🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – ChatGPT vous écoute... pour la bonne cause

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Meta relance la bataille de l’IA avec Muse Spark. OpenAI montre que ses garde-fous peuvent déclencher une alerte bien réelle. Le MacBook Neo secoue le marché. Le vrai créateur du Bitcoin possiblement découvert.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

Meta dégaine Muse Spark (0:12)

Nous revenons sur l’arrivée de Muse Spark, le nouveau moteur d’IA de Meta, pensé d’abord pour renforcer l’écosystème maison, de Meta AI à Facebook, Instagram, WhatsApp et aux lunettes connectées. Plus compact et moins énergivore, il ne bouleverse pas encore les usages, mais il marque surtout le retour offensif de Meta dans la course à l’IA.

Quand ChatGPT déclenche une alerte policière (6:21)

Nous évoquons ce cas survenu en France, où des propos menaçants tenus à ChatGPT auraient déclenché une chaîne d’alerte impliquant OpenAI, le FBI puis la plateforme Pharos. L’affaire rappelle que les conversations avec les IA ne sont pas de simples échanges privés, mais aussi que certains dispositifs de sécurité peuvent fonctionner concrètement.

MacBook Neo : Apple face à un problème industriel ? (8:40)

Nous parlons du MacBook Neo, qui utiliserait des puces issues de la chaîne de production de l’iPhone, avec un cœur désactivé, une astuce industrielle aussi maligne qu’efficace. Mais si le succès commercial se confirme, cette mécanique pourrait se retourner contre Apple en compliquant l’approvisionnement et en pesant sur les coûts.

Satoshi Nakamoto démasqué ? (18:40)

L'enquête du journaliste John Carreyrou pour le New York Times affirme qu'un certain Adam Back est le créateur du Bitcoin. L’intéressé dément, comme d’autres avant lui, et le mystère reste entier, mais cette nouvelle piste montre que l’obsession autour de Satoshi Nakamoto continue de fasciner autant le monde techno que le monde médiatique.

Cyber, numérique, digital... La bataille des mots (24:12)

Nous terminons sur une discussion de vocabulaire entre la France et le Québec autour des mots “cyber”, “numérique” et “digital”. Un échange léger, mais révélateur de deux cultures francophones qui parlent de technologie avec des sensibilités différentes.


Jérôme : [0:06] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal. Bruno : [0:09] Salut Jérôme Colombain à Paris. Jérôme : [0:12] Bruno, cette semaine, bonne nouvelle. Enfin, je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle, mais en tout cas, il y a une nouvelle IA sur le marché. C'est sur ton continent que ça se passe. Bruno : [0:23] Oui, c'est sur mon continent, mais grâce ou à cause de ton ami Zouk lui-même qui vient de lancer une IA qui est conçue pour, d'abord et avant tout, répondre aux besoins des outils de méta. Jérôme : [0:38] Oui, alors pour l'instant... Dans un premier temps. Donc, c'est MuseSpark. C'est son nom. Pour l'instant, c'est peut-être axé sur l'interne. Mais on voit bien qu'à terme, l'idée, ça va être de la mettre dans tous les outils méta. Facebook, Instagram, WhatsApp, évidemment. Bruno : [1:00] Et Meta AI. Jérôme : [1:01] Et Meta AI. Parce qu'en fait, c'est ça. C'est le nouveau moteur de Meta AI. Parce qu'ils avaient déjà Meta AI. et là en fait il le booste avec ce nouveau moteur qui a été développé par le Meta Super Intelligence Labs qui est ce nouveau labo, peuplé d'ingénieurs que Zuckerberg est allé débaucher à prix d'or et notamment le jeune Alexander Wang donc en fait ça y est ils se sont mis au boulot et en quelques mois ils nous ont sorti ce nouveau joujou ce Muse Spark. Bruno : [1:34] On peut dire que c'est l'IA post le cas. Jérôme : [1:37] Exactement, c'est l'IA post-Yann Lequin, parce que Lequin a quitté, on ne peut pas dire qu'il a été remplacé par Alexander Wang, enfin presque, ça y ressemble quand même fortement, et c'est intéressant parce que finalement, ça referme la parenthèse Yann Lequin, parce que Yann Lequin travaillait plus sur…, et lui, il était plus dans la recherche ouverte, et avec Alexander Wang, on revient sur de la recherche bien fermée, avec des brevets tout verrouillés bien comme il faut. Voilà, donc cette super intelligence, c'est vraiment la volte-face. Bon, en fait, c'est une manière de dire, bon, ben, vous voyez, un, on n'est pas en retard, Parce qu'en fait, il l'était, malgré tout. Il l'était sérieusement. Deux, on a dépensé des milliards et des millions pour remettre en place une nouvelle équipe. Ben voilà, voilà ce qu'elle nous sort, en fait. Bruno : [2:40] La question que je me pose quand j'ai vu passer cette information-là, cette version-là qu'on lance, est-ce que c'est pour assurer les investisseurs ou pour vraiment faire une différence? Est-ce qu'elle est prête? Parce que la façon qu'on la présente, c'est que pour le moment, on va la voir être intégrée aux outils qui sont déjà là. Donc, il n'y a pas vraiment, ce n'est pas transparent. Il n'y a personne qui va dire « Ouais, je souhaite un nouvel outil que je vais pouvoir utiliser. » Non, ça va être intrinsèque au paysage, à l'environnement, de Meta un peu partout. Jérôme : [3:10] Oui, tu veux dire que ça ne change pas énormément de choses, en fait. Bruno : [3:12] Non. Jérôme : [3:13] Non, en plus, c'est comme si on changeait le moteur sans changer la carrosserie. Donc, finalement, il n'y a que les spécialistes qui vont s'en rendre compte. Alors, Meta, sur la page de présentation, met en avant des benchmarks assez prestigieux pour dire que voilà, il est plus puissant que Clodopus 4.6, plus puissant que Gemini 3.1 Pro, etc. Bon, ça, c'est un peu le concours de muscles, pour ne pas dire autre chose. Et il a quand même une particularité. Alors, toute cette puissance, à quoi ça sert ? En fait, à faire ce qu'on fait déjà avec une IA, aller faire des recherches, aller faire du traitement de texte, aller générer des images, aller analyser des images, ce qui est quand même intéressant parce que rappelons que Meta, son projet, enfin, c'est lunettes, c'est lunettes connectées avec Meta Air. Donc, voilà, À terme, ils vont intégrer ce nouveau moteur d'IA dans les lunettes, dans les Ray-Ban Méta. Et il y a une particularité quand même. Bruno : [4:07] Les Méta Ray-Ban Display. Jérôme : [4:10] Meta Reband Display, absolument. Il y a aussi une particularité, c'est qu'il est plus petit et il est moins gourmand en énergie. Bruno : [4:18] C'est la bonne nouvelle ? Jérôme : [4:19] Apparemment. Donc ça, c'est pas mal. C'est une bonne nouvelle peut-être pour l'environnement, surtout pour Meta, parce que justement, dans une perspective d'intégration dans un objet connecté où il n'y a pas beaucoup de batterie, etc., évidemment, c'est presque une nécessité pour eux en faire, Jérôme : [4:32] en fait, de développer ce type d'outils. Donc voilà, en grosso modo, ça ne révolutionne rien, Ça met Meta au même niveau que les autres et ça conforte un peu la direction stratégique prise par Meta, si j'ai bien compris. Bruno : [4:45] Exactement. Parlant de cette presque opération de relation de presse avec cette annonce-là, est-ce que tu as vu la rectification que les gens de Microsoft ont fait quant à cette histoire qui était sortie, je pense, la semaine dernière, mais qui a fait Boulle de Neige pendant toute la semaine, et c'était à l'intérieur de la licence d'utilisation, de copilote. Il était inscrit dans la version de M. et Mme Tout-le-Monde, que finalement, c'est un outil qu'on devait utiliser pour le divertissement. Et cette semaine, ils ont corrigé le tir en disant, non, non, non, non, mais on s'excuse, on n'avait pas fait le changement. C'est un langage, entre guillemets, c'est l'expression anglophone, qui est hérité de l'époque de Bing. Mais on va corriger ça. C'est aussi puissant que ce qu'on vous dit que c'est depuis aussi longtemps. Bruno : [5:34] J'avoue que ça, comme 300, pas 360 degrés, mais comme 180 degrés, C'est incroyable. Jérôme : [5:42] Oui, j'ai vu ça. Tu as fait un papier là-dessus en début de semaine. C'est vrai que c'est rigolo. Mais en fait, c'est un peu le pendant de ce qu'il y a notamment sur ChatGPT depuis le début. Alors, ils ne mettent pas en avant la notion de divertissement parce que du coup, ça casse toute la logique d'utiliser l'IA pour travailler. Mais en revanche, il y a depuis toujours sur Gemini aussi un avertissement. Un disclaimer. Oui, un disclaimer pour dire, attention, il peut faire des erreurs, attention, vérifiez bien, etc., etc. Voilà, bon, ben écoute, ils ont rectifié, c'est vrai que c'est assez marrant, quoi. Bruno : [6:21] Qu'est-ce que tu veux? Disons, je veux t'entendre sur cette histoire. Bruno : [6:26] Il faut croire que les gens d'OpenAI apprennent avec le temps. Il y a eu cette histoire malheureuse qui s'est passée au Canada où les gens d'OpenAI avaient vu de l'information passer, mais ils n'avaient pas réagi et ils n'avaient pas averti les policiers canadiens, concernant une volonté de quelqu'un d'aller commettre un acte assez affreux. Jérôme : [6:47] Mais c'est une jeune fille qui a fait une tuerie, c'est ça? Bruno : [6:50] Exactement, oui. Jérôme : [6:50] Il y a quoi, il y a un mois ou deux, non? Bruno : [6:52] Ah oui, au début de l'année. Mais là, presque pareil, démarche sous circonstance, et là, les gens d'OpenAI ont réagi. Jérôme : [7:00] Oui, c'est en France, ça s'est passé à Strasbourg. C'est un type qui racontait à Tchadjipiti qu'il avait l'intention d'aller tuer un policier, un officier de renseignement exactement, et qu'il recherchait une arme pour ça. Ça pourrait passer comme ça inaperçu, et ce n'est pas du tout passé inaperçu parce qu'en fait, il a vu débarquer la police chez lui, qui est arrivée de manière assez musclée, si j'ai bien compris, pour en savoir plus, l'arrêter, l'interroger, etc. Alors, il se trouve que le type, apparemment, a des antécédents psychiatriques. Il ne serait pas très clair. Et il a expliqué que c'était justement pour tester le système de sécurité d'OpenAI. Et le fait est que le système de sécurité semble plutôt bien marcher. Et en fait, c'est intéressant de voir tout le cheminement, le mécanisme qui s'est mis en route. Le fait d'avoir raconté tout ça à ChatGPT, ça a déclenché une alerte chez OpenAI. OpenAI a prévenu le FBI et le FBI a prévenu la police française via la plateforme Pharos, qui est la plateforme d'avertissement pour ce type de problème ici en France. Et ensuite, ça a mis en route cette opération de police chez le jeune homme. Donc, c'est assez incroyable. D'un côté, ça montre que les conversations sur les chatbots d'IAD ne sont pas franchement confidentielles, mais ça, on le savait déjà. Mais d'un autre côté, Ça prouve qu'il y a quelquefois des systèmes de sécurité qui marchent bien. En l'occurrence, c'était plutôt une fausse alerte, mais ça aurait pu être une vraie... Bruno : [8:30] Et tant mieux, si maintenant c'est la démonstration qui existe et qu'ils sont mis en place des filets pour permettre d'épargner des vies, tant mieux, c'est une bonne nouvelle. Jérôme : [8:40] Oui, tout à fait. Bruno, est-ce que tu as commandé ton MacBook Neo? Bruno : [8:48] Non, parce que j'ai déjà un Mac qui fonctionne très bien et je ne veux pas... Je ne vais pas polluer la planète en commandant un autre de ces appareils-là. Sauf qu'à terme, j'ai l'impression qu'il y a des gens qui en veulent et qui ne l'en trouveront pas parce qu'Apple commence à connaître un certain ennui d'approvisionnement. Imagine-toi, on a découvert, c'est les gens de MacRamore, puis Bloomberg aussi a travaillé sur cette histoire-là en parallèle. les MacBooks Neo utilisent des puces A18 Pro. Ça, ce sont des puces qu'on trouve à l'intérieur des téléphones des plus récents iPhone. Jérôme : [9:31] C'est les mêmes puces que celles de l'iPhone, en fait. Bruno : [9:33] Exactement. Et là, il y a dans l'histoire, c'est qu'on se rend compte que, dans le fond, ils ont créé un produit pour utiliser les puces qui étaient défectueuses. Attention, on va se calmer. Quand je dis défectueuses, c'est que normalement, sur une puce... Oui, il y a six cœurs, mais sur ces puces défectueuses, il y en a seulement cinq qui fonctionnent. Alors, dans le MacBook Neo, on se rend compte que ça roule sur cinq puces, cinq heures, qui tiennent sur les puces. Et donc, normalement, ces puces-là, on les a confectionnées, mais ils ne serviraient pas à grand-chose. Alors là, ils ont créé le MacBook Neo, qui lui est capable d'utiliser ces puces-là. Alors, ça allait très bien, ça permettait de ne pas avoir de pertes sur la ligne de montage. Mais le problème… Oui. Jérôme : [10:19] D'un point de vue industriel, c'est très malin. Bruno : [10:21] Oui, c'est très malin, mais le problème, c'est que ça fonctionne tellement bien les ligues de montage que là, maintenant, ils ont de moins en moins de pertes. Et là, l'approvisionnement des petites puces défectueuses, il y en a moins. Alors là, Apple est obligé de se retourner vers son fournisseur en disant, bien là, il faudrait que vous nous fournissiez des puces avec cinq coeurs et non pas six coeurs. Mais ce que ça fait, c'est que là, c'était beau parce que c'était du matériel qui ne servait à rien. Mais là, s'ils sont obligés de lancer une ligne de montage pour faire ça, en bout de ligne, c'est que ça va faire hausser le prix de l'appareil. Bruno : [10:55] Alors, j'ai hâte de voir comment Apple va réussir à jongler avec cette histoire-là. Jérôme : [11:01] Donc, tu veux dire que ça pourrait faire monter le prix du MacBook Neo? Bruno : [11:05] Oui, parce que là, on va faire carrément… Eux, la belle affaire avec cette histoire-là, c'est qu'ils récupéraient des pièces qui n'auraient servi à rien. Et là, ils vont devoir payer pour carrément faire rouler… Pour faire des pièces spécifiques. À 5 coeurs plutôt qu'à 6 coeurs. Ça va être assez drôle de voir ça. Et puis là, quand tu regardes les prédictions financières, on voit entre 5 et 6 millions d'appareils qui vont être vendus très bientôt. Alors, tu te dis, comment ils vont arriver à jongler avec cette demande-là? Ça va être intéressant. Mais en tout cas, ça nous a permis de découvrir qu'est-ce qui se cachait sous le capot et qui faisait vraiment une bonne affaire pour Apple. Jérôme : [11:46] C'est marrant, c'est marrant. C'était une astuce industrielle, mais qui risque de se retourner contre eux, finalement. Bon, enfin, on va voir. Mais ce MacBook Neo, je pense qu'on n'a pas fini d'en parler parce que d'abord, tu l'as dit, il est bien parti, c'est bien parti pour être un vrai succès. Bruno : [12:00] Ah ouais ? Jérôme : [12:01] Et puis, ça pourrait, mais comme on le voyait arriver, et on s'en doutait, ça risque de redynamiser un peu le marché et même de donner un sens au marché. Et même du côté du monde PC, parce qu'on sait que même aujourd'hui, du côté de Microsoft, et du côté des fabricants de PC, ils sont en train de penser à de nouvelles machines. Et je disais un article qui expliquait qu'il y avait des nouveautés dans Windows 11 pour qu'ils soient moins gourmands en mémoire, et du coup, ils seraient beaucoup plus adaptés à des machines plus bas de gamme, d'entrée de gamme, qui pourraient être proposées par différents constructeurs. Donc, en fait, Windows est déjà prêt pour aller équiper des concurrents PC du MacBook Neo, en fait. Bruno : [12:50] Ça, c'est intéressant. Et sous la pression du Neo ? Jérôme : [12:53] Sous la pression du Neo, mais c'est toujours pareil. Une fois de plus, c'est Apple qui ouvre la voie. C'est toujours la même histoire, quoi qu'on dise. C'est quand même eux, à chaque fois, qui montrent la direction. C'est assez marrant. Et puis, il n'y a pas que le MacBook. D'ailleurs, il y a aussi du nouveau du côté de l'iPhone. Bruno : [13:10] Qu'est-ce que tu vas m'apprendre ? Jérôme : [13:13] Alors, je vais t'apprendre deux choses. D'abord, vous vous êtes bien moqué de moi parce que je vantais les qualités de l'iPhone Air, l'iPhone hyper léger d'Apple. Bruno : [13:22] Je savais que je t'entendrais parler de ça cette semaine. Jérôme : [13:24] Et puis alors, voilà, toute la presse a dit « Ouais, mais d'abord, il n'est pas bien. Et puis ensuite, ça ne va pas marcher. Et puis d'ailleurs, ça ne marche pas commercialement. Et d'ailleurs, ils n'en feront plus. Ils vont arrêter là. » Eh bien non ! Il va y en avoir un autre. Alors, ravisez-vous, allez vous faire voir. Apparemment, il y aura un deuxième Jérôme : [13:43] iPhone Air. Donc, ça, c'est plutôt marrant. Et puis, mais ce qui va attirer toute l'attention, encore à mon avis, pour un an de teasing, c'est l'iPhone pliant, s'il existe. Bruno : [13:57] Oui. Jérôme : [13:58] Et c'est rigolo parce que là, à l'occasion du 1er avril, depuis le 1er avril, je ne sais pas si tu as vu ça, mais sur les réseaux sociaux, il y a plein de vidéos qui montrent un modèle d'iPhone pliant. Notamment une vidéo générée par intelligence artificielle par un YouTuber qui est assez connu en France qui s'appelle Jojol, que je salue parce que je le connais bien aussi. Et le pauvre Jojol, il a fait ça le 1er avril et sa vidéo a bien marché. Il s'est fait piquer la vidéo par plein de gens sur les réseaux sociaux qui l'ont reposté en disant « Regardez, c'est peut-être le nouvel iPhone, etc. » Alors, si vous voyez, vous qui nous écoutez cette vidéo d'un iPhone pliant, rassurez-vous, alors c'est plus vrai que vrai, mais en réalité c'est faux, puisque évidemment c'est un deepfake, ce n'est pas du tout le nouvel iPhone pliant, mais il y a quelque chose de vrai, c'est peut-être qu'il pourrait bien ressembler à ça, et contrairement par exemple au Fold de Samsung, ce serait un iPhone qui serait un peu plus court, un peu plus carré quand tu l'ouvres et un peu plus compact quand il est en mode plié. Et puis apparemment il ne s'appellerait pas le Fold, il pourrait s'appeler l'iPhone Ultra parce qu'il sera surtout ultra cher, très vraisemblablement. Bruno : [15:12] J'aime bien ton explication du nom. Je pense que ça tient à la route. Jérôme : [15:17] Bon, mais ça, voilà. Donc, à découvrir probablement l'année prochaine. C'est les rumeurs, mais bien sûr, il n'y a aucune information confirmée de la part d'Apple concernant cette histoire-là. Bruno : [15:28] Sauf que selon les gens de Bloomberg qui, normalement, sont bien informés, eux parlent de septembre prochain. À l'automne, l'automne prochain. Jérôme : [15:37] Oui, oui, oui. Non, on sait qu'enfin, apparemment, à priori, ce serait dans les tuyaux, oui, mais bon. Bruno : [15:42] Mais tu sais que, dans le fond, dans toute cette histoire-là du iPhone pliable, il n'y a qu'une personne qui va être très contente, c'est François Sorel. Jérôme : [15:51] Oui. Bruno : [15:51] Parce que lui, il l'a tant depuis des années. Ça fait des années qu'il en parle. Jérôme : [15:56] Oui, exactement. Bruno : [15:57] J'ai l'impression qu'Apple va lui envoyer le premier modèle disponible en France. Jérôme : [16:03] Chaque fois qu'il en parle, il se fait retoquer par des gens qui disent « mais non, il n'y aura jamais d'iPhone plus ». Mais avec Apple, on ne peut pas savoir. On attendait une voiture, il n'y a pas eu de voiture, mais en fait, il y a eu le démenti de la voiture alors qu'il n'y a jamais eu la confirmation. Donc, le démenti était déjà une confirmation. C'est les subtilités d'Apple. Tu sais, Apple, ça mériterait, c'est ça aussi, ça mériterait des podcasts de, tu vois, tu sais, d'universitaires pour déchiffrer la sémiologie d'Apple, arriver à comprendre tout ce qui se cache derrière, les petits signes comme ça. Oh, le rictus de Tim Cook, ça, c'est la forme du prochain iPhone. C'est sûr. Mais en attendant... Toi, tu t'es bien amusé avec Tim Cook aussi, t'as raconté n'importe quoi sur les réseaux. Bruno : [16:47] Oui, ben ça, c'était pour le 1er avril, je me suis amusé. Évidemment, j'ai fait une photo truquée avec l'intelligence artificielle. Et donc, il y avait été... Jérôme : [16:58] Tu n'as aucune éthique professionnelle, toi. Bruno : [16:59] Le 1er avril, tout tombe. Jérôme : [17:01] Tout est permis, oui. Bruno : [17:02] Et donc, c'est ça. C'était Tim et moi, lors d'une entrevue, évidemment, qui n'a jamais eu lieu. Mais les gens sont embarqués là-dedans. Et puis, ça tombait bien parce que le 1er avril, c'était... On s'entend, c'était la semaine passée. Mais le 1er avril, quand tu écoutais 120 secondes de texte, le bulletin quotidien, Tout était faux sur le bulletin. Et c'est drôle parce qu'il y a des gens qui m'ont posé des questions sur des choses que je leur ai dit. Jérôme : [17:28] C'est vrai. J'ai dit que c'était le 1er avril. On ne le fait plus, nous, le 1er avril, c'est fini. Bruno : [17:31] C'est vrai ? Jérôme : [17:32] Oui. Parce qu'il y avait un grand débat sur X à ce sujet-là, justement. À l'ère des deepfakes, à l'ère des fake news, surtout. Il y a tellement de fake news à longueur de journée. Est-ce que ça vaut le coup d'en rajouter le 1er avril ? Et puis, en plus, avec l'IA qui permet de générer, justement, des images plus vraies que nature. Moi, j'ai vraiment cru que c'était une photo de toi avec Tim Cook, j'avoue. Bruno : [17:58] Je ne citerai pas de nom parce qu'ils ne sont pas là pour se défendre, mais j'ai reçu plusieurs courriels de journalistes français, de plusieurs rédactions différentes qui m'ont dit... Non, mais en me disant, vous avez vraiment eu une entrevue avec Tim Cook? Quand est-ce qu'on pourrait la lire? Et puis, ben non. Jérôme : [18:16] C'est hyper vexant quand tu te fais piéger comme ça. Tu dis que je suis bête. Je n'ai pas compris. Bon, moi, il m'a bien fallu une à deux minutes quand même pour réaliser que c'était une joke. Bruno : [18:29] Mais tu vois, pendant une ou deux minutes, je t'ai fait rêver. C'est ça l'important. Jérôme : [18:32] Tu m'as fait rêver, oui. Non, tu m'as énervé aussi un peu, mais bon. Bruno : [18:35] Bon, ceci au joke. Eh, pas mal d'énerver. Jérôme : [18:37] Oui, vas-y. Bruno : [18:40] Terminons ce retour sur l'actualité avec une histoire qui, moi, là, Ça me passe 100 pieds au-dessus de la tête, mais il y a bien des gens qui seront interpellés par cette histoire-là. Et c'est l'histoire, parlons du bitcoin, et parlons d'une chasse journalistique qui prend ses origines en France pour arriver à découvrir quelle est l'identité réelle du créateur du bitcoin. Jérôme : [19:07] Alors en France, pas tout à fait, mais je t'explique. Donc le bitcoin, ça reste un mystère parce qu'on ne sait pas qui a inventé le bitcoin. Mais il y a un nom qui circule depuis toujours, qui est le nom de Satoshi Nakamoto, qui serait le créateur de Bitcoin. Mais on ne sait pas qui est Satoshi Nakamoto, si c'est une personne, plusieurs personnes, et ça fait des années, des dizaines d'années, que tout le monde s'interroge. Et là, il y a un journaliste américain, dont le seul lien avec la France est d'être le fils d'un journaliste français très connu. Bruno : [19:39] Voilà le lien français. Jérôme : [19:40] Voilà, exactement. Il s'agit de John Carreyrou, qui travaille au New York Times et qui est le fils du journaliste Gérard Carreyrou. Mais John Carreyrou a sa propre carrière aux États-Unis. Il est d'une maman américaine, c'est pour ça qu'il est aux États-Unis. Et ce n'est pas n'importe qui, parce qu'il a eu le prix Pulitzer. Bruno : [19:59] Qui est un prix qui récompense. Jérôme : [20:00] Voilà, c'est un prix qui récompense. C'est un prix journalistique. et il a mené une enquête d'un an à l'issue de laquelle il affirme qu'il l'a Jérôme : [20:10] découvert, il a démasqué le vrai créateur du Bitcoin, Satoshi Nakamoto. Alors ce créateur, ce serait un Anglais qui s'appelle Adam Back, âgé de 55 ans, qui serait un cryptographe, c'est-à-dire un spécialiste du chiffrement, de tous les mécanismes de chiffrement, et c'est lui qui aura inventé le Bitcoin. Alors, ça tient la route dans la mesure où ce serait dans son domaine de compétences, mais autant te dire qu'il dément formellement, et il a démenti sur X, il a dit « mais pas du tout, c'est n'importe quoi, je ne suis pas le créateur du Bitcoin ». Donc finalement, je ne sais pas s'il faut dire qu'on a fait un pas en avant ou si on se retrouve exactement au même résultat au même état qu'avant parce qu'il y a déjà eu plusieurs tentatives et plusieurs essais d'outing comme ça de créateurs du bitcoin plusieurs fois il y a des gens qui ont dit mais c'est lui c'est lui etc, et jusqu'à présent personne n'a jamais avoué mais après c'est à double tranchant parce que quelqu'un qui se ferait démasquer entre guillemets et qui dit oui oui c'est vrai c'est moi maintenant fichez moi la paix en fait on ne saura jamais si c'est vrai ou pas. Bruno : [21:20] Exactement. Jérôme : [21:21] Et s'il ment ou pas. Mais voilà, je trouve ça assez amusant. Puis en plus, il raconte comment lui, John Carreyrou, il a eu l'idée. Pourquoi ça l'a titillé ? Pourquoi il a fait ça ? C'est parti d'un documentaire qu'il avait vu qui était consacré au créateur du Bitcoin. Et l'anglais en question, Adam Back, était interviewé. Et John Carreyrou explique que c'est son langage corporel qui lui a mis la puce à l'oreille. Il dit « Moi, j'ai interviewé beaucoup de menteurs et ce monsieur avait l'air de mentir quand il disait que ce n'était pas lui. » Et donc, il a creusé, creusé, creusé et il affirme « Aujourd'hui, tu peux aller sur le site du New York Times, il y a son article, bien sûr, il y a aussi une vidéo face caméra où il explique que lui, il est certain que Adam Back est le créateur du Bitcoin. Bruno : [22:09] Il faudrait passer le détecteur de mensonges à l'anglais. Jérôme : [22:13] Oui, exactement. Bruno : [22:13] Oui, oui, tout à fait. Jérôme : [22:14] Il faudrait faire ça. Bon, je trouvais ça assez amusant. Bruno : [22:16] Prochaine étape. Jérôme : [22:18] Bruno, de quoi parles-tu cette semaine dans ton carnet? Bruno : [22:21] Écoute, je suis content que tu poses la question parce que cette semaine, en marge du Salon du livre de la ville de Québec, qui est le deuxième plus grand salon du livre au pays, j'ai organisé moi-même mon Salon du livre dans le cadre de mon carnet. Alors, je rencontre... On a sorti les grands moyens. Et donc, je rencontre trois auteurs qui arrivent avec trois livres qui portent sur le monde du numérique. Il y en a un qui s'intéresse au grand patron des GAFAM. Il y en a un autre qui s'intéresse sur le sujet de la désinformation. Et un troisième qui s'intéresse au monde de la cybersécurité, mais particulièrement des brouteurs. Et c'est donc trois rencontres que je partage avec mes auditeurs et les tiens qui viendront écouter aussi mon carnet, j'espère. Jérôme : [23:05] Oui, je te les prête. Bruno : [23:07] Bon, je te remercie. Je te les rends tout de suite après l'émission. Et puis, parallèlement, évidemment, il y a les collaborateurs réguliers qui sont là pour partager leur trouvaille de la semaine et leurs réflexions. Jérôme Colombin, dans mon numérique cette semaine, tu lui parles de quoi ? Jérôme : [23:23] Écoute, tiens, je vais te faire un petit focus sur un sujet que je traite dans mon numérique avec un invité cette semaine. C'est un sujet de cybersécurité. La cyber à l'ère de et à l'heure de l'intelligence artificielle. C'est un vrai, vrai sujet, notamment pour les entreprises, bien sûr, parce qu'on met de l'IA partout, ce qui permet de faire des tas de choses, ce qui même bouscule carrément tous les process dans toutes les entreprises, mais ça soulève aussi de nouveaux problèmes de cybersécurité, aussi bien parce que ça élargit ce qu'on appelle la surface d'attaque, et puis voilà, il faut pouvoir installer l'IA tout en la contrôlant pour qu'il n'y ait pas de dérapage donc j'en parle avec un spécialiste d'Orange Cybersécurité cette semaine en partenariat dans le monde numérique. Bruno : [24:12] Je te reprends sur ton expression cyber. Moi, ça vient me chercher, ça, parce que les gens, les professionnels de l'industrie de la cybersécurité parlent toujours de cyber. Alors qu'on s'entend, cyber, c'est beaucoup plus large qu'uniquement la sécurité informatique. À partir de quel moment tu as décidé d'utiliser la cyber comme expression? Jérôme : [24:34] J'adore ta question, parce que ça prouve tellement que toi et moi, on est finalement un de la même génération. Bruno : [24:40] Les extraterrestres. Jérôme : [24:42] Non, mais on est dans le même état d'esprit et la même vision en plus. C'est exactement ça. Moi, j'utilise le mot cyber depuis peu de temps, parce qu'effectivement, j'ai vu que c'était le terme consacré. Aujourd'hui, la cyber, c'est le terme que les professionnels de la cybersécurité emploient. Ça fait déjà quelques années qu'eux l'ont officiellement employé, c'est clair. Alors que c'est vrai que de notre temps, nous, tout ce qui était cyber, c'était beaucoup plus large. C'était la cyberculture, c'était les cyberpunks, c'était cyber, c'était tout ce qui était numérique, quoi, en fait. Voilà, mais c'est un petit peu comme ça. Ça, c'est étonnant. C'est des questions de vocabulaire et ça nous touche, nous, parce qu'on est attachés à la langue française. Bruno : [25:26] Toi et moi. Oui, et ça fait longtemps qu'on l'utilise dans un autre contexte. Jérôme : [25:29] Oui, mais il y a un autre mot. Alors qu'il n'y ait pas un mot français, par contre, et qui est vachement utilisé, et ça m'énerve plus, mais quelquefois, moi-même, je l'emploie, c'est le mot « digital ». Bruno : [25:39] Ah oui ? Jérôme : [25:40] Ben oui, parce que « digital », c'est le « digital » en anglais, donc ça veut dire numérique. Bruno : [25:45] Ça n'a rien à voir avec les doigts, là. Jérôme : [25:47] Mais ça n'a rien à voir. En français, « digital », ça veut dire les doigts. Bruno : [25:50] Ben oui, c'est les doigts. Jérôme : [25:51] Mais dans les entreprises, tout le monde parle de « digital ». Et le digital, c'est devenu une discipline à part entière. En gros, le digital, si j'ai bien compris, de ceux qui emploient ce terme-là, c'est tout ce qui est numérique, mais souvent les produits numériques, les sites web, les contenus, etc., en opposition à tout ce qui fait le business traditionnel d'une entreprise. Mais dans toutes les entreprises en France, je ne sais pas comment c'est au Québec, mais il y a énormément de professionnels qui disent le digital. En début, ça me foutait hors de moi. J'étais fou de rage. Et puis, j'ai cédé. Et maintenant, il m'arrive aussi moi-même d'employer ce terme, même si c'est complètement idiot. Bruno : [26:37] Mais tu vois, chez nous au Québec, le problème ne se pose pas parce qu'on parle toujours de numérique, de produits numériques, d'offres numériques. Jérôme : [26:45] Oui, mais bravo. Bruno : [26:46] Et d'ailleurs, chaque fois... Non, non, mais c'est intéressant parce que chaque fois que je vais dans une conférence et qu'il y a un Français qui vient commencer à parler digital. Je suis sûr qu'ils regardent les gens dans l'estance avec des gros yeux en disant, OK, mais vous parlez numérique. Et moi, le premier, quand je fais des entrevues avec des Français qui se mettent à parler digital, je relance en posant des questions sur le numérique. Jérôme : [27:09] Non, mais employer le mot digital au lieu de numérique, pour tous les sens qu'on donne au mot numérique, je trouve ça idiot et je suis contre. Bruno : [27:17] Exactement, oui. Jérôme : [27:17] Mais en revanche, c'est vrai que, comme je te le disais, le mot digital, c'est quand même imposé en opposition au monde analogique dans le cadre de l'entreprise. Bruno : [27:27] Ah, tout à fait, oui, oui. Jérôme : [27:29] Donc, partant de là. Bruno : [27:30] Je veux dire au bout d'un moment. Et je comprends que des gens l'utilisent. Et puis, tout le monde en France sait ce que ça veut dire, même au Québec. mais on a fait, nous, on a posé le geste de parler du numérique. Jérôme : [27:42] Oui, parce que vous êtes très attaché. Mais c'est aussi parce que tous les gens qui travaillent sur le numérique dans les entreprises, ils sont dans un univers anglophone. Ils évoluent dans un univers anglophone. Dans les grandes boîtes, ils parlent à leurs homologues dans d'autres pays, etc. Ils se parlent tous en anglais. C'est connu au Québec. Bruno : [28:02] C'est connu. Au Québec, personne ne parle à personne. On travaille dans notre but. Jérôme : [28:07] C'est tout. Mais si, mais vous... Mais vous êtes les gardiens du temple de la langue française. C'est pour ça qu'on vous aime. Bruno : [28:14] Tu fais ta part de temps en temps. Je tiens à le saluer. Jérôme : [28:17] Mais t'as vu, la francophonie progresse dans le monde. Bruno : [28:20] Oui, c'est en partie grâce à nous. Jérôme : [28:22] C'est en partie grâce à nous. Bruno : [28:24] Jérôme, je te laisse retourner à ta balado. Jérôme : [28:27] Ah, ma balado. Ça, j'y arrive pas. Excuse-moi, ma balado. Pardon, mais je n'y arrive pas. Bruno : [28:32] Je fais exprès, je suis avec. C'est ce que tu me dirais. Et puis, on se retrouve la semaine prochaine? Jérôme : [28:35] Ouais salut Bruno à la semaine prochaine ciao ciao bye ciao.
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