🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Agents IA, Musk dans la tourmente et data centers du futur

🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Agents IA, Musk dans la tourmente et data centers du futur

Les agents IA grand public arrivent chez Google et Meta • Elon Musk affronte la justice française et OpenAI • SpaceX va héberger Claude d'Anthropic.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

Les agents IA deviennent personnels

Nous revenons sur l’ambition de Google Gemini et de Meta AI : transformer les assistants IA en véritables agents du quotidien, capables d’agir dans nos mails, nos agendas et nos outils personnels. Cette promesse ouvre des usages puissants, mais elle repose sur un préalable majeur : accepter de confier une part immense de sa vie numérique à des plateformes privées. On s’interroge sur la confiance nécessaire pour laisser une IA agir à notre place, avec accès à nos données, nos préférences et peut-être demain nos décisions. Entre Google, Meta et Apple, les différences de réputation en matière de vie privée deviennent centrales, car l’agent IA ne sera utile que s’il peut entrer profondément dans notre univers personnel.

X dans le viseur de la justice française

Nous faisons le point sur les ennuis judiciaires d’Elon Musk en France autour de X, après une plainte liée à la transparence de l’algorithme et à son influence potentielle sur le débat public. L’affaire pose une question politique et démocratique : jusqu’où un réseau social peut-il amplifier les contenus clivants au nom de l’engagement ?

Anthropic loue la puissance de calcul d’Elon Musk

Nous analysons l’accord entre Anthropic et l’infrastructure d’xAI, autour du gigantesque centre de données Colossus construit avec des puces NVIDIA. Cette puissance servira surtout à l’inférence, c’est-à-dire à répondre aux usages massifs de l’IA, ce qui illustre l’explosion des besoins énergétiques et matériels du secteur.

xAI absorbé par l’écosystème SpaceX

On revient sur la réorganisation de l’empire Musk, avec l’intégration de xAI dans une logique plus large autour de SpaceX et de ses ambitions industrielles. Grok ne disparaît pas, mais son avenir s’inscrit désormais dans une stratégie plus vaste mêlant IA, réseaux sociaux, calcul intensif et conquête spatiale.

Des data centers dans l’espace ou en mer

Nous discutons de la consommation énergétique colossale des centres de données et des pistes envisagées pour repousser les limites terrestres. Entre serveurs spatiaux et data centers flottants exploitant l’énergie des vagues, l’imagination technologique tente de répondre à un problème très concret : comment alimenter l’IA sans saturer les réseaux électriques.

Elon Musk contre Sam Altman : les origines du divorce OpenAI

Nous revenons sur le conflit judiciaire entre Elon Musk et OpenAI, qui éclaire les tensions anciennes autour de la transformation de l’organisation en entreprise lucrative. Derrière le discours sur l’intérêt de l’humanité, on voit se dessiner une lutte de pouvoir, sur fond de rivalité avec Google DeepMind et de course mondiale aux talents.

Morphe, l’IA qui capte la mémoire des entreprises

Bruno présente Morphe, un produit de l’entreprise québécoise Vooban conçu pour préserver le savoir-faire des employés avant leur départ. L’outil mène des conversations avec les collaborateurs, documente leurs méthodes et transforme cette expertise souvent invisible en base de connaissances exploitable par les équipes et les agents IA.


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Jérôme : [0:01] Qu'est-ce qu'on se marre, ouais. Allez, vas-y Bruno, lance l'enregistreur à vapeur. C'est parti. Jérôme : [0:16] Salut Bruno Guglielminetti à Montréal. Bruno : [0:18] Salut Jérôme Colombain à Paris. Jérôme : [0:20] Bruno, cette semaine, ce sont encore les géants de la tech, toujours les mêmes, qui font l'actu. Et notamment du côté de Meta et Google, On commence très sérieusement à parler d'agents intelligents, mais des agents IA pour tout le monde. C'est bien ça? Bruno : [0:36] Oui, c'est un peu la grande surprise parce que ça fait quoi? Ça fait un bon six mois qu'on parle presque que d'agents IA. Et là, mais la plupart des fois où on en parle, on sent bien que c'est pour les développeurs, pour ce qu'on appelle en anglais les early adapters ou les grandes entreprises. Mais là, cette semaine, on a la confirmation qu'à la fois Google avec son Gemini et Meta avec son Rémi, Rémi étant le nom de son agent IA, veulent développer des agents IA pour monsieur et madame tout le monde. Et donc, évidemment, ce que ça va prendre pour le départ, c'est faire un saut, un acte de foi et donner accès à beaucoup d'informations et beaucoup d'outils à ces IA-là. Mais une fois qu'ils auront accès à ça, ça veut dire qu'elles pourraient gérer notre courrier électronique, elles pourraient gérer nos rendez-vous, gérer notre vie. Dans le fond, ce qu'on veut faire, c'est qu'on a souvent parlé du téléphone, en tout cas dans le cas d'Apple et de Google, on a toujours ou presque toujours parlé d'un assistant pour la vie au quotidien. Dans le fond, là, tu as deux entreprises, Meta et Google, qui veulent vraiment se positionner comme étant l'assistant virtuel qui va se trouver là-dessus et qui va les aider à tout faire. Jérôme : [1:52] On sait que c'est une voie d'avenir de toute manière. Apple va bien finir aussi par y aller un jour ou l'autre. Bruno : [1:58] Et probablement qu'ils vont nous annoncer ça le mois prochain. Jérôme : [2:02] Mais ça pose quand même un certain nombre de questions parce que pour que ce soit efficace, ce type d'agent, on comprend bien que ça va au-delà d'un simple chatbot à qui tu poses des questions et qui se connecte un peu sur le web pour trouver des réponses. Là, vraiment, il fouille dans tout ce qui te concerne, dans toutes tes données à toi. Donc moi, je te pose la question, est-ce que tu es prêt à ouvrir l'intégralité de ton univers personnel à Meta, par exemple ? Est-ce que tu es prêt à donner accès à tous tes dossiers à Meta? Bruno : [2:31] Très honnêtement, à Meta, non, mais à Google, je l'ai déjà fait. Parce qu'en utilisant la dernière version du OS sur le téléphone, sur mon Pixel, j'ai vraiment tout ouvert les écoutilles. Mais là, on s'entend, c'est de l'IA général et on est beaucoup plus dans la recherche d'informations. Mais là, ce dont on parle, cette nouvelle génération qui serait des agents IA qui travailleraient pour toi, ils vont aussi aller dans la prévictivité. Exactement. Et donc, ça veut dire que, je ne sais pas moi si tu as une conversation avec quelqu'un et tu te dis, j'irais bien faire un voyage dans le sud. On est habitué de voir, j'allais dire, pop-upé, des publicités qui nous annoncent des voyages dans le sud. On se dit, ah tiens, ils nous écoutent. Ben non, parce qu'il y a plusieurs informations qui, en bout de ligne, disent que c'est le genre de truc qui pourrait peut-être t'intéresser. La saison donne pour ça. Sauf que là, avec un agent il y a ultimement, il pourrait peut-être te réserver une place avec le billet d'avion, puis avec l'hôtel. Et là, tu serais en fâcheuse situation. Je pousse sur le crayon, mais ça pourrait aller jusque-là. Jérôme : [3:36] Mais on n'en est pas là. Et puis, c'est rigolo que tu parles de ça parce que moi, je viens d'aller passer quelques jours effectivement un peu dans le sud pour m'aérer. Et j'avais préparé ça avec Tchad GPT, mais pas de manière agentique. Je ne lui ai pas donné accès à tout ça. Et c'est encore un peu embryonnaire, parce que sur les choix, Jérôme : [3:57] en fait, on s'aperçoit qu'il faut quand même toujours mettre son grain de sel pour que ça marche. Mais je pense que derrière ça, le fait qu'on donne les clés et qu'on donne quasiment presque notre identité à un agent qui va agir pour nous, ça pose de manière hyper vive la question de la confiance, la confiance dans les acteurs qui vont faire ça. Parce que moi je meurs d'envie d'avoir un agent comme ça mais effectivement il ne faut pas que ce soit n'importe quelle compagnie qui mette le nez dans mes affaires. Bruno : [4:33] Non, puis si tu regardes le bilan des deux protagonistes en place, et là, on ne parle pas d'Apple parce qu'ils n'ont pas encore annoncé, c'est sûr que si c'était Apple, leur historique quant à la défense et à la sauvegarde de l'information personnelle est pas mal, ils sont en haut du palmarès, mais je pense à Google qui arrive quand même à bien faire les choses, mais méta, c'est affreux. C'est vraiment l'enfant pauvre quand on vient de parler du respect de la vie privée des gens. Jérôme : [5:05] C'est pour ça que je parle de confiance, parce que Meta, malheureusement, a grillé complètement son capital confiance. Ça y est, on a compris que c'était une entreprise qui exploitait et qui surexploitait les données personnelles. Bon, OK, tant mieux pour eux, mais il va falloir en payer le prix. Ils ne pourront pas aller très loin dans l'accès à nos datas. Et ça va être, de plus en plus, on va avoir une latitude de protection par rapport à tout ça. Jérôme : [5:31] En tout cas, en attendant, il y a quand même les agents. Il y a déjà un outil, alors ce n'est pas vraiment un agent, mais il y a déjà un accessoire d'intelligence artificielle. Un assistant IA dans les outils méta. Et je ne sais pas si tu as vu, justement, il y a une entreprise française qui monte au créneau pour dire que ça ne fait pas leurs affaires. Ils ne sont pas très heureux. Ils vont porter ça en justice. C'est une boîte qui s'appelle Agentique. Oui, c'est ça. Agentique avec un K, et qui a été auditionnée par la Commission européenne parce qu'en fait, Meta les oblige à faire payer leurs services. Ils sont eux-mêmes un agent IA disponible dans les outils, les accessoires de Meta. Bruno : [6:12] Notamment WhatsApp, c'est ça. Jérôme : [6:13] Voilà, WhatsApp et tout. Mais c'est payant. Et Meta les oblige à payer, tandis que Meta diffuse, met à disposition gratuitement son assistant. Donc, voilà, concurrence. Bruno : [6:25] Et si j'ai bien compris, c'est de l'ordre de, c'est quoi, c'est 10 centimes? Jérôme : [6:31] 10 centimes par message, oui. Bruno : [6:33] T'imagines, ça grimpe vite si tu commences à utiliser. Donc, c'est eux qui doivent payer pour que les gens puissent… Oui. Jérôme : [6:41] Oui, oui, tout à fait, tout à fait. C'est ce qu'ils devraient payer à META pour pouvoir faire utiliser leurs assistants. Voilà, petite parenthèse, donc, c'est sur les effets de bord de l'innovation du côté des grands groupes et avec les conséquences ici en Europe, vu que, comme tu le sais, nous avons une réglementation particulièrement efficace et des instances prêtes à bondir. Bruno : [7:08] Bonsoir, bonne chance à Jérémy André, qui est le grand patron d'Argentic, On va essayer de défendre ça. Mais écoute, si lui défend ça et qu'il arrive à sortir quelque chose de bon pour les entreprises européennes, t'imagines toutes les boîtes qui sont derrière lui parce qu'il n'est pas tout seul. Jérôme : [7:28] C'est toujours pareil. C'est quand il y en a un qui porte le fer, derrière, tu en as dix ou vingt qui regardent ça avec beaucoup d'attention. Souvent, c'est des entreprises plus petites qui n'ont pas les moyens de payer des avocats pour intenter ce genre d'action, etc., etc. Bruno : [7:46] Dis donc, pendant qu'on est dans le domaine de la justice et de faire valoir ses droits ou peut-être de trop utiliser des droits devant la justice, je change vraiment le sujet. C'est quoi, c'est Elon Musk qui est encore en train de faire parler de lui ? Jérôme : [8:01] Alors en fait, il a déjà été convoqué le 20 avril dernier et il n'est pas venu. Et donc, la justice française n'a pas apprécié. Et là, elle vient d'ouvrir une information judiciaire. Qu'est-ce qu'est-ce que c'est. Bruno : [8:14] Claude ? Jérôme : [8:15] Une information judiciaire. Ça veut dire que c'est le début d'une enquête judiciaire avec un juge d'instruction qui va être saisi, en fait. Et qui va mener une enquête, oui. Donc, très vraisemblablement, il sera à nouveau convoqué devant la justice. Et le problème, en fait, c'est X. Jérôme : [8:35] Le problème avait été initié, la plainte initiale avait été portée par un député, le député français Eric Bottorel, député Renaissance, donc macroniste, et c'est lui qui avait lancé l'attaque contre Elon Musk. Au départ, c'était principalement parce que X ne permettait pas et ne donnait pas accès suffisamment à son algorithme et ne faisait pas assez de transparence, parce qu'on soupçonnait fortement, si tu veux, de privilégier, que l'algorithme de X privilégie, on le sait, les postes les plus clivants, quitte à ce que ce soit aussi de la désinformation, que ce soit des raids contre telle ou telle personne, et au point véritablement que ça influence et que ça pèse sur le débat public en France, et notamment à la veille des élections qui arrivent. Il y avait les municipales, bon maintenant nous le cap c'est la présidentielle. Donc est-ce que sous au prétexte de faire de l'audience, un réseau social comme X peut se permettre de faire monter le pire contenu, avec des effets potentiels sur véritablement les rapports entre les questions de société. Jérôme : [9:50] Ça, c'est la question de fond. Après, dans les faits, X va se défendre en expliquant qu'ils ont quand même des systèmes. Déjà, il y a eu plusieurs étapes depuis le rachat de X par Elon Musk et la situation actuelle n'est plus la situation d'antan. Bon, après, si tu veux, ce qui a un peu énervé aussi la justice, c'est que Musk, il n'a pas fait dans la dentelle puisque dès que ça a été connu, il a qualifié les juges d'attardement tôt. Il leur a dit que c'était des marionnettes de l'extrême-gauche. Bon, c'est sûr que les juges chez nous, ils ont un peu le poil sensible et ça a dû un petit peu les énerver. Et là, je pense qu'ils vont prendre le sujet avec beaucoup de zèle, en fait, si tu veux. Bruno : [10:34] C'est sûr qu'ils n'ont pas l'habitude de se faire malmener sur la scène publique. Jérôme : [10:38] Non, sur la scène publique, internationale. et je pense qu'Elon Musk doit être typiquement le genre de personnage qu'il doit détester. Mais indépendamment de ça, bon, ils sont aussi de toute manière représentants d'un système. Ils ne pourront faire que ce que la justice les autorise à faire. Et visiblement, ça peut quand même aller loin. On ne sait pas encore où, mais cette histoire-là qui avait l'air de s'être un peu tassée, elle pourrait rebondir en fait. Bruno : [11:02] Mais cela étant dit, pendant qu'il y a des ennuis en France, ces entreprises vont quand même bien. parce que cette semaine, il y a l'entente entre XAI et Anthropik. Anthropik, c'est un chèque de 200 milliards pour utiliser énormément de puissance. Jérôme : [11:22] Oui, voilà. En fait, c'est ça. C'est Anthropik qui va utiliser les serveurs de X et notamment le fameux Colossus, le Colossus One. Bruno : [11:32] Monté avec les puces de NVIDIA. Jérôme : [11:35] Oui, c'est l'un des deux super gros data centers d'Elon Musk, montés initialement pour faire tourner XAI. Donc, en fait, ils vont louer cette puissance-là à Anthropic, ce qui va permettre à Anthropic, en gros, d'accepter plus de clients, ou en tout cas, pour chaque client, de donner accès à plus de puissance, à plus de requêtes. Je pense que c'est ça, ça va se traduire par ça de manière très pratique, parce que c'est des data centers qui seront utilisés pour l'inférence. Donc, c'est pour l'utilisation de l'IA, ce n'est pas pour l'entraînement des modèles d'IA. Mais visiblement, ils avaient un problème, un déficit en termes de puissance, donc ça va leur ouvrir pas mal de portes. Mais derrière ça, en fait, Musk a en plus complètement réorganisé XAI. Bruno : [12:19] Oui, parce qu'on l'a vu, c'est cette semaine, un soir, on se couche et XAI existe. Et puis au lendemain matin, on se réveille et XAI n'existe plus. C'est devenu SpaceX AI, donc SpaceX et l'AI à côté. Et c'est ça, l'un a été happé par l'autre. Et puis, il faut rappeler qu'il y a quand même un XAI, bon, ce n'est pas que de l'IA, parce que récemment, ils avaient fait l'acquisition, on s'entend, c'est de la consanguinité, on joue dans la même famille, mais ils avaient été chercher le réseau X, qui maintenant était géré par XAI. Et là, maintenant, XAI passe et est tapé, un peu comme l'étoile noire. Il prend tout ce qui est autour. Et là, c'est SpaceX et AI qui existent. Et ça, c'est juste avant l'entrée en bourse. C'est ça qui est un petit peu... Bruno : [13:15] C'est intéressant à suivre. Jérôme : [13:16] Ce n'est pas innocent, c'est stratégique. Et que va devenir Grock dans l'histoire? Bruno : [13:21] Ben, Grock va... Pour le moment, on ne dit pas qu'on va fermer. Jérôme : [13:25] J'espère que ceux qui nous écoutent arrivent à suivre. Oui, alors voilà, XAI est absorbé par SpaceX, mais Grock qui était la créature de XAI liée à X réseaux sociaux. Bref, que va devenir Grock? Bruno : [13:40] Bon, tu me permets de faire une parenthèse et de m'excuser en moment personnel et ainsi qu'au tien. Bien, aux gens qui ne suivent pas, soyez rassurés, ça va durer encore 30 secondes et ça va être beau. Mais donc, c'est ça, Grock, qui était quand même l'IA générative pilotée par XAI, qui là, maintenant, se fait happer comme les autres activités de XAI dans la sphère de SpaceX et AI. Jérôme : [14:03] Donc, Grock ne disparaît pas. Non, je te rassure. Bruno : [14:06] Tu vas quand même pouvoir faire tes photos, tes vidéos. Là-dessus, c'est un problème. Jérôme : [14:11] Je ne l'utilise pas beaucoup, mais les quelques fois que je l'utilise, il faut reconnaître qu'il travaillait C'est assez bluffant. Il travaille bien, Grock. C'est vrai que le côté transformation de photos, de vidéos, c'est amusant. Tu fais ça un peu… Une fois. Bruno : [14:24] Deux fois, mais après, c'est fini. Jérôme : [14:25] Tu fais ça, tu as une soirée en famille, tu t'amuses et puis après, tu passes à autre chose. Bruno : [14:31] Tu parlais de Colossus en faisant mon papier sur le sujet pour mon carnet. J'ai fait la recherche et je me suis rendu compte que Colossus, l'énergie qu'il va vendre à…, en tout cas qu'il est capable de dégager pour rendre service aux zones anthropiques, c'est l'équivalent annuel de 250 000 foyers. Jérôme : [14:53] Oui, ça se compte en gigawatts maintenant. La puissance des data centers se compte en gigawatts. Bruno : [14:59] Oui, mais ce qui est énorme, c'est que justement, pour revenir sur ce que tu disais, c'est même pas pour augmenter ou former l'IA, c'est que pour répondre à la demande des gens qui utilisent Cloud et Cloud Code et Cowork. C'est fou, là. Jérôme : [15:14] Oui, c'est dingue. Écoute, ce n'est pas grave. Bientôt, on va se passer de chauffage, mais on aura de l'IA. Oui. Bruno : [15:22] Et de l'autre côté… Après. Jérôme : [15:24] Tu pourras choisir. IA ou chauffage. Bruno : [15:27] Tu pourras réchauffer ta place avec l'IA. Mais tu te rends compte que dans le point de presse qui avait été organisé par les gens, le point de presse, En tout cas, quand il y a eu cette annonce d'Anthropic et de les gens de XAI, à l'époque où XAI existait encore, ils ont parlé. De toute cette colonne de serveurs et de centres de données qu'on aurait un jour dans l'espace. Alors, pour eux, c'est quelque chose qui s'en vient de plus en plus de façon importante. Jérôme : [15:59] Mais moi, je pense que de toute façon, on va aller vers une espèce de saturation en termes de data center. En plus, socialement, ça ne va pas passer parce qu'il y a un problème environnemental. Tu viens de le dire, c'est des consommations gigantesques. Et donc, un, il n'y aura plus assez d'électricité. Et deux, si on commence à surconsommer, donc à polluer, etc., eh bien oui, les data centers dans l'espace que tout le monde a considérés comme un truc d'allumé, mais en quelques mois, ça commence à prendre et ça va prendre tout son sens. Et ça va apparaître comme une des solutions sans doute vertueuses pour faire de l'intelligence artificielle. Bruno : [16:46] Oui, mais alors là. Jérôme : [16:47] Autant te dire que nous, l'Europe, on est mort. On est mort de chez mort parce qu'on commence à peine à construire des data centers sur le sol et eux, ils sont en train de travailler de le mettre dans l'espace, de le mettre dans l'espace parce qu'on s'aperçoit que sur Terre, c'est limité. Bruno : [17:03] Oui, mais tu vois, en même temps où ces gens-là sont en train de penser à mettre des centres de données sur Terre, Cette semaine, on entendait parler le cofondateur de PayPal et de Palantir, Peter Thiel, qui, lui, vient d'investir dans une entreprise qui veut installer des centres de données flottants. Au beau milieu de la mer. Jérôme : [17:24] De la mer, pour profiter des mouvements des vagues pour créer de l'énergie. Bruno : [17:27] Exactement. Jérôme : [17:28] Mais c'est extraordinaire, c'est génial. Bruno : [17:30] Ah non, en tout cas, l'imagination humaine est impressionnante. Jérôme : [17:35] Oui, exactement. Mais c'est pour ça qu'il ne faut pas être effrayé par… Oui, ça peut être effrayant, c'est un peu vertigineux, mais je veux dire, ce n'est que la suite, comme tu dis, de l'imagination humaine et de l'histoire humaine même. Jérôme : [17:49] Bon, si on revient à des choses très terre-à-terre, et pour parler encore d'Elon Musk il y a le procès avec Sam Altman qui continue Est-ce que tu suis ça toi ? Ah mais attentivement tous les jours non je suis pas ça en détail mais je trouve que c'est intéressant parce que ça pose des questions de fond et puis surtout on en apprend de belles sur les rapports d'Elon Musk avec OpenAI au moment d'OpenAI et puis les rapports d'Elon Musk avec Sam Altman et c'est intéressant parce qu'on essaie de comprendre ce qui a pu se passer au moment où ça a clashé entre Altman et Musk. Il y a deux options. Enfin, moi, je vois ça comme ça. C'est un peu Et Musk a tourné le dos à Open AI parce qu'il estimait qu'il n'allait plus œuvrer au service de l'humanité, si on peut dire, mais ça, c'était le beau discours. Et il disait que l'IA était dangereuse, il ne fallait pas que ça devienne une machine à profit et il fallait que ça reste une noble cause, etc. Bon, ce qui pouvait avoir une réalité économique dans la mesure où ça peut être le moyen d'attirer des talents. Et il disait, Musk, attention, on est en train de prendre du retard. Et c'est ça qui est très intéressant, c'est qu'on s'aperçoit qu'en fait, il avait compris à ce moment-là que le vrai danger, c'était Google. C'était Google DeepMind. Et Musk était en panique devant les progrès de Google DeepMind et de Demi Sassabis. Jérôme : [19:14] Et donc, il demandait à… Il voulait mettre le paquet sur OpenAI et que OpenAI mette les bouchées doubles. Et pendant ce temps, Sam Altman, lui, commençait à vouloir en faire une entreprise lucrative. Et Musk disait, non, il faut qu'on reste une non-profit parce que c'est ça qui va intéresser les talents. Il faut attirer le maximum de talent pour rattraper DeepMind. Mais en réalité, derrière ça, Il semble que tout ça, ce n'était pas tout à fait vrai et qu'il savait déjà et il avait déjà perçu aussi qu'il fallait aller vers quelque chose que Copenhague devait, malgré tout, se transformer en entreprise lucrative. Donc, il a mené une espèce de double jeu qui est typiquement mosquien, en fait. Bruno : [20:06] Oui, parce qu'au même moment où il disait « Non, non, mais il faut que ce soit une OBNL, il faut que ce soit pour l'intérêt de la planète, de l'humanité », il était quand même en train de démarrer son XAI de son côté. Et ça, ce n'était pas pour faire du bénévolat. Jérôme : [20:21] Oui, mais alors, est-ce qu'il a démarré XAI? Bruno : [20:23] C'est un peu après. Jérôme : [20:25] C'est un peu après. Bruno : [20:26] On est d'accord. Jérôme : [20:27] C'est parce qu'il s'est frité avec OpenAI qu'il a démarré XAI. Bruno : [20:32] Oui, mais ce qui est intéressant dans son plaidoyer, quand il dit, c'est à croire que lui, il voulait vraiment que l'IA soit pour l'humanité. Mais finalement, il a quitté... Ça, c'est la belle histoire, on s'entend. Mais si c'était vraiment ça qu'il voulait, de l'autre côté, il quitte l'endroit, puis un an plus tard, il va démarrer une entreprise full commerciale. Jérôme : [20:52] Tu as raison, ce n'est pas logique. Bruno : [20:54] Ben non, on sait ça. Jérôme : [20:55] Non. Et en réalité, le fin mot de l'histoire, et ce qu'on commence à voir aussi à travers ce procès, c'est qu'en fait, il voulait prendre le pouvoir sur Penny High et que Sam Altman et d'autres en interne ne l'ont pas laissé faire. Il a même essayé d'acheter le directeur de l'époque en lui proposant une Tesla, en lui disant, tiens, si je te file une Model 3, est-ce que tu es d'accord pour signer le truc, etc. Et c'était ça. C'était une lutte de pouvoir. En réalité, il voulait prendre le leadership. Bruno : [21:24] Et moi, c'est beaucoup plus cette histoire-là dans laquelle je crois. Quand tu regardes un peu son histoire, il y a rarement fait des trucs uniquement pour l'humanité. Jérôme : [21:33] Non, non, non, bien sûr. Non, mais de toute façon, malheureusement, je veux dire, c'est pas un philanthrope, il y a très peu de vrais philanthropes. Mais ça aurait pu être pour l'humanité, sachant que c'était une bonne raison pour développer le truc. Tu vois que... Voilà, si effectivement ça pouvait être un argument pour attirer les meilleurs talents, etc. Bruno : [21:54] Mais je suis d'accord avec ce que tu dis, mais dans la bouche de quelqu'un d'autre. Jérôme : [21:59] Pourquoi? Tu penses qu'Elon Musk est le plus inhumain de tous? Bruno : [22:02] Moi, je pense que ce n'est pas le pire. Non, je suis d'accord avec toi. Mais en fait, de philanthropie, il ne loge pas à cette adresse-là. Et puis, quand tu regardes les choses qu'il a fait, toutes les avancées qu'il a faites, essentiellement, oui, c'est pour l'avancement scientifique, c'est pour l'avancement financier, mais ultimement, tout ça va dans sa poche. Jérôme : [22:27] Oui mais, on peut pas ramener Musk à simplement un mec qui veut de l'argent il est déjà multi multi milliardaire c'est ce qu'il a fait. Bruno : [22:38] Qu'ils l'ont rendu. Jérôme : [22:39] Multi multi. Bruno : [22:41] Paypal quand tu as. Jérôme : [22:42] Fait Paypal oui mais je te rappelle qu'il a tout remisé il a failli tout perdre il a failli tout perdre deux fois il a fait tapis deux fois pour relancer des nouvelles boîtes c'est quand même un type qui a au delà que ce soit pour l'humanité ou pas, l'un des rares qui a un véritable dessin. Il a un dessin mégalomaniaque, mais réel pour le devenir de l'humanité. Enfin, on connaît l'histoire, quoi. Aller sur Mars pour sauver l'humanité, parce qu'un jour la planète disparaîtra, c'est évident, et que le seul moyen de faire perdurer la race humaine, c'est de l'envoyer dans les étoiles. Et tout converge vers cet objectif ultime. Bruno : [23:26] Oui, oui. Mais c'est sa vision. C'est sa vision. Jérôme : [23:30] C'est sa vision qui est délirante, qui est science-fiction, mais qui, jour après jour, il nous montre qu'il arrive quand même, petit à petit, à poser des briques. Et c'est ça qui, quelque part, force le respect, malgré tout. Bruno : [23:43] Comme homme de fer comme visionnaire, il est très fort, mais bon, on ne peut pas nécessairement toujours partager son point de vue. Jérôme : [23:49] Bien sûr, mais parce qu'il n'est pas fait pour vie sur Terre, ce mec. Bruno : [23:53] C'est lui et son grand-père qui prêchait pour la technocratie ou quelque chose comme ça. Jérôme : [23:58] Oui, ça, c'est le grand truc. Bruno : [24:03] Dans son sang. Jérôme : [24:04] Tout à fait. Ah, vaste débat, ça nous a emmené loin, Bruno, tout ça. Est-ce qu'on a encore du temps pour parler des autres sujets qu'on avait envisagé d'évoquer? Bruno : [24:12] Oui, je veux te parler d'une entreprise québécoise qui a eu un coup de génie et qui vient répondre à une question qui date d'aussi lointain qu'il y a eu des organisations où il y avait des gens qui travaillaient pour d'autres personnes et qui n'avaient jamais été résolues jusqu'à maintenant. Et encore aujourd'hui, ça fait une semaine que je connais leur histoire et je Bruno : [24:33] me dis, mais pourquoi personne n'avait pensé à ça auparavant? Et je t'explique ce que c'est. Le nom de l'entreprise, c'est Vuban. Le nom du produit, c'est Morphe ou Morphée, mais sans le accent aiguil. Et eux, ce qu'ils ont développé, c'est un UNIA ou un agent IA, si tu veux, qui va permettre à des organisations de rattraper leur patrimoine de savoir-faire avant que quelqu'un ou quitte l'organisation ou change de poste. Je t'explique. Bruno : [25:08] Que ce soit une petite boîte ou une grande boîte, mais évidemment, les grandes boîtes vont être très intéressées parce qu'elles sont probablement loin de chaque personne qui travaille dans l'organisation. Mais un employé, on prend la belle histoire de quelqu'un qui a passé 20 ans, 30 ans à travailler dans l'entreprise, qui a développé des façons de faire, un savoir-faire aussi. Et puis, cette personne-là prend sa retraite. Évidemment, avec son départ, il y a peu d'organisations qui sont bien équipées pour dire, on va aller faire un débrief avec la personne, puis on va prendre des notes, puis on va peut-être oublier quelque chose. Jérôme : [25:42] Oui, c'est une partie de la mémoire de l'entreprise qui va disparaître. Oui, exactement. Bruno : [25:45] Ce que j'appelle le patrimoine génétique d'une organisation. Et donc, ils ont pensé à développer un outil, c'est le Morphée, qui, lui, fonctionne uniquement sur cette approche-là. C'est-à-dire que tu vas mettre un employé qui va quitter pour la retraite, tu l'installes à son poste de travail, et Morphée va avoir une conversation avec cette personne-là. Non, il ne raconte pas sa vie, mais il raconte ce qu'il faisait dans la boîte et comment il le faisait, et les outils qu'il faisait. Et ça va jusqu'à faire une capture de l'écran. Donc, s'il y a du travail à partir de l'écran, bien, j'allais dire la machine, l'IA, va être capable aussi d'enregistrer ça. Et donc, toute cette information-là va être prise, elle va être mise dans une base de données, base de données qui, par la suite, va être utilisée ou accessible ou par un chat ou carrément par un agent IA qu'on va créer, Un peu comme si c'était la personne qui poursuivait son travail dans l'entreprise, mais qui n'est plus là, mais avec sa mémoire, sa façon de faire. C'est vraiment impressionnant. Jérôme : [26:51] Il faut qu'il accepte et qu'il joue le jeu. Bruno : [26:54] Oui. Jérôme : [26:55] Parce que si c'est quelqu'un qui part et qui a, comme parfois, qui a beaucoup d'animosité vis-à-vis de l'entreprise, il ne va pas forcément jouer le jeu. Bruno : [27:06] On s'entend que... Jérôme : [27:07] Si le mec, il est très énervié. Bruno : [27:11] On s'entend que c'est quelqu'un qui est foutu à la porte, il ne va probablement pas passer par cette expérience-là. Mais quelqu'un qui prend sa retraite, qui a le temps de planifier, qui dit « bon, dans six mois, je prends ma retraite ou dans un mois, je quitte », ils ont du jeu, ils ont le temps. Et ce qui est intéressant, parce que j'ai fait une entrevue là-dessus que je vais diffuser cette semaine dans mon carnet, c'est que lors de cette conversation entre l'IA et la personne qui prend sa retraite ou qui quitte ce poste-là, en temps réel, il peut y avoir quelqu'un d'autre de l'autre côté de la machine, qui lit et qui écoute ce qui est en train d'être dit et peut suggérer à l'IA des questions pour approfondir une façon de faire, ou aller plus loin dans ce que la personne dit. Tranquillement, pas vite, ce qu'on me racontait, c'est qu'ils ont fait évidemment des tests avec des clients, puis ils ont fait des tests à l'interne. L'IA, rapidement, quand tu l'installes dans une organisation pour ce but-là, elle apprend. Elle apprend de quelle façon l'entreprise, l'organisation fonctionne. À un moment donné, si tu es rendu à ton quatrième, cinquième sujet qui prend sa retraite, l'IA va savoir que telle personne, ah oui, telle personne fait ça, telle personne était là. Alors, lui, ce n'était pas votre lien avec lui. Jérôme : [28:24] Oui, bien sûr. Bruno : [28:25] C'est vraiment intéressant. Jérôme : [28:26] C'est super. Alors, sauf que tu dis que ça n'existait pas. Je pense que ça n'existe pas sous cette forme avec de l'intelligence artificielle qui permet le côté conversationnel. Et ça, c'est complètement nouveau et c'est magique. Mais il y a déjà des outils qui étaient en place, qui essayaient en tout cas de se mettre en place pour transmettre effectivement le savoir des gens et des collaborateurs au fil des années. Mais c'est peut-être pas assez répandu dans les entreprises, tu as raison. C'est vrai. Bruno : [28:54] Oui, puis on s'entend, il y avait des gens qui étaient aux ressources humaines qui le faisaient de façon analogue depuis longtemps, mais là, d'avoir un système qui te permet de faire ça, et c'est vraiment, écoute, je ne veux pas les détails sur les prix, mais c'est vraiment un service que tu peux, tu te branches sur le web, tu mets ta carte bleue, et puis après, tu as accès au service. Jérôme : [29:15] Très belle histoire, très belle initiative, Bruno, donc à retrouver prochainement dans ton carnet. Et à part ça, de quoi parles-tu cette semaine ? Bruno : [29:25] Écoute, c'est une très bonne question que tu me poses, celle-là. Je vais parler, entre autres, de je ne sais pas quoi. Jérôme : [29:36] Tu ne te souviens plus. Bruno : [29:37] Non, je ne me souviens plus. J'ai un blanc. Jérôme : [29:40] Mais quel amateur. Ce n'est pas possible. Bruno : [29:42] Je sais. Je ne suis pas professionnel. Jérôme : [29:44] Bon, bien écoute, surprise alors. À découvrir. Bruno : [29:47] Sinon, de quoi tu parles, toi, cette semaine? Jérôme : [29:51] Moi, je parle d'agents IA et de cybersécurité avec une interview super intéressante, très, très concrète sur les risques, les risques en matière de cybersécurité que pose aujourd'hui l'utilisation des agents IA dans les entreprises avec des tas de cas de figure différents, avec une experte d'Orange Cyberdéfense qui me parle de ça. Et puis sinon, je vais diffuser ce dont je t'avais déjà un petit peu parlé la semaine dernière, mais que finalement j'ai reporté. Bruno : [30:22] Non ! Jérôme : [30:22] Eh si ! Donc je te la revends cette semaine. Bruno : [30:24] Moi, j'ai dit ça, il a décidé de ne pas la diffuser. Jérôme : [30:26] Eh voilà ! Bien sûr que si, je vais la diffuser, mais j'attendais le moment opportun, parce qu'en plus, c'était les vacances un peu en France donc je me suis dit bon il y a moins de monde qui écoute les podcasts et tout t'as pas fini le 1er mai ? Chez nous, le 1er mai, ça dure 8 jours. Ça va du 1er au 8. Bruno : [30:42] C'est le 1er pendant 8 jours. Jérôme : [30:44] Exactement, c'est le 1er mai pendant 8 jours. Non, non, c'est la... Tu ne connais pas encore bien la France, Bruno. Bruno : [30:51] Non, ça, je moulais, non. Jérôme : [30:52] T'inquiète pas, ça recommence aussi la semaine d'après avec le jeudi de Pentecôte. Bruno : [30:59] Ah, d'accord. Jérôme : [30:59] Le mois de mai, c'est formidable, c'est un gruyère. Mais écoute, c'est pour ça que j'en ai profité. Je suis parti 3-4 jours pile-poil. Il y avait un créneau, l'actualité était basse. Je n'avais pas de rendez-vous calé. Pof, pof, pof, je suis parti un peu. Bruno : [31:13] Ah ben bon. Jérôme : [31:14] Bref, et puis sinon, c'est l'interview de Jean-Louis Constanza dans ma rubrique Innovateur. C'est un long portrait disponible en audio et en vidéo. Ce n'est pas une interview d'actualité, c'est vraiment un portrait où il raconte son parcours. Il me parle de la société Vendercraft qui, on le rappelle, Et bien, cette entreprise française qui a développé un exosquelette médical pour aider les personnes handicapées, et ça a débouché sur une version humanoïde. Et donc, c'est le premier robot humanoïde européen qui est déjà en service notamment chez Renault et qui est en train également de s'exporter aux États-Unis. L'exosquelette est déjà une réalité aux États-Unis et il va équiper plusieurs milliers de personnes handicapées et de malades aux États-Unis, pris en charge par une compagnie d'assurance ou par la… je ne sais plus laquelle, mais il faudrait que je… enfin voilà. Voilà, donc l'exosquelette marche presque mieux aux Etats-Unis qu'en France, et le robot humanoïde, lui, on ne sait pas encore, il en est au début, mais voilà, Jean-Luc Constanza, donc il raconte tout ça, tout ce cheminement, et puis aussi son regard sur l'innovation technologique en France et dans le monde. Bruno : [32:34] Jérôme Colombain, merci beaucoup pour ce line-up, comme aurait dit Shakespeare, de ton monde numérique. Et puis, merci d'être passé dans mon carnet cette semaine. Jérôme : [32:45] Merci à toi, Bruno, d'être passé dans mon numérique. Bruno : [32:47] Est-ce que je te laisse retourner à ta pente-côte ou à ton premier mail? Jérôme : [32:51] Non, moi, je me remets au boulot, là, mon pote. Ça ne rigole pas. Bruno : [32:55] Et là, c'est en ligne droite jusqu'à l'Union Européenne? Jérôme : [32:57] C'est en ligne droite jusqu'au 31 décembre. Non, jusqu'au mois d'août. Ça, je ne te crois pas. Jusqu'au mois d'août. Bruno : [33:06] Écoute, je te dis la semaine prochaine. Jérôme : [33:08] Oui, toi aussi. Salut Bruno. Bruno : [33:09] Salut. Jérôme : [33:10] Ciao, bye.
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