans l’interaction homme-machine proposée autour de 800 $. Surprise : le “métavers” est de retour dans les discours de Meta.


🧑‍💻 Zoom : des avatars pour remplacer votre visage en réunion

Zoom va bientôt permettre à ses utilisateurs de se faire représenter par leur double numérique animé pendant les visioconférences. Un avatar créé à partir d’une courte vidéo pourra “assister” à la réunion à votre place, pour préserver l’étiquette visuelle… même en pyjama.

Une évolution qui soulève des questions sur la présence réelle dans les environnements numériques. Jusqu’où irons-nous dans la délégation de notre image à l’IA ?


🤖 ChatGPT : que font vraiment les gens avec l’IA ?

Une étude menée par OpenAI et le National Bureau of Economic Research a analysé 1,5 million de conversations avec ChatGPT. Résultat :

  • 49 % des utilisateurs posent des questions (« asking »)

  • 40 % réalisent des tâches concrètes (« doing » : planifier, rédiger, coder…)

  • 11 % seulement l’utilisent pour explorer des idées ou créer (« expressing »)

L’étude révèle aussi que les usages personnels dominent désormais, et que la satisfaction générale est en hausse. Bruno et moi partageons nos propres cas d’usage, parfois très inattendus.


📡 Les autres sujets de la semaine

Dans Le Carnet de Bruno :

  • Une réflexion sur “l’âme de l’IA” avec Jean-Baptiste Martinelli

  • Une alerte sur la baisse des budgets cybersécurité au profit de l’IA

  • Une critique du retard législatif face aux défis numériques, avec Pierre Trudel

Dans Monde Numérique :

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Bruno : [0:06] Jérôme Colombain à Paris, bonjour. Jérôme : [0:08] Bonjour, Bruno Guglielminetti à Montréal. Bruno : [0:11] Dis donc, premier sujet cette semaine, difficile de passer à côté des grandes annonces de méta qui parient le tout pour le tout dans ses lunettes intelligentes. Comment t'as vu ça, toi, cette présentation-là? Jérôme : [0:23] Écoute, je trouve qu'il s'en est plutôt bien tiré, l'ami Mark Zuckerberg, même s'il y a eu quelques bugs. C'est un peu ça qu'on retiendra de la présentation. Bruno : [0:34] Pauvre lui. Jérôme : [0:35] Oui, de temps en temps, ça ne répondait pas trop. Quand il essayait de faire une démonstration de conversation vidéo, il n'arrivait pas à décrocher. Il y avait des trucs un peu bizarres. Ce qui prouve bien que ce n'est pas encore tout à fait au point, mais la promesse est quand même super intéressante, super belle. Parce que voilà, ce sont les premières lunettes qui allient à la fois de la réalité augmentée, avec ce petit écran qui est intégré à l'intérieur du verre, ce qui est déjà une prouesse technologique, c'est pas mal. Bruno : [1:07] Si on parle des Ray-Ban Display. Jérôme : [1:09] Je parle évidemment des Ray-Ban Display qui sont un peu le clou du spectacle. Bruno : [1:16] La vedette. Jérôme : [1:17] La vedette du spectacle. Donc, de la réalité augmentée avec cet écran et de l'intelligence artificielle. Jérôme : [1:23] Donc, on imagine quand même tous les scénarios qui pourraient découler de ça. Alors, ce qui a été montré pendant la keynote, genre je reçois des notifications WhatsApp, je reçois des appels vidéo à condition de pouvoir décrocher je peux suivre un itinéraire, de mon GPS je peux évidemment faire des recherches poser des questions à Meta AI sur toutes sortes de sujets faire de la traduction aussi donc on sent et on sait que ça ne fonctionne pas encore très très bien même pour les autres modèles de lunettes qui sont déjà sortis, mais l'idée est quand même vraiment pas mal et j'ai l'impression que Meta tient quelque chose de gros, en fait. Bruno : [2:05] Oui. Puis il y a aussi la nouveauté par rapport à, justement, ces Ray-Ban Displays-là. Donc, le dernier cri, la dernière génération, en tout cas, la première génération de celle-là, c'est le contrôle, le contrôle qui se fait par un bracelet neural. Jérôme : [2:21] Absolument. Bruno : [2:22] Ça, ce n'est pas banal non plus parce que c'est la première fois qu'on s'en va jusque-là. Auparavant, des casques, déjà, on l'utilisait, c'est-à-dire qu'on reconnaissait le mouvement des mains puis on arrivait à créer une action sur l'écran qu'on voulait, un contrôle. Mais là, on parle vraiment d'un bracelet qui... les mouvements des muscles dans le poignet et qui permet avec ça, par exemple, d'écrire. Puis ça s'écrit sur le... Ça, c'est assez impressionnant. Jérôme : [2:51] Ça, c'est incroyable. Il écrit comme s'il avait un stylo dans la main. Et en fait, ça écrit un message, alors pas en écriture manuscrite. En plus, ça fait de la reconnaissance d'écriture manuscrite et ça écrit le message comme s'il l'avait tapé au clavier, en fait. Bruno : [3:05] Et moi, je passais aux enfants qui sont en première année et qui se disaient « Ouais, mais pourquoi on apprend à écrire encore pour être capable d'utiliser ton Ray-Ban display? Jérôme : [3:17] » Oui, oui, c'est vrai. Bruno : [3:19] Mais il y a un truc de génération où sinon, j'avoue que j'ai bien aimé celle-là, quand vient le temps de lever le son, avec tous les appareils qu'on a, je ne sais jamais de la même façon, mais là, il revient un réflexe qui est quand même, je ne dirais pas millénaire, mais qui est centenaire, c'est de faire comme s'il y avait un gros bouton et de lever le son ou de baisser le son. Non, mais quand même, c'est de penser à ces mouvements-là et de dire qu'on revient à la jeunesse. On monte le son, on baisse le son. Jérôme : [3:47] Mais tu as raison, c'est un peu la cerise sur le gâteau, ce bracelet, le bracelet neural, c'est un peu la souris, la souris des lunettes. Oui, exactement. On savait qu'il préparait ce truc-là parce que je crois qu'il avait déjà fait des démos. Et c'est un peu la même logique que ce qu'il y a déjà dans l'Apple Watch où tu peux faire, mais c'est beaucoup plus réduit sur l'Apple Watch, mais en cliquant les doigts, en faisant tac-tac entre ton pouce et ton index, moi, j'utilise mille fois par jour ce geste-là. Ça permet d'ouvrir la notification, de dérouler un urgent qui vient de tomber, etc. Et effectivement, c'est ce qui manque parce que s'il avait fallu à chaque fois... tapoter sur les lunettes ou même parler, parce qu'il y a beaucoup de commandes vocales, mais dans de nombreuses situations, ce n'est pas pratique l'interaction vocale. Donc là, c'est très discret. Tu as ce bracelet à la main, même dans ta poche, tu peux cliquer et ça permet d'interagir avec les lunettes. Alors bon, ça fait un objet de plus à recharger le soir quand tu rentres à la maison. Bruno : [4:53] Mais t'imagines, toi ton téléphone, toi ta montre, toi ton bracelet, évidemment, si tu as ces lunettes-là, toi, tes lunettes, c'est fou, là. Jérôme : [5:00] Mais je pense que dans quelques années, on aura plus vite fait de se coucher sur une batterie, si tu veux, de garder tous nos équipements sur nous et puis de recharger le bonhomme avant de recharger les... pour recharger les produits, quoi. Bruno : [5:14] On va dormir sur une plaque. Jérôme : [5:16] Voilà, on dormira sur une plaque de charge sans contact. C'est la seule solution. Bruno : [5:21] Mais ça me permet d'être de mauvaise foi. Ça concerne la présentation de mes temps, mais c'est vrai pour tous les autres qui présentent cet outil-là. Ça me fait rire, puis j'irais encore plus quand j'ai vu hier soir la présentation, mais c'est quand il met ses lunettes, puis en disant c'est merveilleux, parce que là maintenant on va pouvoir, tu t'adresses à quelqu'un qui ne parle pas ta langue, et tu vas pouvoir comprendre ce qu'il te dit. Oui, mais tu ne pourras pas lui répondre parce qu'il n'y a pas de paire de lunettes, lui. Alors il ne comprendra pas ce que tu vas lui dire. Jérôme : [5:48] Ah oui, il faut qu'il ait aussi des lunettes. Bruno : [5:50] Oui, c'est ça. Et c'est ça qui me fait rire, parce qu'ils nous disent toujours, en comparaison avec le téléphone, Au moins, le téléphone, que ce soit l'Android ou l'iPhone, maintenant qu'il fait, tu parles dans la langue, puis après, tu demandes à l'autre de parler. Jérôme : [6:03] Oui, mais Bruno, mais non, mais non, mais non, je ne suis pas d'accord. Toi, tu es trop saut 2025. Il faut que tu te mettes dans la perspective 2035. 2035, tout le monde aura des lunettes comme ça. Bruno : [6:14] Ah oui, OK. Jérôme : [6:15] Si ce n'est pas des méta, ce sera autre chose. Alors, le problème, c'est que si toi, tu as des lunettes méta et que moi, j'ai des lunettes Apple, à tous les coups, ils vont nous rejouer le truc de « on ne pourra pas se parler », tu vois. Bruno : [6:26] Il y aura un couloir pour les gens avec un pôle, un couloir pour les méthodes. Jérôme : [6:30] C'est possible. Enfin, bon, en tout cas, ils ont quand même… Mais ça fait rire. Bruno : [6:34] Ça fait rire. Jérôme : [6:34] Ça fait rire, mais ça fait aussi un peu rêver quand même. Vraiment, je trouve que le chemin n'est pas mal. Elles sont encore plus compactes qu'avant. Il y a encore du travail à faire en termes de miniaturisation. Il y a du travail à faire en termes d'autonomie. Deux heures, je crois, d'autonomie. Pour l'instant, ce n'est pas jouable. C'est quelques heures seulement. Bruno : [6:57] Quelques heures je. Jérôme : [6:57] Pense qu'on est autour de 6 heures bon en revanche ce qui est pas mal je trouve qu'elles sont, alors toute proportion gardée elles sont pas si chères que ça, On est sur du... C'est combien ? 700 dollars ? C'est ça ? 800 dollars. Bruno : [7:11] Américains, oui. Jérôme : [7:11] 800 dollars américains. Écoute, ça... Voilà, c'est sans commune mesure avec un casque de réalité virtuelle, avec des choses comme ça, même avec une montre connectée et tout. Ça reste, évidemment, ça reste encore un prototype d'une certaine manière, ou en tout cas avec beaucoup de limites, mais bon, ça peut jouer quand même pour l'adoption, me semble-t-il. Bruno : [7:35] Oui, mais c'est quand même, mais moi je reviens à la base avec la Ray-Ban Meta, la deuxième génération. Oui, celles qui sont déjà sorties. Jérôme : [7:43] Mais qui sont mises à jour. Bruno : [7:45] Exactement, oui. Et puis ce qui est intéressant, ce que Zuckerberg disait, c'était que nous on va poursuivre l'évolution, mais ça sera d'évolution logicielle. Donc vous n'aurez qu'à télécharger les nouvelles applications, les nouvelles fonctionnalités. Ça, c'est intéressant d'avoir un produit évolutif comme ça, comme on est habitué dans le monde du téléphone, de ne pas avoir à rechanger de paire de lunettes. d'autant plus que c'est un investissement. Quand tu décides de faire changer tes lentilles, parce que tu as besoin de verre adapté, ça commence à faire une différence. Mais quand on regarde les prix, le Ray-Ban Meta, donc la deuxième génération, qui fait quand même beaucoup de choses, lui, c'est la moitié du prix des Ray-Ban Display. Alors, il y a probablement des gens qui vont décider d'aller se tenir avec les Ray-Ban, en guillemets traditionnels, mais de Meta. Jérôme : [8:34] Sans écran. Bruno : [8:34] Et puis, on verra tranquillement ce que ça va donner. Jérôme : [8:35] La différence, c'est avec ou sans écran, en fait. Bruno, est-ce que tu as remarqué que le métavers est de retour ? Bruno : [8:44] Oui. Jérôme : [8:45] Puisque ça a été mentionné plusieurs fois, je crois, par Zuckerberg dans la keynote. Bruno : [8:49] Oui, on a même vu des images du métavers. Jérôme : [8:51] On a même vu des images. Dans le communiqué de presse qu'on a pu recevoir, c'est écrit noir sur blanc. On parle de métavers, etc., etc. Donc, il a de la suite dans les idées, le garçon, hein. Bruno : [9:02] Je pense qu'il veut rentabiliser ses milliards qu'il a investis dans le développement du métavers. Mais c'est intéressant parce que dans le fond, ce qu'il est en train de nous dire, c'est que vous ayez un gros casque Quest sur la tête ou une paire des nouvelles lunettes sur le bout du nez, vous allez pouvoir y accéder à mon métavers à moi. Jérôme : [9:22] Voilà, exactement. Bruno : [9:23] Ça, c'est une bonne nouvelle. Jérôme : [9:25] De toute façon, le métavers, c'était ça, en fait. On s'est un peu braqués en disant « Oui, mais personne n'a envie de se déguiser en dinosaure pour aller dans un univers virtuel avec un machin qui pèse 500 grammes sur les yeux. » Mais je pense que vraiment, c'est bien au-delà. La vision, elle est au-delà. Le métavers, c'est un ensemble de choses, de technologies, de tout ce que fait méta, qui, à terme, nous feront basculer dans un monde de plus en plus virtuel ou semi-virtuel, en fait. Voilà, en tout cas. Bruno : [9:58] Tu vois, pour moi, le métavers, ça demeure, la jeunesse, c'est le deuxième monde qui avait été créé par Canal avant les années 2000, où il y avait une disquette qu'on mettait dans son ordinateur où j'avais un appartement Rurivoli, qui ne me coûtait rien, absolument. D'ailleurs, c'est Ketoban. Mais c'est ça, ça, c'était le monde virtuel, bien c'est ça, là, avec le métavers de Mark Zuckerberg, on est ailleurs, là, c'est à savoir quel outil on va utiliser pour y être, La question aujourd'hui, on parle de casque, demain, on parlera de lunettes, puis probablement qu'à un moment donné, on aura une puce directement dans le cerveau, puis on pourra switcher en disant est-ce qu'on va être dans le monde réel ou dans le métavers? Exactement. Jérôme : [10:36] Est-ce que tu peux être un mec sympa ou un gros con? Pardon. Ça, ce serait bien, non? Bruno : [10:40] La pilule bleue, la pilule rouge. Jérôme : [10:42] Ce serait bien, ça, non? Le truc qui calme un peu. Bruno : [10:44] Le con est… Oui. Jérôme : [10:45] Bon. Bruno : [10:46] Bruno, à propos… Je pense qu'il y a des gens qui ont perdu la switch. Jérôme : [10:49] Oui, je pense aussi. Bruno : [10:49] Pardon. Jérôme : [10:50] À propos de Métaverse et de monde virtuel et d'Avatar, les Avatars arrivent pour de vrai dans le système de visioconférence Zoom. Bruno : [10:59] Oui, et ça, je trouve ça assez cool. Moi, étant un fervent utilisateur de Zoom depuis 1995, donc bien avant la pandémie. Alors, moi, ça m'a fait plaisir quand tout le monde s'est senti obligé de tomber là-dessus parce que je savais déjà comment ça fonctionnait. Jérôme : [11:15] Ça n'existait pas, Zoom en 95? Bruno : [11:17] En 95? Ah non, pas en 95, pardon. En 2015. Jérôme : [11:21] Ah oui, il dit n'importe quoi. Bruno : [11:22] En 95, c'est un peu tôt. Je pense que le patron était encore à l'école. Jérôme : [11:26] Mais il y avait d'autres trucs pour faire de la vision. Non, pas de vision encore. C'était du chat, il y avait du MSN. Donc, tu es un utilisateur. Bruno : [11:33] Il y avait l'ICQ aussi. Jérôme : [11:35] Oui, il y avait l'ICQ, c'est ça. Bruno : [11:37] Mais donc, oui, Zoom, c'est une grande entrevue qui a été faite par le patron avec le New York Times. et donc, il nous a annoncé officiellement. Il commençait à nous annoncer des choses, mais là, le communiqué de presse est sorti, la grande annonce a été faite, et donc, Zoom va permettre aux utilisateurs de sa plateforme de travail de se faire représenter par des avatars. Donc, vous pourrez enregistrer, je pense que c'est l'équivalent de deux minutes de vous-même en train d'en regarder la caméra. Puis, à partir de ce moment-là, il va prendre ces images-là, créer votre clone et votre clone pourra assister, aux réunions. Et puis, évidemment, prendre des notes avec un adjoint à côté et suivre. Vous pourrez parler la langue que vous désirez qu'il parle parce qu'il y aura aussi de la traduction, mais ça en temps réel et des deux côtés, pas simplement une paire de lunettes. Et donc, ça, ça va vous aider à travailler avec ça. Mais ce que je trouve intéressant, parce qu'on commence à voir ça, les gens de Google avec Teams en ont parlé et puis... Jérôme : [12:40] Mais je crois Google, Zoom l'avait déjà annoncé, il me semble, il y a plus d'un an, il l'avait évoqué, en tout cas. Oui, il travaillait là-dessus. Bruno : [12:47] Oui. Mais là, ça y est, ça arrive. Jérôme : [12:49] Ça arrive concrètement. Alors, attends, explique-moi, parce que toi, qui es un zoomer, un gros zoomer... Bruno : [12:57] Je suis un méchant zoomer. Jérôme : [12:58] Tu es un méchant boomer zoomer. C'est quoi l'intérêt? C'est quoi l'intérêt? C'est que quand tu n'es pas coiffé, tu es en pyjama, tu pourras faire des réunions de travail comme ça? Bruno : [13:13] Écoute, eux, poliment, ils ont dit question d'être présentable à l'écran. Jérôme : [13:17] Oui, c'est ça. Bruno : [13:17] Donc, tous les scénarios que tu as évoqués, ça peut être ça, mais ça peut aussi être des réunions de temps en temps. Moi, je sais que je me retrouve souvent dans cette situation-là où il y a des briefings techniques qui sont faits par des entreprises. Tu ne veux pas nécessairement allumer la caméra parce que tu ne vas pas être à les yeux fixés sur l'écran. Tu veux écouter ce qui se dit. Jérôme : [13:36] En faisant autre chose. Bruno : [13:36] Tu ne veux pas fermer la caméra. Oui, mais tu ne veux pas fermer la caméra parce que tu ne veux pas être désagréable ou impoli aux gens. C'est vrai, c'est pas poli ça. Jérôme : [13:44] Les gens qui n'allument pas la caméra sur les visios. Bruno : [13:48] Ben non, ben non. Alors, d'ailleurs, il faudrait que tu rallumes la tienne. Et donc, là, c'est le meilleur des scénarios. C'est-à-dire que si t'as qu'à écouter ou à être présent avant qu'ils t'interpellent, ben tu mets ça et après, pouf, tu reviens. Jérôme : [14:02] C'est un use case intéressant, effectivement. Bruno : [14:05] Au cinéma, on utilise depuis longtemps les stand-in, c'est ça. Alors, ils ajustaient tous les éclairages, tous les trucs. Puis après, quand c'était le temps, la vedette arrivait. Jérôme : [14:13] Oui. Et est-ce que ça veut dire qu'à terme aussi, tu pourras te faire remplacer entièrement et ne même pas te connecter en direct? Et puis, c'est ton IA qui fera le travail? Bruno : [14:24] Oui. Puis, il est déjà arrivé un truc comme ça. Il y a une compagnie, je ne me souviens plus quelle compagnie de vidéoconférence, qui sont amusées à laisser des IA représenter les gens. Et la petite histoire fait que, à un moment donné, il y a une personne qui s'est branchée. C'était une réunion à cinq et elle était la seule humaine. Jérôme : [14:43] C'est pas vrai. Bruno : [14:44] C'était quatre filles-là qui étaient là. Jérôme : [14:47] Non, quel horreur. Bruno : [14:48] Et puis, je vais quitter la réunion parce qu'il n'y avait rien à faire. Les gens se foutaient de ma gueule. Jérôme : [14:53] C'est le monde de demain. Tu sais, comme l'Internet qui est en train de se vider des humains au profit des bots. Bruno : [14:59] Il y a des robots. Jérôme : [15:00] Et des robots qui produisent du contenu et qui vont parler entre eux. Ça va être pareil en visio. Les avatars vont parler aux avatars. C'est bon, c'est bon. Bruno : [15:08] T'imagines, Jérôme, le jour où, comme ça, c'est nos deux avatars qui vont se brancher pour enregistrer le segment, basé sur ce qu'on écrit pendant la semaine ou les vidéos que tu as produites. Jérôme : [15:19] Exactement. Ils seront peut-être plus brillants que nous, en plus. Ce sera super. Bruno : [15:22] Bien, sûrement. Jérôme : [15:25] Tiens, à propos de l'intelligence artificielle, autre sujet. Est-ce que tu as vu passer cette étude qui nous dit un petit peu qui utilise les chatbots d'intelligence artificielle, en l'occurrence ChatGPT, et surtout ce qu'on fait avec? C'est intéressant, hein? Bruno : [15:41] Moi, ce n'est pas tellement qui l'utilise, mais pourquoi elle l'utilise. Ça, ça a été fait, c'est une étude qui a été réalisée par la National Bureau of Economic Research, évidemment, en collaboration avec les gens d'OpenAI, et ils ont analysé de façon anonyme, 1,5 million de conversations entre l'utilisateur ou les utilisateurs, quand même, c'est pas juste une personne, et ChatGPT pour voir à quoi ça servait. Puis finalement, ce qu'on est en train d'avoir comme confirmation, c'est que d'une part, pour répondre à ton qui, il y a autant d'hommes que de femmes qui l'utilisent. Ça, c'est peut-être de la bonne nouvelle. Jérôme : [16:17] Il y a plus de femmes qu'avant. Avant, c'était essentiellement masculin. Bruno : [16:22] Exactement. Là, on a atteint la parité. Jérôme : [16:23] Là, on a atteint la parité maintenant, oui. Bruno : [16:25] Oui. Alors, ça, c'est la bonne nouvelle. Puis après l'étude, quand tu la regardes, dans le fond, eux, ce qui les intéresse, c'est, si on met des grands chapeaux, c'est dans les trois comportements, c'est ceux qui demandent. Eux, ils s'appellent « asking », donc poser des questions. Bien, 49 % des usages sont faits dans ce sens-là. Il y a le « doing », donc rédiger, planifier, coder. Bien, il y a 40 % des usages qui sont faits pour ça. Puis finalement, il y a ce qu'ils appellent le expressing. Donc, aller chercher des réflexions, valider des idées qu'on a, même demander l'aide à ChatGPT pour de la créativité. Mais ça, moi, j'avoue que j'ai été surpris parce que je pensais que c'était beaucoup. C'est seulement 11 % des gens qui l'utilisent pour aller tester des choses. Alors, mais quand même. Et là, ce qu'on est en train de voir, puis ça, c'est aussi une bonne nouvelle, c'est que maintenant, quand on regarde l'entièreté des rencontres et surtout l'évaluation, parce qu'à la fin de chaque session, on vous demande de mettre le pouce haut ou le pouce en bas, bien là, il commence à y avoir une grande majorité de pouces en haut. Donc, les gens ont une bonne expérience plutôt que des expériences négatives, ce qui était le cas dans la première année où les gens mettaient pas mal plus souvent des pouces en bas que des pouces en haut. Alors, ça, c'est une bonne nouvelle. Toi, de ton côté, qu'est-ce que tu as eu ? Jérôme : [17:44] Écoute, moi, c'est ce que j'ai remarqué aussi. Et puis, du coup, ça te renvoie à tes propres utilisations de ChatGPT. Et je me suis demandé, du coup, j'ai essayé d'analyser un peu pourquoi j'utilisais ChatGPT. Déjà, il y a une certitude, c'est que je l'utilise de plus en plus. mais vraiment, c'est un usage intensif. Alors, je pense qu'on est biaisé parce que c'est à la fois pour le travail, c'est quand même beaucoup, beaucoup pour le travail, mais c'est aussi de plus en plus pour des utilisations non professionnelles et en ça, ça confirme les chiffres de cette étude, puisque ça représenterait à peu près 70% des messages aujourd'hui qui seraient d'ordre personnel. Alors personnel, ça veut dire quoi ? C'est un peu ce que tu évoquais, c'est toutes les questions qu'on peut poser, etc. Et c'est vraiment, enfin le spectre est tellement immense. Moi, toutes les semaines, il y a un nouveau domaine. Évidemment, tu as les recettes de cuisine, tu te fais un bobo au doigt, tu envoies la photo à Chajipiti pour lui demander son avis. Il faut toujours se méfier du résultat, on est d'accord. Jérôme : [18:43] Oui, mais c'est souvent quand même assez juste, un bon point de départ. J'ai vu qu'il y avait même des gens qui l'utilisaient pour faire des, et alors je me suis amusé à le faire aussi, des estimations immobilières. Tu décris ton appartement, alors tu ne donnes pas ton adresse, il vaut, voilà, question de vie privée, mais tu situes bien le truc, tu racontes tout, et il te dit combien vaut ton appartement, basé sur toutes les études qu'il a pu trouver. Et il y a même des gens, enfin, je disais l'histoire d'une personne qui avait réussi à vendre son appartement plus cher que ce que l'agence immobilière lui avait estimé. parce que l'agence immobilière, qui est un humain, qui est un commerçant, il voulait vendre vite le truc. Donc, il avait fait une estimation plus basse et la propriétaire a réussi à faire mieux et elle a vendu son appart plus cher grâce à Chagipiti. Voilà, c'est toutes ces choses-là qui sont quand même une transformation, mais en profondeur de notre quotidien. Bruno : [19:48] Ce qui est fascinant là-dedans, c'est qu'il n'y a pas un mois, je ne veux pas dire semaine, mais il n'y a pas un mois où il n'y a pas de nouvelles fonctionnalités. Il y a de l'ajout de nouvelles possibilités d'utilisation de cet outil-là. On parle de ChatGPT, mais c'est vrai aussi pour les Gemini, Claude et Copilot. Mais ChatGPT est particulièrement généreux en nouveaux outils, en nouvelles capacités. avec Jiminy. Moi, je les place pas mal au même endroit. C'est assez impressionnant. Évidemment, plus on investit de temps à les utiliser, plus on développe, pas des habilités, mais on imagine d'autres utilisations. C'est un peu comme, plus on en fait, plus on connaît l'outil. Et ça aussi, c'est intéressant. Jérôme : [20:33] Il y a un côté viral. Chacun se page ses trucs. Il y a même parfois des choses, on se dit, on ne pense pas à questionner ChatGPT jusqu'au jour où tout d'un coup, on se dit, mais bon sens, Mais c'est bien sûr, je vais lui poser la question. Mais là, encore une fois, il faut le dire aux gens qui nous écoutent, prudence, prudence, prudence. Il y a aussi des gens, par exemple, pour revenir sur un plan financier, qui font leur déclaration d'impôt avec Chagipiti. Peut-être, ça peut donner des pistes intéressantes, mais alors attention, vérifiez tout derrière, parce que c'est le meilleur moyen de faire des grosses, grosses erreurs. Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet? Bruno : [21:07] Ben écoute, on parle d'intelligence artificielle. Je me suis intéressé aux tests que Jean-Baptiste Martinelli est en train de faire. C'est un monsieur qui est vraiment dans l'innovation, lui, depuis longtemps. Écoute, en 2010, quand Apple a sorti son premier iPad, lui sortait le premier appareil qui était compatible dans le monde Windows pour faire la même chose. Et depuis ce temps-là, je le suis. Et là, lui, il s'intéresse à l'âme de l'IA. Jérôme : [21:34] Wow. Bruno : [21:35] C'est bien dit, hein? C'est l'âme de l'IA. Donc, qu'est-ce qui se passe dans les circuits électroniques des machines quand on fait appel à eux et qu'ils fonctionnent? Et donc, grosse discussion là-dessus. C'est vraiment un champ d'intérêt pour lui. Il est en train d'avancer là-dedans. Sinon, bien, écoute, moi, j'ai une grosse histoire avec Pierre Trudel qui a écrit un article dans Le Devoir, qui est un journal très sérieux ici au Québec, et qui s'intéresse aux lois canadiennes, mais je dis canadiennes, mais c'est vrai pour chez vous aussi, mais tout le processus législatif qui aujourd'hui ne va pas assez rapidement en fonction de ce qui se passe maintenant dans le monde numérique. Meilleur exemple, c'est quand... Jérôme : [22:21] Oui, pardon, ça fait 10 ou 20 ans que c'est comme ça, hein? Bruno : [22:24] Oui, c'est ça. Mais là, c'est criant. Puis le meilleur exemple pour utiliser ça, c'est aujourd'hui le président américain qui fait des publications sur son réseau de choses sur le show et ça devient presque une force de loi. Et il annonce des choses-là avant même de sortir un décret, puis avant même que ce soit avalisé comme une loi. Alors là, il y a un problème, puis on commence tranquillement pas vite à le voir ailleurs dans le monde. Alors, lui, Pierre Trudel, qui est un prof émérite en droit et dans le monde numérique aussi, se penchait sur cette histoire-là. Et finalement, très rapidement aussi, on va parler de CyberEco, qui est un peu comme le hub de la cybersécurité ici au Québec. Et là, le PDG de CyberEco, du regroupement, fait un appel à la solidarité et à l'intérêt des gens dans le domaine de la cybersécurité. parce qu'il dit qu'on parle beaucoup d'intelligence artificielle, Bruno : [23:20] mais gardez en tête que la sécurité informatique, c'est aussi bon dans le domaine de l'IA. Il y a des entreprises qui commencent à déplacer leur budget en disant qu'on va investir plus dans l'IA, puis c'est de l'argent de la cybersécurité qu'ils sont en train de mettre là. Ils vont avoir une méchante surprise quand ça va dérailler à un moment donné. Alors, c'est une discussion sur le sujet avec eux. Jérôme : [23:39] Très intéressant. Bruno : [23:41] De quoi ? Jérôme : [23:43] Cette semaine dans le monde numérique, écoute, j'ai des super sujets. Ce n'est pas pour me vanter, mais franchement, venez écouter, c'est bien. Bruno : [23:50] Je m'assois, je t'écoute. Jérôme : [23:52] D'abord d'une innovation française, c'est un réseau social. Oui, monsieur, on peut encore lancer des réseaux sociaux en 2025, surtout quand c'est un réseau social qui prend le contre-pied de ce qui existe aujourd'hui. Et c'est un réseau social qui veut lutter contre l'économie de l'attention. sur X tu sais que plus tu es désagréable plus tu es méchant, plus tu es polarisant et bien plus tu es vu et plus tu fais de l'audience et ainsi de suite et. Bruno : [24:18] C'est pour ça que j'ai tant de succès sur X. Jérôme : [24:20] Voilà, puisque tu es un hater de premier ordre. Bruno : [24:22] Comment il fonctionne ? Jérôme : [24:24] Et bien là, ce sont les messages au contraire qui sont respectueux bienveillants, etc. qui vont remonter dans l'algorithme et qui normalement permettent d'avoir des discussions apaisées quels que soient les sujets, c'est un réseau social payant. Bruno : [24:38] Ça, c'est tout toi, ça. Jérôme : [24:39] Oui, si on veut. Oui, oui, j'essaye de rester calme. Autre innovation. Autre sujet. C'est une innovation européenne, celle-là. C'est un système de paiement, un portefeuille, un porte-monnaie électronique européen qui existe en fait depuis un an, qui s'appelle Wiro et qui fait le bilan, qui essaie de se faire sa place sur le marché. Et enfin, je parle moi aussi de cybersécurité cette semaine dans mon podcast, avec un aspect intéressant, c'est la manipulation mentale, ce qu'on appelle techniquement le social engineering, c'est-à-dire toutes les combines aujourd'hui pour tromper notre attention parce que les systèmes informatiques sont de mieux en mieux sécurisés. Mais en revanche, nous, on n'est pas du tout sécurisés et on tombe dans les panneaux, notamment à cause de l'intelligence artificielle, mais pas seulement. Donc, tout cet aspect-là de la cybersécurité. Bruno : [25:32] Et tu es en train de dire que ton invité nous donne des trucs pour en faire, c'est ça? Jérôme : [25:35] Nous donne des trucs pour ne pas tomber dans ces pièges-là. Bruno : [25:39] Ah, d'accord. Jérôme : [25:40] C'est plutôt ça. Bruno : [25:42] Jérôme Colombain, je te laisse retourner à tes auditeurs. Moi, je retourne avec les miens. Et puis, on se dit à la semaine prochaine. Jérôme : [25:48] Salut, salut Bruno. À la semaine prochaine.
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